Il n’y a pas de hasard

J’ai reçu le coup de fil d’une déléguée médicale de Sanofi-Aventis pour m’inviter à suivre une session de cas cliniques cardiologiques sur la toile.

J’ai trouvé cela curieux, car hormis une exception, je ne reçois plus la visite médicale (pas de mauvais esprit, ce n’est pas une blonde à jupe courte et forte personnalité, mais un visiteur que je connais et apprécie depuis des années).

J’avoue que j’ai écouté d’une oreille très distraite, car ce coup de fil était le troisième à me déranger durant un doppler un peu délicat. Par ailleurs, j’avais décliné la prise de cet appel à ma secrétaire quelques secondes plus tôt

J’ai quand même capté que cette initiative était une initiative de cardiologue, et que Sanofi n’apportait qu’un soutien « amical ».

La session suivante portera sur les syndromes coronariens aigus.

J’ai décliné le plus poliment possible étant donné que je tenais la sonde de la main droite, le téléphone de l’oreille gauche et que j’avais deux expressos dans le plasma.

Ce matin, j’ai compris.

Je suis allé sur le site en tapant plusieurs mots-clé sur Google, je n’avais décidément rien écouté.

Le site annonce la couleur: « Le programme XXX a été conçu à l’initiative des laboratoires sanofi-aventis et Bristol-Myers Squibb impliqués dans la cardiologie.« .

On ne parle plus des cardiologues censés être à l’initiative de ce programme, c’est bien dommage.

Sanofi+BMS= Plavix (clopidogrel)!.

Euréka!

Les deux labos sont morts de trouille devant l’arrivée du prasugrel et du ticagrelor, d’où une campagne intensive pour rappeler le clopidogrel aux bons soins des cardiologues.

L’automne va être chaud, là aussi!

Une rose, des épines (2)

Je n’ai pas eu à patienter longtemps sur mon banc pour assister au résultat de l’arrivée de la belle plante dans le petit jardin apparemment paisible.

Apparemment, car comme je l’ai déjà dit, deux grandes forces telluriques s’y affrontent de toute leur puissance, ce qui fait que la résultante est nulle, ou quasi.

Les espèces locales sont soutenues par l’une ou l’autre de ces deux forces.

Donc, du côté flore, rien ne bouge non plus.

J’attendais donc avec impatience la suite des évènements.

Je n’ai pas été déçu.

La rose est arrivée comme en terrain conquis et s’est vite attirée la solide et rude inimitié du petit peuple des jardins.

Et vous savez comme cette inimitié se répandre rapidement dans toutes les directions.

La rose a aussi réussi l’exploit remarquable de créer une convergence d’intérêts entre forces telluriques et flore locale.

Je n’ai pas résisté à la tentation de participer à la Comédie Humaine Universitaire.

Là aussi, je n’ai pas été déçu du résultat.

J’ai hâte de voir la suite.

Je regagne donc mon banc après avoir semé mon petit grain de sel.


Mais elle était du monde, où les plus belles choses
Ont le pire destin ;
Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses,
L’espace d’un matin.

Le corail rouge

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Quelle merveille, la vascularisation rénale vue au doppler énergie…

Artères interlobaires, arciformes, et enfin interlobulaires dessinent un merveilleux corail rouge.

Spéciale dédicace pour kystes, auquel je pense à chaque fois que j’explore le monde du silence du cœur du milieu intérieur.

Internet Santé, petite anecdote.

Une petite anecdote récente pour illustrer l’internet santé.

Un jeune patient m’a appelé totalement affolé car un prélèvement nasal réalisé dans le cadre de son travail est revenu positif à cette sympathique bestiole.

Il a fait quelques recherches sur Google, et il est tombé sur d’horribles histoires de microbes quasi immortels qui glacent le sang.

Bon, évidemment, je l’ai rassuré, et expliqué ce qu’étaient le portage sain, et une souche « sauvage », sensible à tout.

Ce qu’il avait, d’ailleurs.

« Parlez-en à votre médecin » n’est pas qu’un critère HON vide de sens.

Mais bon, ce n’est pas un message facile à faire passer, car il faudrait en parler à tous nos patients, et pas seulement aux quelques technophiles avérés.

Ma façon de faire, qui bien entendu ne se veut pas être un exemple est « Creusez, au besoin ça et là, rapportez moi ce que vous avez trouvé, et on en discute ». Je cite souvent Orphanet (les demandes concernent quand même souvent des pathologies peu fréquentes), mais je ne leur parle pas encore de HON.