Carryology

J’aime beaucoup le terme anglais de carryology, que j’ai emprunté à un fabuleux site qui s’intéresse donc à la science du portage.

Je cherchais depuis quelques temps un moyen de porter mes affaires professionnelles et un Mac Book Air.

Mon sac à Dépêches est toujours aussi somptueux après 4 ans d’utilisation intensive, mais l’intérieur est beaucoup trop délicat pour transporter un ordinateur portable avec des tranches, des arrêtes et des coins. D’ailleurs, vivre avec un sac à dépêches nécessite tout un tas de petites habitudes ou rituels difficiles à suivre consciencieusement en voyage.

1En effet, pas question de le poser par terre ou même hors de vue. Au restaurant, par exemple, je le pose à plat sur une chaise, sinon entre mes mollets, reposant sur mes chaussures, ou entre le dossier et mon dos. Je dois toujours penser à ne pas le faire frotter contre une surface rugueuse quand je marche, je mets mes clefs et tout objet agressif dans des trousses… Bref, parfois, l’étiquette à la cour de mon cartable est un peu difficile à suivre.

2Ce sac à dépêches reste une merveille, un chef d’oeuvre intemporel, qui ne cesse de me plaire, malgré une utilisation continue depuis 4 ans et quelques servitudes quotidiennes. Avec l’âge, il a pris de l’embonpoint, comme moi, mais lui, il a vieilli magnifiquement.

Revenons à ma recherche du sac parfait pour mon utilisation.

Je me suis mis en quête d’un sac secondaire pouvant transporter sans inconvénient un ordinateur portable et mes affaires, solide, et peu exigeant. Enfin, ce n’est pas le plus important, si possible pas trop moche.

3J’aurais pu prendre n’importe quelle sacoche en nylon, mais je préfère largement les matières naturelles. J’avais aussi envie de sortir des sentiers battus en évitant les grandes marques. Et puis, qu’est-ce qui est plus excitant qu’une chasse à l’objet parfait? 

8 9(Le rabas à pression est très pratique lorsque l’on ne veut pas fermer constamment son sac avec la (très) grosse fermeture éclair.)

Après quelques clics, je suis tombé sur un fabricant comme Bleu de chauffe. J’ai été séduit par le « Fabriqué en France », mais l’artificialité de la marque et son absence d’histoire m’ont un peu rebuté. Je suis peut-être passé à côté de quelques chose, car les quelques revues sur leurs produits sont plutôt positives. Je cherchais un objet utile, avec si possible une légitimité et une histoire qui font que cet objet soit plus qu’un simple assemblage de matériaux. Or, pour toutes les marques, la fausse patine se voit rapidement et on ne peut pas s’inventer une histoire centenaire du jour au lendemain. Je me suis un peu plus arrêté sur Ruitertassen, puis sur Delvaux mais je ne cherchais pas un nouveau cartable.

Puis après quelques recherches supplémentaires, j’ai trouvé une marque américaine, Filson qui est encensée par tous ses utilisateurs qui forment même une petite communauté d’afficionados. Il s’échangent notamment leurs clichés de sacs qui restent superbes au bout de 20 ans d’utilisation qu’on imagine intense (ici 5 ans, et son propriétaire l’a ciré).

1472244346768(Celui-ci a 20 ans d’âge. Tous les américains qui parlent de leur Filson ont une larme à l’œil en précisant qu’ils sont fabriqués aux EU. Trump a su toucher juste.)

Filson existe depuis 1897, la société fournissait les mineurs des différentes ruées vers l’or, et s’est taillée une solide réputation dans la confection d’objets résistants, pratiques et rustiques. Tous leurs objets sont garantis à vie, et Filson possède un département réparation qui est tout à fait la négation de l’obsolescence programmée. (ici et ici)

filson-restoration(Les sacs hors d’âge, restaurés par Filson sont vendus le double du prix du neuf sur Ebay…)

Ils se sont beaucoup développés ces dernières années, grâce à la terrible mode Hipster, qui impose aux urbains de porter une barbe et de s’habiller en bucherons canadiens chasseurs d’ours, en plein cœur du Marais (uhuhu) ou de Wall Street. Ce développement a néanmoins un intérêt, c’est de pouvoir dorénavant acheter leurs articles sans avoir à aller à Londres, ou aux US.

7 10(Ce sac accueille largement un MacBook Air et ses accessoires. Le nombre de poches et de compartiments est largement suffisant pour mon utilisation)

En France, deux distributeurs dominent les recherches Google: WannAcess et RoyalCheese. Pour aller voir des sacs Filson « en vrai », j’ai fait un saut chez RoyalCheese. La qualité des sacs dépasse largement ce que laisse imaginer les photos que j’avais vues sur la toile.

4Mais comme je ne voulais pas acheter un sac au prix du Marais, j’ai poursuivi mes recherches jusqu’à tomber sur la boutique en ligne de Franck Mourareau de Pyrene Bushcraft. C’est de toute évidence un passionné de nature  (d’Outdoor pour ceux qui ne sont pas des badgers), de contact très sympathique et pro, accessible aux questions, et pour ne rien gâcher, ses prix sont très raisonnables.

5(Le petit plus, un porte-clés intégré dans une poche extérieure, très pratique quand on utilise souvent ses clés)

6(Serge de coton très résistante et hydrofuge, développée par Filson)

Il est possible de commander des articles absents de son site à condition qu’ils soient présents sur le catalogue Filson Europe, qu’ils soient payés d’avance, et enfin les retours ne sont pas acceptés.

Comme son Original Briefcase me convenait parfaitement, je l’ai commandé et reçu sans souci 2 jours ouvrés plus tard. Donc service parfait.

Ce cartable Filson est aussi américain que mon sac à dépêches est français. Ils représentent chacun dans leur genre un certain aboutissement de la carryologie. Le premier est rustique, pratique, pragmatique, construit pour durer, une Jeep en somme, le second est somptueusement discret (et discrètement somptueux).

J’espère que cette petite revue vous a été utile et vous donnera envie de découvrir les produits Filson.

Cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant, j’ai payé intégralement mon sac au prix indiqué, et je n’ai aucune autre relation avec Filson ou les entreprises commerciales citées dans cette note.

 

Louxor, j’adore

Hier, un excellent déjeuner musical place Joseph Rau m’a conduit, de retour à la maison à parcourir les standards de la variété française dite « à texte » sur Youtube.

place-rau(pas de souci, je n’ai pris la sale habitude mettre des © de partout, mais je testais une nouvelle application photographique)

Trois heures plus tard, après avoir couvert les années 60-70 britanniques et américaines, j’ai découvert Philippe Katerine.

Juste avant, quand même, j’ai appris l’existence de Marly-Gomont (je dois être le dernier):

Je ne connaissais Philippe Katerine que par Louxor, j’adore:

Mais en fait, j’ai découvert un artiste complet qui joue sans cesse sur sa crédibilité. Il a même déstabilisé les chroniqueurs pourtant blasés de ONPC:

Il lui faut une émission totalement déjantée et quelque verres dans le nez pour perdre un peu pied:

Parfois, on regarde bouche bée, immobile, ne sachant pas comment prendre ce que l’on voit, qui est de prime abord d’une stupidité abyssale.

Après, un petit doute s’installe, est-ce qu’il n’y aurait pas autre chose? Est-ce que la production de Philippe Katerine ne serait pas comme un miroir?

Pour moi, l’art, notamment contemporain est un miroir tenu à bout de bras par l’artiste, et dans lequel nous nous reflétons, ce qui nous permet en retour de… réfléchir. Une œuvre va autant nous enrichir que nous l’enrichissons. Si il n’y a rien à refléter, et bien… on ne voit rien.

L’œuvre vit du regard qu’on lui porte. Elle ne se limite ni à ce qu’elle est ni à celui qui l’a produite, elle est faite aussi de celui qui la regarde. Ma peinture est un espace de questionnement et de méditation où les sens qu’on lui prête peuvent venir se faire et se défaire.

Pierre Soulages

Philippe Katerine, c’est un peu comme de l’art contemporain… Réflexion profonde ou immense foutage de gueule, tout ne dépend que de celui qui se regarde dans le miroir.

art-contemporain

(Crédit inconnu)

J’ai enfin retenu de Katerine cette citation qui est finalement une réflexion sur la mort et le fait que les objets nous survivent.

vaisselle

« Ah ! j’adorerais être une assiette. Ça fait partie d’une vie, on la remplit de nourriture, et puis après elle est lavée, essuyée … On s’occupe tout le temps d’une assiette. On n’est jamais seule quand on est une assiette. Et puis on va passer le pain pour saucer … Pour une assiette, ça doit être dément. Sensualité max. »

P. Katerine.

Quoique…

Doromamire no Tora de Hayao Miyazaki

Je n’ai jamais lu de Manga, je n’accroche pas vraiment en fait, mais j’en ai découvert une qui m’a interpellé cet été.

Cet été, donc, entres hommes (mes 2 fils et moi), nous avons parcouru 4300km en voiture pour visiter 3 musées de chars: Munster, Bovington et Saumur. Pour résumer un peu rapidement, Munster est bien sans plus, la collection de Saumur est superbe mais la muséographie respire l’indigence par manque cruel de moyens, alors que la collection de Bovington et sa présentation hyper-pédagogique sont fabuleuses.

tigreiLe beau Tigre I de Munster.

ddUn très rare Sherman DD (ils ont presque tous coulé le jour du débarquement) avec sa jupe à Bovington.

thomasThomas en soldat du corps expéditionnaire britannique en Afghanistan (Bovington).

fireflyUn superbe Sherman Firefly avec son canon 17-pounder (un des rares chars alliés pouvant rivaliser avec les Tigres), et un Cromwell en arrière plan à Bovington

thomas1Thomas en officier britannique de la première guerre mondiale à Bovington

jagdtiger« LE » Jagdtiger de Bovington.

pantherLe très beau Panther recouvert de Zimmerit (ou plutôt de colle à carrelage après restauration) de Saumur. A droite, l’uniforme d’Otto Carius.

wittmannAu Cimetière militaire allemand de la Cambe, la tombe du pas très sympathique (mais très doué) Michael Wittmann et de son équipage. Vous remarquerez l’âge des combattants…

Bref, le thème de l’été était blindé. J’ai ainsi découvert Otto Carius, pharmacien de son état qui fut un redoutable tankiste allemand sur Tigre I et Jagdtiger.

cariusapothekeOtto Carius devant sa pharmacie en 2009 (Source)

J’ai trouvé ses mémoires, ici en anglais, qui décrivent le difficile quotidien des tankistes allemands lors de la seconde guerre mondiale.

tigri3N’allez pas comparer ce témoignage avec un récit de guerre comme À l’est rien de nouveau, (la guerre ne meurt jamais, n’est-ce pas…) mais vous en garderez des images saisissantes.

Living in a tank for weeks at a time wasn’t something to shout about. One needs a little bit of fantasy to be able to imagine it in real terms. The confinement and the grim cold took its toll after a while. Our health was under considerable attack, even though we didn’t want to admit it to ourselves. The results showed up later, however. Moisture from our breath and the petroleum lamp settled onto the inner walls of the tank. It soon froze and formed a thick, white coat of frost. If one of the crew nodded off and wound up with his hair on the wall of the tank, then it was actually frozen to it when he woke up. To a certain extent, we could only hunch down and shiver ourselves warm.

Tigers in the Mud. Otto Carius

Puis, par la grâce de Google, j’ai découvert que le grand Miyasaki avait publié une Manga tiré du récit d’Otto Carius en 1998, Doromamire no Tora.

miyazaki_cariusHayao Miyazaki et Otto Carius (Source)

J’ai eu un peu de mal à trouver cette Manga qui ne possède qu’une traduction pirate en anglais, faite par des fans absolus. Pour encore compliquer le tout, plusieurs fans ont fait plusieurs traductions partielles disséminées dans l’immensité du web (on dirait un pitch pour le futur Star Wars)…

tigri2 tigriBref, il faut vraiment vouloir lire cette manga pour y arriver. Mais ça vaut le coup pour les passionnés de chars et de Miyazaki (il doit bien en avoir?). La manga est très sympa et elle est remarquablement détaillée d’un point de vue technique. J’ai rassemblé les différents feuillets dans ce PDF de 124Mb, téléchargeable dans Google Drive.

(Première note co-écrite avec les petits Vailloud)

Fin de cycle, nouvelle Yaris…

Comme tous les trois ans, depuis pffff, une éternité, j’ai échangé ma « vieille » Yaris contre une flambant neuve. Comme il y  a trois ans, j’ai repris une hybride, finition Style.

La motorisation est identique, mais Toyota a amélioré en trois ans tout un tas de petits détails, qui font que j’éprouve un plaisir renouvelé à la conduire.

L’insonorisation, qui est bien meilleure, permet d’amortir le bruit de moulin à café que fait le moteur thermique quand on le sollicite un peu. Les rétros qui se rétractent automatiquement ou à la demande sont parfaits.

L’intérieur a été revu, et Toyota a enfin fait un sort à l’horrible pommeau de levier de vitesse bleu. Ce n’est pas encore le petit joystick qui me plait tant sur certaines Auris et les Prius, mais c’est déjà nettement mieux. Les finitions sont enfin acceptables, notamment il n’y a plus de jour entre la boite à gants et son couvercle!

IMG_9054

Par contre, je trouve les sièges bien moins chatoyants au regard, pas bien grave…

L’écran tactile est nettement meilleur que le précédent en terme de sensibilité et de luminosité.

Je n’ai pas encore testé la consommation qui devrait être la même que l’ancien modèle. Je faisais du 5,1 l/100 en ville, avec un record à 4,9. Malgré ma conduite de sénateur, je suis donc très très très loin des 3.8 annoncés fièrement par Toyota. 3,8, c’est sur glace, en descente avec vent arrière, toutes voiles dehors et tracté par 8 chiens Husky sibériens dopés à l’EPO. Mais à Marseille, c’est 5,1, ni plus ni moins.

Malgré la motorisation identique, je la trouve un poil plus nerveuse. Je ris rien que d’avoir écrit cette phrase. Comme je l’ai déjà dit, la Yaris Hybride est une voiture très hypothyroïdienne. J’ai eu une fois du mal à dépasser des cyclistes du dimanche dans une pente un peu raide (vers le Castellet pour les connaisseurs). 

C’est en ville à plat, que cette voiture est une pure merveille. Cela tombe bien, c’est mon utilisation principale. Petite, elle se glisse silencieusement  dans la circulation, et ce silence permet d’apprécier Fade Out Lines sur son excellente sono, ou les plus subtiles variations harmoniques des insultes fleuries que se lancent parfois les automobilistes marseillais dont la courtoisie et le flegme sont légendaires.

J’ai hâte de l’essayer sur un Marseille-Lyon. La précédente étant déjà très bien, je ne devrai pas avoir de mauvaise surprise.

Première leçon d’équitation

J’ai donc suivi ma première leçon d’équitation hier.

J’avais besoin de me libérer l’esprit pendant quelques heures, et commencer quelque chose de nouveau. Et aussi faire un peu l’exercice que je conseille si libéralement à mes patients….

Mes enfants, notamment le cadet en font depuis des années, ils ont donc guidé mes premiers pas et aidé à préparer le cheval. Pour la première fois, ils ont endossé le rôle de passeur, et nous en étions tous très fiers. En parlant de partage, mon fils aîné m’a prêté ses affaires d’équitations, qui me vont très bien…

Finalement, dans cette histoire, ce qui me rebutait le plus, toute la préparation, est devenu un véritable plaisir de partage avec mes enfants et avec le cheval.

IMG_7435IMG_7437_2

Un cheval, c’est quand même clairement pas serein comme animal… Et c’est aussi incroyablement puissant. D’où tout un tas de règles à respecter… Tant mieux, c’est ce que je recherche. 

IMG_7439_2

Second cours d’essai la semaine prochaine, après on verra, mais c’est bien parti pour que je suive les pas de mes enfants 😉

L’un des notres

Aujourd’hui je suis allé à l’enterrement d’un de mes anciens co-internes, décédé dans des circonstances tragiques.

Nous avions le même âge. Comme je l’ai déjà écrit dans un tweet, c’était un chouette co-interne, un homme bien et un cardiologue très doué.

La cérémonie s’est déroulée dans le très impressionnant cimetière Saint-Pierre, véritable ville dans la ville. Les voitures circulent entre les tombes, les haies de cyprès et les différents carrés réservés. Certaines tombes sont de véritables mausolées ou oratoires plus ou moins décorés, d’autres sont de simples stèles. Quelques tombes, dans un style rocaille qui a eu sa vogue dans les années 20-30, se sont transformées avec le temps en  récifs morts et lépreux. Memento mori  dans le fond et la forme.

Dans ce cadre, j’ai rejoint une bonne partie de la cardiologie de la ville qui était venu se souvenir.

Nous avons reformés des groupes de co-internes, comme à la grande époque. En fait, chaque génération d’interne est une grande époque. L’Internat est une épopée permanente et il est un peu vain de penser que seule sa génération a marqué au fer rouge, ne serait-ce qu’un service.

Les cheveux se font fait plus rares, ou ont blanchi, ou sont devenus artificiels (comme les fleurs qui nous entouraient), les rides se sont creusées,… Mais nous sommes tous habillés comme des milords. Même nos inoubliables histoires de chasse sont devenues floues. Tu te souviens de… c’est quoi son nom? Non, pas vraiment… 

Nous avons tous pu constater le passage du temps. Nous ne sommes pas encore assez âgés pour nous demander qui sera le prochain, mais ça viendra, aussi , en son temps.

Aujourd’hui, j’ai enterré un très chic type qui aurait bien rigolé de nous voir tous ainsi, et mes années d’internat.

 La vie continue (avec nous).

WofT

WofT ou World of Tanks pour les non-intimes est une simulation de chars de combat massivement multijoueur. Jusqu’à présent, les petits et moi jouions sur la version tablette. Et c »était moyen…

Seul le grand s’accrochait et était capable de citer les différentes évolutions de son char.

Puis hier, nous avons découvert la version PC.

Et depuis, ce n’est plus la même chose…

Nous avons réparti trois postes clé: chef de char, artilleur et conducteur en alternance entre les 3 Vailloud, et ça fait des étincelles.

WofTCe jeu est immensément plus intense lorsque nous sommes à plusieurs à conduire le char: pilote à gauche, artilleur à droite et chef de char derrière (avec ou sans café).

Le jeu en lui même est gratuit, mais tout, absolument tout pousse à mettre la main au portefeuille. C’est un peu comme dans une secte: 10 niveaux de chars, de plus en plus difficiles à passer, sauf si on paye…

Mais en fait, si les « gros » chars nous attirent par instinct, on s’éclate vraiment bien avec les petits, que l’on peut améliorer en modifiant une foultitude de paramètres. Un petit char bien équipé est souvent bien plus redoutable et jouissif à conduire qu’un plus gros char mal équipé.

Pour vous donner une idée de la façon de jouer:

Ce matin, je me suis mis à crier sur mon grand car il bougeait le char chaque fois que j’essayais de viser un ennemi…

A tel point qu’il m’a dit: « Mais papa, ce n’est qu’un jeu… ».

Le monde inversé, d’habitude c’est moi qui leur dit ça chaque fois qu’un des deux boude car il a perdu. Le coup d’après, c’est lui qui m’a braillé dessus, et tout c’est terminé en fou rire (et notre char carbonisé…)