Twitter, aliskirène et JAMA

Je vais faire une note brève pour parler de trois sujets n’ayant pas de point commun entre eux, enfin si, un, faire partie d’une même note.

Un, l’aliskirène s’est encore lamentablement plantée dans un essai présenté aujourd’hui à l’ACC. L’article publié dans le JAMA est disponible gratuitement ici.

Deux, le JAMA veut faire branché, comme les autres copains, en permettant de partager un article sur Twitter:

shareJAMA

Le problème est qu’ils n’ont toujours pas compris qu’un tweet est limité à 140 caractères, et non à 239..

JAMA

Trois, si vous voulez suivre un  grand congrès de cardiologie sans passer sur une publication/retransmission financée de façon directe et désintéressée par Servier/Bayer…, voici quelques comptes Twitter à suivre:

@theheartorgFR

@theheartorg

@ShelleyWood2

@HeartNews

@cardiobrief (véritablement indépendant et pertinent, mon chouchou)

@garyschwitzer

Twitter et veille documentaire

Je vous sers un sujet un peu réchauffé, un marronnier 2.0 en somme, mais comme à chaque fois, je suis épaté par l’utilité de twitter pour suivre un congrès, j’en reparle dans une nième note.

L’ESC 2010 se déroule en ce moment à Stockholm. Même si vous avez la chance d’avoir été financé par un labo, et que vous y êtes, il est virtuellement impossible d’assister à toutes les présentations, voire même de ne pas louper une étude importante. D’autant plus que la plupart du temps, lorsque l’on est invité à un congrès, on passe le matin tôt au palais des congrès pour humer l’air et boire un café au stand du labo pour les remercier et après on prend le bus ou le tram pour aller visiter la ville jusqu’au repas du soir payé par le labo…

Heureusement qu’il y a Twitter!

Il suffit de trouver un fil intéressant, et heureusement pour nous autres, cardiologues, theheart.org existe et a créé un fil parfait pour suivre l’actualité cardiologique: @theheartorg. Le site et son fil suivent l’actualité toute l’année, pas seulement pour les grands congrès, et le site est excellent, comme je le répète souvent.

Revenons au fil.

L’actualité est donc assez chargée en ce moment, mais on peut parfaitement la suivre  sur Twitter:


Photobucket

Le niveau du fil officiel de l’ESC (@escardio), et de Gordon, le responsable de la communication avec les médias de l’ESC (@GordonESC) est un cran en dessous.

Enfin, si vous voulez rajouter un grain d’esprit critique dans cette actualité, je vous conseille le fil de Larry Husten (@cardiobrief), l’auteur de l’excellent cardiobrief.

Twitter, combien de divisions? (2)

De plus en plus d’informations que je trouve « intéressantes » proviennent des quelques 40 comptes Twitter que je suis.

Au début, je ne voyais aucun intérêt à ce système de microblogging, puis, en sélectionnant ces fameux comptes, je me suis rendu compte que j’avais mis en place, sans m’en rendre apercevoir, une veille sanitaire particulièrement efficace.

D’un point de vue quantitatif, puisque ces 40 comptes en drainent eux-même des dizaines, voire des centaines d’autres et que leurs auteurs en extraient les tweets les plus intéressants grâce au système du re-tweet (RT).

Choisir des personnes qui ont les même points d’intérêts que vous, augmente sensiblement la chance de tomber sur des RT utiles/intéressants.

La nécessaire concision des tweets permet par ailleurs aux utilisateurs de tweeter parfois jusqu’à 10 fois par jour.

En conséquence, la masse d’informations ainsi drainée en devient presque handicapante. D’où l’intérêt, encore une fois, de bien choisir les comptes suivis.

Ma cette veille est aussi assez remarquable d’un point de vue qualitatif.

Au départ, je suivais donc des « particuliers » ou des sites d’informations médicales, , de journaux scientifiques ou non, puis je me suis rendu compte que des institutions comme la NHS, la FDA, l’AHA, l’ESC… avaient elles-aussi leur compte twitter. Cette mixité a l’avantage de combiner le point de vue « officiel », et la plus value apportée par les commentaires de cette même information.

Bien entendu, cela sous-entend que Twitter n’a de valeur que par les liens qu’il permet de découvrir.

D’un autre côté, savoir que untel s’est fait exploser un comédon devant la glace ne m’a jamais intéressé, même si il s’agit du comédon d’une célébrité plus ou moins auto proclamée.

J’utilise donc plutôt Twitter comme une antenne réceptrice que je braque vers la toile qui m’intéresse. Cette antenne me semble plus maniable qu’un agrégateur de flux RSS. En tout cas, ces deux types de veille sont très complémentaires.

Pour m’amuser à connecter des réseaux sociaux entre eux, plus que par utilité, j’ai couplé à mon compte ce blog dont chaque nouvelle note est signalée automatiquement par un tweet et mon compte Delicious.

Twitter, combien de divisions?

Ça y est, Twitter a eu sa consécration.

Oprah Winfrey en a parlé dans son émission, et s’est mise à twitter (infinitif du verbe twitter, Druon vous remercie).

La photo du NYT est parfaite, pas étonnant qu’ils aient encore fait une moisson de Pulitzer cette année.

A droite, Oprah est parfaite en blonde. « Mon Dieu, quand je bouge la souris, ça bouge la petite flèche!« 

A gauche, le très jeune patron de Twitter a le sourire indulgent de celui qui sent son portefeuille grossir à vue d’œil dans son pantalon grace à Oprah (pas de mauvais esprit).

Le résultat ne s’est pas fait attendre, la progression déjà inimaginable de Twitter s’est encore accélérée.

Il y a des inconditionnels, il y a des sceptiques, bref, ce système de microblogging ne laisse personne indifférent.

On commence même à envisager des applications en Médecine.

Pour ma part, j’en reste toujours à cette interrogation que j’avais laissé dériver sur Twitter au gré des courants de la toile.

J’avoue que je ne comprends pas.

Une limitation à 140 signes, qui n’est pas vécue comme telle, l’ajout assez tardif du multimédia qui fait que Twitter se rapproche de plus en plus d’un blog « bridé ». Et pourtant, le succès est au rendez-vous.

Même twittervision, cette application géniale ne fait que conforter mon incompréhension au bout de 90 secondes.

Et ce n’est pas car je blogue, ce devrait être même le contraire, puisque la seule chose qui prévienne les blogueurs de bloguer, est le twitt.

Vous avez des idées?

(Je twitte donc j’existe?)