Kiva Zip

J’ai souvent parlé de Kiva qui est une façon élégante d’aider les autres via le microcrédit. Depuis le 28/10/2007, j’ai prêté à 224 personnes la somme totale de $5750. En fait, comme l’argent se recycle au fur et à mesure des remboursements, au fil des années, je n’ai injecté dans le système que $610. Mes pertes sèches s’élèvent à ce jour à…$18.31!

Je suis surtout très très fier que 99 prêts aient été faits par des personnes qui se sont inscrits sur Kiva après m’avoir lu. J’espère qu’elle n’ont pas été déçues d’avoir fait cette démarche. 

Bref, du point de vue du prêteur, que du bon.

Est-ce que le microcrédit est utile? Je pense que oui, à la condition qu’il ne génère pas plus de surendettement et que l’argent emprunté améliore effectivement les revenus des emprunteurs. Je suis plutôt favorable au microcrédit, sous cette condition, mais cela ne doit rester qu’un moyen parmi d’autres pour aider son prochain.

Kiva est devenue énorme: $212.200.000 prêtés, 581.000 prêteurs, 551.000 emprunteurs. Pour vous donner une idée de la progression, fin 2007, Kiva avait permis le prêt d’environ $18.000.000.

Kiva a diversifié son offre en lançant il y a quelques temps Kiva Zip.

Kiva Zip diffère de Kiva car ce moyen se rapproche beaucoup du crowdsourcing. Les emprunteurs ne proviennent que de deux pays pour l’instant, le Kenya et les États-Unis (à l’heure où j’écris, aucun prêt n’est disponible pour le Kenya). Ce sont principalement des artisans qui cherchent à développer leurs commerces via un financement quasi gratuit. La plateforme de Kiva Zip permet une interaction directe avec les emprunteurs (pour plus de détails).

Vous n’aidez plus des villageois du fin fond du Burundi ou du Tadjikistan, mais plutôt des commerces pour hipsters de grandes villes américaines (je caricature un peu).

Je pense que cela doit hérisser les poils les kivians des premiers temps, mais bon… Un commerce qui fonctionne, génère tout un tas de retombées positives, bien au-delà des seuls propriétaires.

Alors pourquoi pas?

Pour l’instant j’expérimente en redistribuant un peu de mon crédit de Kiva à Kiva Zip.

AusableBrewingCoPas certain que je sois remboursé, mais ceux-là me plaisent bien 😉            

J’ai investi dans une pharmacie!

Enfin, pas en France, je crois que c’est rigoureusement interdit, mais au Pérou.

Ce prêt ainsi que des milliers d’autres sont sur Kiva.org, et n’attendez aucun retour sur investissement, c’est purement à but humanitaire.

C’est du microcrédit, et c’est une bonne façon de diversifier son engagement humanitaire.

Les prêts concernant le domaine de la santé sont particulièrement rares. Les statistiques de Kiva.org qui sont particulièrement fournies m’indiquent que ce secteur représente 4.92% de mon activité depuis que j’ai commencé en octobre 2007… 

On trouve aussi parfois des prêts assez atypiques comme celui-ci qui est en fait un prêt étudiant. Je n’ai pas souscrit, un peu trop éloigné de mes centres d’intérêts, mais pourquoi pas…

Si vous voulez commencer par un prêt de US$25 offerts par Kiva pour en découvrir comment le principe, c’est ici.  

Comme toujours, les deux groupes les plus actifs de Kiva sont les Athées (toujours largement les plus généreux) puis les Chrétiens de Kiva. 😉

Kiva n’opère pas sur notre territoire, mais il existe chez nous du microcrédit, par exemple l’ADIE. L’aide se matérialise ici sous forme d’un don à l’association.

Kiva 100

Aujourd’hui, sans m’en rendre compte, j’ai effectué mon centième prêt pour Kiva.

J’en parle beaucoup moins qu’à une certaine époque, et je fréquente moins Kivafriends, mais je continue mon petit bonhomme de chemin avec eux.

Depuis le 28 octobre 2007, j’ai injecté dans le circuit environ 600-650 US$.

Avec le système du prêt/remboursement/prêt, j’ai prêté au total 2650US$ à des ressortissants de 38 pays.

Parmi eux, 69% de femmes, ce qui est la norme pour le micro-crédit.

Mes « pertes » sont minimes pour l’instant: 9.97US$ (je crois du fait de la malhonnêteté d’un partenaire local de Kiva).

Là n’est pas l’important.

J’aime toujours autant la philosophie du principe, l’apparente transparence de Kiva et surtout l’excellente ambiance qui règne au sein des communautés de prêteurs, même si comme je l’ai dit, je n’ai presque plus de temps à leur consacrer.

La crise financière actuelle n’a apparemment pas touché Kiva:

Photobucket

Seul indice que « quelque chose » s’est passé, l’ajout des États-Unis dans la liste des pays où l’on peut prêter. Et je pense  malheureusement que le cas de ce pays développé ne devrait pas rester isolé.