Twitter, combien de divisions?

Ça y est, Twitter a eu sa consécration.

Oprah Winfrey en a parlé dans son émission, et s’est mise à twitter (infinitif du verbe twitter, Druon vous remercie).

La photo du NYT est parfaite, pas étonnant qu’ils aient encore fait une moisson de Pulitzer cette année.

A droite, Oprah est parfaite en blonde. « Mon Dieu, quand je bouge la souris, ça bouge la petite flèche!« 

A gauche, le très jeune patron de Twitter a le sourire indulgent de celui qui sent son portefeuille grossir à vue d’œil dans son pantalon grace à Oprah (pas de mauvais esprit).

Le résultat ne s’est pas fait attendre, la progression déjà inimaginable de Twitter s’est encore accélérée.

Il y a des inconditionnels, il y a des sceptiques, bref, ce système de microblogging ne laisse personne indifférent.

On commence même à envisager des applications en Médecine.

Pour ma part, j’en reste toujours à cette interrogation que j’avais laissé dériver sur Twitter au gré des courants de la toile.

J’avoue que je ne comprends pas.

Une limitation à 140 signes, qui n’est pas vécue comme telle, l’ajout assez tardif du multimédia qui fait que Twitter se rapproche de plus en plus d’un blog « bridé ». Et pourtant, le succès est au rendez-vous.

Même twittervision, cette application géniale ne fait que conforter mon incompréhension au bout de 90 secondes.

Et ce n’est pas car je blogue, ce devrait être même le contraire, puisque la seule chose qui prévienne les blogueurs de bloguer, est le twitt.

Vous avez des idées?

(Je twitte donc j’existe?)


6 Replies to “Twitter, combien de divisions?”

  1. Twitter plus, bloguer moins ~= S’abrutir plus, réfléchir moins.

    Twitter est pour moi une véritable hérésie. Le micro-blogging a son (éventuel) intérêt intégré à un réseau social, pour permettre de dire à Jeannette que la choucroute du midi fut délicieuse. Mais son succès (à relativiser) n’est pas étonnant. Dans une société qui veut tout, tout de suite, Twitter permet aux gens de s’exprimer (kof kof) sans faire l’effort intellectuel de prendre du recul nécessaire par exemple pour écrire une billet.

    Mais le sujet qui me hérisse le poil est celui de son application médicale. Je me permet donc de reprendre slide par slide le lien que vous avez fourni.

    Slide 1 : Pour le moment, ça se tient. Même si l’expression « le web 2.0 jouera un rôle important dans la médecine » me fait légèrement sourire. Que les nouvelles techniques d’imagerie (acquisition ou traitement), que le dossier médical électronique soient des questions majeures, web 2.0 si on veut (super un wiki pour mon dossier), sans aucun doute.

    Slide 2 : « Communication and Connection » -> Le plus drole, « je peux obtenir des retours sur mes projet et idées ». Parce que vous arrivez à exprimer vos projets en 140 caractères vous ??!! Je sais qu’un adage célèbre est « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément », mais tout de même, 140 caractères pour un projet ? « Je peux suivre les docteurs… » Tiens je me demande ce que donnerai un épisode d’ER on l’on voit Kovac twittant en même qu’il est en salle de trauma. Non mais sérieusement ? Ils n’ont que ça à fouttre les médecins d’expliquer que leur patient actuel à tel ou tel maladie sans info supplémentaire ? Et bien entendu, la dernière phrase « Cela m’aide à préparer mon futur de médecin » est assez cocasse. Je vois le twitt « Patient peu échogène aujourd’hui, à refaire demain » …

    Slide 3 : « Twitter peut-être un moyen de partager de l’information dans le domaine médicale ». J’en doute. Mais bon, pourquoi pas de ne pas twitté les billets de différents blogs. Ah merde, ça existe déjà : le RSS partagé. Mais c’est vrai, on ne peut pas commenter le flux RSS :\ Tandis que sur ton twitter, on pourrait mettre : « http://www.kevinmd.com/blog/2009/04/does-consensual-doctor-patient-sex.html -> it is a real phenomenom. Why doctors have sexuality ? » 135 caractères. Le commentaire apporte beaucoup par rapport à l’url comme on peut le voir.

    Slide 4 : « Twitter comme rappel pour les maladies chronique ». Pourquoi pas ? Euh mais attendez, le médecin avec ses petites mains il va prendre chaque patient au cas par cas, et puis leur dire « Non mais Mme Dupont, il faut prendre sa ptite pilule, hein ». Sérieusement, d’imaginer dans un dossier électronique un calendrier partagé, permettant au médecin d’établir directement un planning de traitement, c’est intéressant, mais je ne vois pas comment le fonctionnement de twitter 1 twitt -> x followers apporte une quelconque contribution. Pour le deuxième point « l’éducation sanitaire », même remarque que pour les projets.

    Slide 5 : « Create a twitter page for every doctor in the hospital -> Augmentation productivité toussa toussa ». Et bien voila notre solution ! Je reprends l’exemple
    « Im with patient xyz » -> D’accord.
    « Meeting with Pharma 10.30 pm » -> Très bien.
    « Called for emergency » -> Oublie pas de nous dire si tu es arrivé à temps hein
    « Having coffee » -> Maycaysupair
    Pour moi c’est l’archétype de la non-information. Et puis le coup du fait que twitter permet de communiquer les besoins du médecin, je vois bien la scène « Besoin d’une écho, tout de suite, chambre ABC ».

    Slide 6 : Aujourd’hui, l’hôpital a donc les caractéristiques suivantes : Mauvais services, Radio (?!), Paperasse compliquée, Infirmière peu aimable (sic), de longues heures d’attentes. Twitter va résoudre tout cela ! En effet, en écoutant les souhaits des patients, l’hôpital ira mieux, et cela grâce au web2.0. En effet, la radiologie sera désengorgée, les infirmières auront moins de patient en même temps, etc.

    Slide 7 : Kickbee. Ça n’a pas l’air monotone pour un sou. Ce n’est pas du ressort médical pour moi d’annoncer à Tata Yoyo que junior a encore frappé. Et je pense que Dr.X va pas s’amuser à traiter cette information de manière brute.

    Slide 8 : Enfin des applications concrètes et intéressantes. Qui sont toutes une même application en fait : après traitement de mesure par une application (qui n’est pas twitter), les données considérés comme hors norme sont twittés au médecin Dr.X. Tout cela mélangé au fait que Dr.Y « having coffee »

    Bon commentaire long et inintéressant, à la hauteur de la présentation. Globalement, l’effet marketing « 2.0 » commence à être fatiguant. Tout doit être « 2.0 » aujourd’hui, sans même se demander si le domaine est adapté. Il y a clairement des bonnes choses, le blog a atteint un âge mûr, et la qualité est présente sur de nombreux d’entre eux. Je pense que Twitter est une vaste blague, mais que quelque chose en restera. L’idée de syndiquer de l’information de manière compacte a sûrement de l’avenir, le RSS ne remplissant pas parfaitement son rôle. Mais les « having coffee », représentant 99.9999% des twitt ne sont, j’espère, qu’une passade.

  2. Je vois un intérêt à twitter, celui de la conversation très directe qui peut être initiée, notamment sur des questions pointues, avec nombre de participants ‘experts’.
    Pour éviter les 99% de « having coffee », il suffit de bien s’entourer dans son réseau, cela demande certes un peu de temps et de participation comme tout réseau social, mais j’y vois un outil complémentaire aux autre plateformes de génération de contenu, blogs & co…
    Autre intérêt, le nombre considérable d’add-ons (plus ou moins) essentiels qui sont développés autour de twitter.
    J’ai commencé une compilation des twitter santé, intéressant notamment de noter la présence des institutions : NIH, NHS ou encore Lancet.

    my 2 cents ; ) http://biogeekblog.wordpress.com/twitter-sante/

  3. Je ne suis pas d’accord. J’ai découvert Twitter récemment et je trouve que c’est diablement intéressant.

    Ce que certaines personnes ont du mal à comprendre, c’est que Twitter n’est pas limité qu’à un seul usage, mais en permet plusieurs:
    1. le plus simple, c’est le micro-blogging: « aujourd’hui, j’ai mangé des pâtes à la sauce tomates »
    2. il permet de faire des conversations (genre MSN), mais de manière asynchrone
    3. il permet joindre une communauté de fans pour les stars
    4. mais n’y est pas limité: on peut créer son propre groupe de connaissances et d’amis
    5. on y rencontre des inconnus, par centres d’intérêts
    6. il permet de récupérer des opinions sur un produit, etc…
    7. on fait sa collection de trucs pas essentiels, et qui partiront automatiquement à la poubelle au bout d’un certain temps
    8. Si on fait attention (pas d’auto-follow), on n’a pas de spam
    9. Certains programmes additionnels permettent de classer les fils en catégories
    10. Le texte permet la simplicité et la rapidité.

    Bref, il y a beaucoup d’usages possibles, qui sont permis par l’aspect centralisé et minimaliste du système. Le succès de Twitter, c’est que chacun peut l’utiliser à sa façon, et en faire ce qu’il en veut, avec le minimum de contraintes.

    J’en suis donc plutôt satisfait. Je ne suis pas un power-user, et le petit usage que j’en fais (40 personnes dans mon cercle) me convient, sans me submerger.

  4. http://visionary.wordpress.com/2009/01/09/1187/

    Article a rajouter , bien fait.
    Je viens de lire et le billet et les commentaires, je suis d accord avec ce que disent ces lecteurs en fait nous vivons tous une revolution digitale , twitter, facebook…des epi phenomenes ou de vrais outils revolutionnaires? Personne ne sait. en fait,parce que d un point de vue commercial ces deux la, ne rapportent pas grand chose aux venture capitalistes .
    Mon probleme quotidien c est de faire rentrer 140 minutes dans les 60 minutes que je vois defiler chaque jour….Je ne suis pas la seule!

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