Une rose, des épines (2)

Je n’ai pas eu à patienter longtemps sur mon banc pour assister au résultat de l’arrivée de la belle plante dans le petit jardin apparemment paisible.

Apparemment, car comme je l’ai déjà dit, deux grandes forces telluriques s’y affrontent de toute leur puissance, ce qui fait que la résultante est nulle, ou quasi.

Les espèces locales sont soutenues par l’une ou l’autre de ces deux forces.

Donc, du côté flore, rien ne bouge non plus.

J’attendais donc avec impatience la suite des évènements.

Je n’ai pas été déçu.

La rose est arrivée comme en terrain conquis et s’est vite attirée la solide et rude inimitié du petit peuple des jardins.

Et vous savez comme cette inimitié se répandre rapidement dans toutes les directions.

La rose a aussi réussi l’exploit remarquable de créer une convergence d’intérêts entre forces telluriques et flore locale.

Je n’ai pas résisté à la tentation de participer à la Comédie Humaine Universitaire.

Là aussi, je n’ai pas été déçu du résultat.

J’ai hâte de voir la suite.

Je regagne donc mon banc après avoir semé mon petit grain de sel.


Mais elle était du monde, où les plus belles choses
Ont le pire destin ;
Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses,
L’espace d’un matin.