Divers et variés

Deux rencontres qui n’ont pas beaucoup de rapport entre elles, sauf qu’elles n’incitent pas à l’optimisme.

La première, hier au soir, j’ai regardé une grande partie du documentaire de 2004 « Super Size Me« . Je me suis senti plus gros à la fin du documentaire qu’au début… A la maison, on a tous tendance à être un peu grassouillets, sauf Thomas qui est fin comme une allumette. Faute au manque d’exercice, à un bon coup de fourchette (Agnès cuisine très bien) et pas mal à la génétique. Les sodas ont toujours été bannis, et les sorties au McDo rarissimes (jamais pour moi). Mais ce documentaire dont j’avais entendu parlé à sa sortie est très impressionnant et inquiétant, notamment les plans-séquences sur ces dizaines d’énormes derrières au McDo, à l’école, dans la rue. Encore un coup de Pénélope….

Ce matin, hasard, il y a un article dans le NYT sur la sécurité sanitaire alimentaire qui ne s’améliore plus aux EU. Toujours plus, toujours moins cher, mais au prix de risques plus grands.

Le seconde est un billet de JD Flaysakier sur la grogne des praticiens travaillant à l’hôpital. Comme d’habitude dans notre pays, on va de Charybde en Scylla, de la gabegie la plus totale à la restriction bubdgétaire coupée des réalités médicales. J’ai aussi remarqué le flux qui devrait s’accentuer dans les prochaines années: l’hôpital pour les pauvres, et les cliniques pour les riches. En effet, les techniques de pointe ne sont plus l’apanage des hôpitaux publics, car les cliniques sont maintenant en général possédées par des groupes financiers énormes, capables de mettre des dizaines de millions sur la table. pour acheter du matériel et engager les meilleurs praticiens. Par contre, tout l’entourage de l’acte technique en lui même est clairement moins bon à l’hôpital. Le patient a bien moins de chance de s’y faire « tondre » qu’en clinique, mais au prix d’une intendance inadaptée et d’un bordel généralisé.

Assez récemment, j’avais le choix entre envoyer un patient pour un remplacement valvulaire aortique dans une grosse clinique ou au CHU. J’ai proposé le choix au patient: deux très bon chirurgiens, mais à l’hôpital vous avez des chances que votre intervention soit déprogrammée plusieurs fois, (jusqu’à 3-4 fois!) alors qu’à la clinique, tout se passera sans aucun accroc à la date prévue. Par contre, en cas de souci post-opératoire, vaut mieux être au CHU. Ils ont choisi la clinique, et tout c’est bien passé. C’était la première fois de ma vie ou j’ai légèrement appuyé sur le plateau de la balance d’une clinique privée. Probablement pas la dernière, même si c’est contre mes principes.


4 Replies to “Divers et variés”

  1. A propos de super size me, j’ai honte, mais ça m’a donné faim… J’ai mangé un yaourt en le regardant…

  2. Eh Lawrence. la genetique a bon dos!!! C est quand meme a cause du bon coup de fourchette,( le gratin dauphinois cremeux) et du manque d exercice….que l on fait du gras.
    A la maison, pas de sel, pas de boissons gazeuses, j avoue que depuis 15 ans dans ce pays, je n ai jamais goute le coca cola!!! et surtout de la marche , de la marche , de la marche….Je n ai pas de voiture du reste.
    Il est vrai que aux Usa, il y a des tailles impressionnantes,c est le pays de la demesure…

  3. ah, à propos de privé, j’ai vu une trés jolie pub pour malakoff-mederic.
    Dirigée par, oh, surprise, le brother de NS!
    Qui n’a jamais caché son souhait de « racheter la sécu », ce que prépare allègrement le gouvernement…

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