Lost In Translation

Une dame vivant en France, mère d’un ami hollandais rencontré sur la toile, m’a téléphoné pour que lui explique/ré-explique ce qu’avaient dit des médecins français sur l’état de santé de son compagnon.

Elle a commencé en me parlant hollandais à toute vitesse, car elle pensait que j’étais aussi hollandais. J’ai déjà eu un peu de mal à reconnaître la langue, et aussi à me rappeler que mon ami m’avait dit qu’elle appellerait.

Après deux mots de français, on s’est rabattu sur l’anglais. J’ai béni mon récent rafraîchissement linguistique en Écosse.

Mais que ça m’est laborieux de parler anglais…

Et encore, comme je lis presque exclusivement de la littérature médicale dans cette langue, j’ai un fond minimal de vocabulaire.

J’espère que j’ai pu lui rendre service.

De toute évidence, le message médical minimum n’était pas passé.

Ce qui est compréhensible car dans ce cas, il faut non seulement traduire le langage médical en français courant, ce qui n’est déjà pas simple, on peut tous en témoigner, mais aussi aller plus loin pour passer par l’anglais pour atteindre un esprit raisonnant en néerlandais.

Pour passer de l’anglais au néerlandais, et vice-versa, je ne me fais pas de soucis, car elle parlait anglais couramment (comme probablement l’allemand, aussi).

Ce qui posait souci était surtout l’incapacité des confrères de causer un minimum l’anglais.

A la fin de la conversation, elle m’a d’ailleurs demandé pourquoi nous ne parlions pas anglais alors que la littérature médicale est écrite dans cette langue.

J’en suis resté coi à la fois en anglais en en français.

2 Replies to “Lost In Translation”

  1. Le jour où les têtes pensantes qui régissent la façon dont on apprend les langues en france oseront se retourner sur leur « oeuvre » et parler publiquement du désastre de l’enseignement des langues dans notre pays, on aura fait un grand pas.

    Malheureusement, c’est « par construction » du domaine du rêve simplement car ces gens sont des linguistes. Ce sont des gens qui peuvent apprendre une langue avec pour seul outil une grammaire et un dictionnaire donnant la phonétique.
    Comment voulez vous que ces gens puissent ne serait ce que penser que ce type d’apprentissage puisse poser problème à 99% de la population?

    Si j’étais inspecteur général en anglais (corriger si ce n’est pas le titre exact), j’aurais *honte*…ou plutot non puisque je ne me rendrais pas compte du problème…à fait froid dans le dos 😦

  2. Les « petites nations » (bénélux, pays scandinaves, suisse) connnaissent toutes au moins une langue en plus de leur langue maternelle. Nous sommes devenu économiquement -et à peu près sur tous les plans- nous aussi, une petite nation. Il serait temps d’apprendre la langue « véhiculaire »: l’anglais. Pour ce faire, c’est très simple, il suffit de travailler deux ou trois ans dans un pays anglophone.

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