Lost In Translation

Une dame vivant en France, mère d’un ami hollandais rencontré sur la toile, m’a téléphoné pour que lui explique/ré-explique ce qu’avaient dit des médecins français sur l’état de santé de son compagnon.

Elle a commencé en me parlant hollandais à toute vitesse, car elle pensait que j’étais aussi hollandais. J’ai déjà eu un peu de mal à reconnaître la langue, et aussi à me rappeler que mon ami m’avait dit qu’elle appellerait.

Après deux mots de français, on s’est rabattu sur l’anglais. J’ai béni mon récent rafraîchissement linguistique en Écosse.

Mais que ça m’est laborieux de parler anglais…

Et encore, comme je lis presque exclusivement de la littérature médicale dans cette langue, j’ai un fond minimal de vocabulaire.

J’espère que j’ai pu lui rendre service.

De toute évidence, le message médical minimum n’était pas passé.

Ce qui est compréhensible car dans ce cas, il faut non seulement traduire le langage médical en français courant, ce qui n’est déjà pas simple, on peut tous en témoigner, mais aussi aller plus loin pour passer par l’anglais pour atteindre un esprit raisonnant en néerlandais.

Pour passer de l’anglais au néerlandais, et vice-versa, je ne me fais pas de soucis, car elle parlait anglais couramment (comme probablement l’allemand, aussi).

Ce qui posait souci était surtout l’incapacité des confrères de causer un minimum l’anglais.

A la fin de la conversation, elle m’a d’ailleurs demandé pourquoi nous ne parlions pas anglais alors que la littérature médicale est écrite dans cette langue.

J’en suis resté coi à la fois en anglais en en français.