Un remède pire que le mal.

J’ai lu aujourd’hui deux articles qui illustrent à merveille cette constatation.

Le premier est en fait la découverte tardive d’un article du New Yorker que Stéphane a déjà évoqué il y a quelques temps.

Un de mes lecteurs me l’a signalé ce jour, et j’ai fini par le lire.

Le texte est remarquable, et je vous conseille de le lire, accompagné des commentaires avisés de Stéphane.

L’autre article est issu du New York Times. Il relate la résurgence de la « maladie des rois » aux États-Unis, c’est à dire la goutte.

Quelle solution est proposée en premier?

Sortir une nouvelle molécule hypo-uricémiante à US$4.5 par jour…

La prévention, combien de divisions?


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Disease of Rich Extends Its Pain to Middle Class, by Andrew Pollack. The New York Times. Published: June 13, 2009

5 Replies to “Un remède pire que le mal.”

  1. Ils auraient pu faire le même article avec la lithiase urique. Cette maladie est aussi en augmentation aussi, ce qui est logique puisqu’on parle toujours d’acide urique. La prévention est simple: maigrir, moins de sucre rapide, activité physique.
    Il y a un lien fort entre acide urique et syndrome métabolique, il est probable qu’un de ces quatre l’acide urique arrive dans la définition du syndrome métabolique.
    Concernant l’arrivée du nouvel hypouricemiant, qui n’est pas une solution exceptionnelle (voir une monographie dans Prescrire), il faut mettre en parrallèle le cout de l’allopurinol par jour: 6 à 11 centimes d’euros. Une sacré différence. J’attends avec impatience de voir comment sera prescrit le febuxostat.

  2. >Stéphane: l’article semble dire que l’allopurinol est CI chez les insuffisants rénaux, ce qui justifierait la sortie du nouveau. La BCB et le Vidal parlent de précautions d’emploi. Comment tu fais en pratique? Tu l’arrêtes à quel clairance (si tu l’arrêtes).

    >DV: on revient à la médecine du XVIIIème!
    « C’est le remède des remèdes, je l’ai toujours
    vu appliquer avec succès. Dans mon enfance, les
    médecins ne droguaient pas leurs malades comme
    ils le font aujourd’hui. La diète, la diète, la diète,
    c’était leur grand remède.
    »
    Étrange de se dire que nos excès doivent idéalement nous faire revenir à une médecine d’il y a trois siècles.

    1. On peut utiliser l’allopurinol chez les IRC. Il n’y a pas de limites de DFG clair. Certains patients avec moins de 10ml/mn le supportent très bien. C’est en général bien toléré. Je dois reconnaitre que je l’utilise peu finalement.A tort peut être mais c’est une autre discussion. Il faut juste faire attention avec la coprescription d’azathioprine.
      De toute façon il ne me semble pas que pour le nouveau il y ait eu d’évaluation spécifique chez l’IR. Et pour la troisième molécule, c’est du bon vieux (pas si vieux en fait) fasturtec et ça coute la peau des fesses.
      Quand on veux tuer son chien on l’accuse de la rage…

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