Il y a quand même des domaines de la recherche médicale, du moins biomécanique qui me laissent rêveur.
Ce petit texte du NYT rapporte les travaux d’une équipe britannique qui a étudié le mouvement de poitrines féminines au cours d’un jogging ou d’une course.
Il ont d’abord constaté que contrairement à ce que pourraient croire les blaireaux du coin (nous, les hommes), le mouvement des seins libres en course ne s’inscrit pas dans une verticale avec une alternance haut/bas, mais ressemble plutôt à un 8:
Some people (a k a men) may have considered breasts to be simple things, not requiring such high-tech attention. But a raft of new studies has established, convincingly, that breasts are more mobile and less manageable than most people once believed.
…
Instead of merely bouncing up and down, it turns out that breasts arc through a complicated figure-8 pattern when a woman runs or walks.
C’est vertigineux, car il s’agit donc d’une nouvelle correspondance entre deux domaines qui paraissent pourtant totalement opposés, les froides mathématiques et la poitrine féminine. La première est connue de tous. Le latin sinus, qui a donné sein et la fonction mathématique signifie courbe, giron (« en son sein ») et se rapporte à des courbes que je ne vous décris pas et aussi à la courbe formée par des plis de la toge romaine (qui était un vêtement masculin, mais aussi celui des femmes de mauvaise vie).
Second résultat, ce mouvement complexe s’accompagne d’une modification des contraintes au niveau des pieds.
Là, ça devient de la biomécanique bien moins intéressante, je vous laisse lire l’article!
Bon, maintenant, hormis le côté un peu rigolo de la chose, il ne me semble pas que les grosses poitrines soient un problème majeur chez les sportives de haut niveau.
Exemple un peu caricatural, cette athlète chinoise a été contrôlée positive à l’épitestostérone. A priori, aucun problème de maintien.

