Dissection carotidienne

Dans une note précédente, un commentateur m’a demandé ce que donnait une dissection carotidienne au doppler.

Le plus souvent, les images sont assez décevantes, car on ne voit qu’exceptionnellement le flap intimal typique, par exemple, des dissections aortiques. Le plus souvent, on observe un aspect d’hématome de paroi.

Dans: Wouter I. Schievink. Spontaneous Dissection of the Carotid and Vertebral Arteries. N Engl J Med 2001; 344:898-906.

Voila ce que donne une dissection de la carotide interne (A carot.), qui a malheureusement conduit à une thrombose totale (Thr.):

Donc rien de bien spécifique, hormis, quand même la notion classique que ces dissections touchent principalement des zones assez distales de la carotide interne.

Conflits d’intérêts chez les journalistes médicaux

Quelques indices me font penser que les relations entre industrie pharmaceutique et journalistes vont attirer l’attention comme l’ont fait les relations entre cette même industrie et les médecins.

Pas chez nous, bien sûr, mais aux Etats-Unis.

Une histoire agite un peu les milieux de la presse en ce moment: Pfizer va financer un colloque destiné à former les journalistes médicaux en cancérologie.

Certaines voix se sont élevées, s’interrogeant sur les conflits d’intérêts pouvant résulter d’un tel partenariat, Pfizer étant comme on le sait très présent dans les médicaments anti-cancéreux. D’autres se font rassurantes, en précisant que Pfizer va en effet financer, mais qu’elle n’a pas eu son mot à dire dans le programme:

Jean-Daniel a aussi souligné dernièrement le problème soulevé entre ces relations.

Un auteur très taquin a même créé d’excellentes étiquettes de mise en garde à coller sur certains articles de presse.

Néanmoins, les choses ne sont pas simples, comme le montre la copie d’écran de l’article du blog de la NPR que j’ai faite ce matin en lisant leur article:

Difficile de parler de ce sujet juste à côté d’une publicité pour un fabricant d’insuline, non?

Par ailleurs, les quelques journalistes qui se sont intéressés aux relations sulfureuses industrie/médecins se sont toujours plaints de l’omerta, bien compréhensible, de ces derniers.

Mais bon, le sujet fait vendre, et les scandales se sont tellement multipliés qu’il a réussi à se frayer un chemin jusqu’à un numéro d’Envoyé Spécial.

Qu’en sera-t-il/est-il pour les petits arrangements entre amis entre journalistes et industrie pharmaceutique via des agences de relations publiques?

A quand une enquête journalistique sérieuse sur ce sujet?