Coeur et rein.

Dans le Circulation du jour, se trouve un article intéressant qui étudie le risque d’évènements thrombo-emboliques dans un registre de 10908 patients non anticoagulés et porteurs d’une fibrillation auriculaire non valvulaire en fonction du débit de filtration rénal et de la protéinurie.

L’image suivante résume les résultats de ce papier:


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« Referent » signifie ici que le risque est à 1. Grosso modo, le risque relatif lié à l’existence d’une protéinurie est donc par exemple ici de 54% supérieur aux patients qui n’en n’ont pas.

Encore une preuve que les maladies rénales sont un facteur pronostic majeur pour les maladies cardio-vasculaires.

Un seul bémol (de taille) pour cette étude, l’absence totale de données concernant l’utilisation de l’aspirine. Et c’est bien dommage quand on sait que cette dernière est avec les anti-vitamines K un des traitements préventifs des accidents thrombo-emboliques.

Cette semaine est la semaine cœur/rein car je vous conseille de lire les deux notes de Stéphane sur une cardiopathie congénitale de découverte fortuite, et surtout son exposé très clair et synthétique d’un sujet qui est particulièrement complexe.



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Alan S. Go, MD; Margaret C. Fang, MD, MPH; Natalia Udaltsova, PhD; Yuchiao Chang, PhD; Niela K. Pomernacki, RD; Leila Borowsky, MPH; Daniel E. Singer, MD; for the ATRIA Study Investigators. Impact of Proteinuria and Glomerular Filtration Rate on Risk of Thromboembolism in Atrial Fibrillation The Anticoagulation and Risk Factors in Atrial Fibrillation (ATRIA) Study. Circulation. 2009;119:1363-1369.


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