Ecritures

J’écris mal, mais là, j’ai trouvé mon maître en écriture.

J’ai anonymisé le nom de la patiente plus par principe que par réelle nécessité.

Heureusement que cette dernière est infirmière et qu’elle est bien consciente de l’illisibilité de son médecin traitant.

Elle a su m’expliquer le pourquoi de sa visite.

Pour la petite histoire, son médecin est gaucher (ce n’est pas une tare).




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Conflits d’intérêts

Cette inter-saison est la période des conflits d’intérêts.

Les scandales, petits ou gros fleurissent presque chaque jour.

Petit florilège.

Le « bon » Dr Joseph Biderman refait parler de lui. Il s’agit de ce psychiatre de l’école de médecine d’Harvard qui défrayé la chronique en novembre dernier pour avoir « oublié » de déclarer une partie de ses liens financiers avec les firmes pharmaceutiques (200000 US$ sur un total de 1.6 millions de US$ entre 2000 et 2007). Maintenant, on lui reproche d’avoir « prédit » à des officiels de Johnson & Johnson les résultats positifs de 2 études cliniques en cours (et ici dans le WSJ Health Blog), dont il avait la responsabilité. Soit il est capable de prédire l’avenir, soit il avait tout fait pour que ces études soient positives. le doute est permis, si l’on en croit l’extrait suivant d’un article du  NYT:

In a contentious Feb. 26 deposition between Dr. Biederman and lawyers for the states, he was asked what rank he held at Harvard.

“Full professor,” he answered.

“What’s after that?” asked a lawyer, Fletch Trammell.

“God,” Dr. Biederman responded.

“Did you say God?” Mr. Trammell asked.

“Yeah,” Dr. Biederman said.

Ensuite, une sombre histoire avec deux protagonistes: d’un côté le prestigieux JAMA, de l’autre le Dr Jonathan Leo. Ce dernier a publié une lettre dans le BMJ stipulant qu’un  auteur d’un article publié dans le JAMA n’avait pas déclaré l’ensemble de ses conflits d’intérêts. Conflits pourtant facilement retrouvés grâce à Google.

Le WSJ Health blog contacte alors la rédactrice en Chef du JAMA pour connaître son opinion, et celle-çi aurait déclaré que le Dr Leo était dans le texte: « This guy is a nobody and a nothing » et « He is trying to make a name for himself. Please call me about something important. »

Évidemment la polémique a pris de l’ampleur, ce qui a permis d’oublier totalement le début de l’histoire, pourtant la seule chose importante, le fait qu’un auteur ait encore oublié de déclarer ses liens avec l’industrie.

Enfin, je ne reviendrai pas sur la nouvelle enquête du Formindep qui met en cause la gestion des conflits d’intérêts au sein de la HAS, puisqu’elle a été très abondamment commentée ailleurs. La HAS a émis une réponse « longue et argumentée » le 21/04. Ce texte n’a toujours pas été rendu public à cette heure car « Le Formindep prend le temps de l’étudier en détail, afin de lui donner les suites qu’il jugera nécessaires au respect de la transparence de l’information médicale« . Donc wait and see

La floraison presque simultanée de ces affaires n’est n’est pas totalement due au hasard.

Les choses bougent beaucoup de l’autre côté de l’Atlantique et encore pas ou bien trop peu chez nous. Mais ça commence.

J’espère que cela n’est que le début d’un mouvement global qui va permettre de nettoyer les écuries d’Augias.

Toutefois, comme toujours, le mieux est l’ennemi du bien et il faut aussi savoir se méfier de la radicalité qui est souvent la voie la plus séduisante.

N’oublions jamais que le seul but à atteindre à l’exclusion de tout autre est de mieux soigner nos patients.

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