Largo al factotum

« Magical Maestro« . 1952.


Un cartoon de qualité ! En tout cas un de mes préférés.

L’air est le fameux « largo al factotum » du « Barbier de Séville » de Rossini.

On y trouve même une petite allusion à la médecine. En fait plutôt à la chirurgie, car les barbiers étaient aussi chirurgiens si la nécessité s’en faisait sentir.

« Rasori e pettini,
Lancette e forbici,
Al mio comando
Tutto qui sta. »

« Rasoirs et peignes,
Lancettes et ciseaux,
A mon commandement,
Tout est là. »


« Qua la parrucca…
Presto la barba…
Qua la sanguigna…
Presto il biglietto… »

« Là, la perruque…
Vite, la barbe…
Là, la saignée…
Vite, le billet… »

(Le reste des paroles de cet air est disponible ici).

Amusez-vous à remplacer dans cet extrait du livret « barbier », par « chirurgien » et le résultat obtenu est assez drôle et finalement pas tellement éloigné de certaines caricatures, plus contemporaines!

Ici, vous trouverez une version un peu plus « orthodoxe ».

Et ici, une autre interprétation du « Barbier de Séville » par Bugs Bunny.


Crevettes

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Crevettes. 1803-1805. Encre et couleurs sur papier micacé. Signé : Hokusai. Don Samuel Bing, 1893. Musée Guimet.



Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner la forme des
objets. Vers l’âge de cinquante ans, j’avais publié une infinité de
dessins, mais tout ce que j’ai produit avant l’âge de soixante-dix ans
ne vaut pas la peine d’être compté. C’est à l’âge de soixante-treize
ans que j’ai compris à peu près la structure de la nature vraie,
des animaux, des herbes, des arbres, des oiseaux, des poissons et des
insectes.

Par conséquent, à l’âge de quatre-vingts ans, j’aurai fait encore plus
de progrès; à quatre-vingt-dix ans je pénétrerai le mystère des choses;
à cent ans je serai décidément parvenu à un degré de merveille, et
quand j’aurai cent dix ans, chez moi, soit un point, soit une ligne,
tout sera vivant;

Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens ma
parole.

Écrit à l’âge de soixante-quinze ans par moi, autrefois Hokousaï,
aujourd’hui Gwakiô Rôjin, le vieillard fou de dessin.



Extrait de la préface des « Cent vues du Mont Fuji« , 1835,

cité par Edmond de Goncourt dans « Hokousaï. L’art japonais du XVIIIème siècle« .

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