Fin du voyage dans le temps médical

Les bonnes choses ont une fin.

Dernier extrait qui raconte les difficultés rencontrées par les confrères dans certains quartiers de Paris, à l’aube de la Grande Guerre.

Le récit est anonyme, vous comprendrez pourquoi en lisant le texte.

Ici, pas d’envols lyriques sur la souffrance, l’injustice de la mort ou la beauté de notre pratique, on est ancré dans le concret. Ce texte est un manuel pour les jeunes installés du début du siècle dernier.

Pour faciliter la navigation, j’ai créé un tag « histoire médicale » qui vous permettra aisément de retrouver l’ensemble des notes qui tournent autour du sujet.

(Pas dit que je ne fasse pas une note ou deux de plus lorsque je n’en aurai plus marre  (après une nuit de sommeil?!) de chercher des PDF centenaires sur la toile)

Poursuite de la remontée dans le temps médical

Quelle mine, ce livre!

Le problème est que je n’arrive pas toujours à trouver sur la toile un fichier PDF de ces textes afin de vous les faire partager.

Dommage, vous ne pourrez pas lire l’admirable prose d’un certain Dr Lucien Grellety qui s’insurge en 1897 de l’arrivée des femmes dans la profession médicale, ni la peinture acide que fait un médecin de campagne anonyme (Dr Nemo!) de ses concitoyens en juin 1907 dans le Concours Médical.

Par contre, j’ai réussi à trouver cette admirable pièce, néanmoins trop misérabiliste à mon goût, « Le Colibri » écrit en 1896 par le Dr Georges Clémenceau, et oui, il fut médecin avant d’être « Le Tigre ».


Défense de cracher par terre

Autre texte tiré du livre dont j’ai parlé ici.

Autre atmosphère, celle du Paris de la fin du XIXème.

La tuberculose faisait alors des ravages que l’on a du mal à imaginer.

En 1896, le Dr E. Vallin plaide pour la diffusion de crachoirs portatifs pour éviter que les tuberculeux ne propagent leurs BK.

J’adore la vivacité de la description de la scène dans le compartiment du train.

La machine à remonter le temps, c’est ici.

La chirurgie avant l’anesthésie

J’ai retrouvé un livre assez étonnant dans la bibliothèque de la maison familiale. Il m’avait été offert pour ma thèse par la maintenant veuve d’un très vieux médecin de campagne.

Il regroupe une série d’articles médicaux écrits fin XIXème-début XXème et publiés dans les revues scientifiques de l’époque.

J’en ai lu quelques-uns hier au soir, et j’ai assez mal dormi.

C’était il y a 100 ans à peine, mais les conditions de l’exercice médical (pour le patient et incidemment pour le médecin) me semblent moyenâgeuses et parfaitement effroyables.

Pourtant, je pense qu’il faut connaître le passé pour envisager le présent et préparer l’avenir, et ces textes éclairent singulièrement notre métier.

J’ai trouvé notamment un texte du Dr. Pierre Rey daté de 1895 qui décrit une chirurgie menée par Auguste Broca assisté de son père, l’illustre Paul Broca et de Larrey-fils (le fils de l’illustrissime chirurgien d’Empire). Excusez du peu.

Le patient est un enfant qui a une grosse tumeur cervicale (adénite tuberculeuse?) et l’intervention se déroule sans anesthésie.

Âmes sensibles, abstenez-vous.

Vous qui entrez, laissez toute espérance.

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Les médecins.

Collection Archives des Métiers.

de Jacques Borgé et Nicolas Viasnoff

Editions Michèle Trinckvel (1995).