Grissom ? Non, Lacassagne!

Vous êtes fan des « Experts« , et vous regrettez le départ de Grissom.

Je vais vous faire rêver.

A Lyon, vivait un médecin qui avait un Grissom dans chaque doigt, ceux des pieds compris.

Il s’appelait Lacassagne, André Lacassagne (oui, celui de l’avenue avec la ligne 28)

Il a fondé la médecine légale en France.

Bon, vous ne trouverez pas ses exploits sur TF1, mais sur ce site qui permet de consulter et de télécharger 29 ans de publication des « Archives d’Anthropologie Criminelle ».

Et c’est pas piqué des vers (vers qu’affectionnaient le bon Pr Lacassagne).

Bon, je n’ai pas tout lu, mais je suis tombé sur deux enquêtes très intéressantes.

La première, page 5 du numéro de 1905: « Rapport sur un cas d’empoisonnement par le chlorhydrate de cocaïne.« 

Ou comment un pauvre type s’est fait une hydrocèle en tombant des escaliers (ça a dû faire très mal) puis est mort d’une overdose de cocaïne utilisée par le médecin qui avait entrepris de la lui ponctionner (l’hydrocèle, pas la cocaïne), à visée anesthésique et même pas récréative.

La seconde, page 356 du numéro de 1888: « Blessure du cœur. – Ouverture du ventricule droit par coup de couteau. – La victime parcourt en galopant un espace de 80 mètres. – Le meurtrier est gaucher.« 

Je vous avais dit, un Grissom dans chaque doigt…

Certification HAS de la charte de la visite médicale

J’y ai fait une très brève allusion dans ma note du premier avril.

Prescrire consacre à cette certification un éditorial que vous pourrez lire librement ici.

Si vous vous en sentez le courage, le document de la HAS est .

Je l’ai survolé, et c’est vrai que j’ai souri en lisant quelques « tournures HAS », c’est à dire alambiquées mais néanmoins assez diplomates pour épargner le LEEM. Mais on sent que les experts en ont certainement vu des vertes et des pas mûres.

J’ai été assez étonné de la proportion de médecins qui ne reçoivent pas la visite: 20% des généralistes et 30% des spécialistes.

C’est plutôt encourageant.

Je n’ai jamais été aussi satisfait de la visite médicale depuis que je la refuse poliment depuis 2004 (avant, au CHU, c’était quasiment mission impossible).

Franchement, c’est une délivrance.

Dans les années 70-80, cette charte et cette certification auraient été révolutionnaires.

Mais en 2010…

Je vais toutefois me garder d’être narquois, l’effort est louable, et il faut savoir l’encourager.