(c’est pas tout à fait ça, mais ça vient de là)
Fouyouyou!
C’est fou cette agitation autour de la propagation de « la » rumeur.
Le Monde révèle que le contre-espionnage aurait été mandé pour rechercher son origine.
Le Canard d’hier cite Brice Hortefeux qui aurait évoqué « une tentative de déstabilisation internationale« .
Rien que ça.
C’est inquiétant si une rumeur sur une banale coucherie peut déstabiliser l’exécutif.
Si quelqu’un écrivait sur un blog que ma femme me trompe, je lui demanderais ce qu’elle en pense. Si oui, pourquoi? Si non, on passe à autre chose. Et je ne pense pas qu’être à la tête de l’État ou être un banal cardiologue de province change quoique ce soit au fond de cette histoire qui est privée et aurait dû le rester.
Ça s’appelle la confiance.
Là non, l’affaire prend des proportions tout à fait impressionnantes et mobilise la justice, le contre-espionnage et la une d’une grande partie des médias qui jusqu’à présent n’en avaient pas parlé.
Maintenant, dixit Le Figaro, il y a une rumeur de la rumeur.
Parce que dans le fond, l’immense majorité de nos concitoyens se fiche éperdument de ces supposées coucheries et de l’origine de cette « rumeur ». Je présume qu’ils ont bien d’autres soucis en tête. De surcroit, je trouve aussi très inquiétant que l’exécutif ne semble pas en avoir la moindre notion. Déconnectés, vous avez dit?
Résultat des courses, maintenant, même au fin fond de la Creuse, on sait. Et plus embêtant pour les intéressés, on doit trouver leur réaction parfaitement inadaptée, disproportionnée, pathétique voire pathologique.
Je ne sais pas si je vire à gauche (Dieu m’en garde), mais je le trouve de plus en plus inquiétant. Peut-être finalement que Ségolène ou Bayrou auraient été moins inadaptés à la fonction (c’est dire comme je le trouve inquiétant).