Stéphane a publié le point de vue du néphrologue sur le traitement par AVK chez le patient insuffisant réanl, à la suite de ma note précédente « Cœur et rein« .
Donc, comme toujours, rien n’est simple, prudence est mère de sureté.
La remarque « Les patients les plus à risque de complications thromboemboliques avec une fibrillation auriculaire (FA), les insuffisants rénaux chroniques sévères, sont ceux qui, théoriquement, devraient le plus profiter d’une anticoagulation. Ceux sont aussi ceux qui ont le plus grand risque de complications hémorragiques et chez qui l’INR est le plus difficile à équilibrer. Un véritable cauchemar. » énoncée par Stéphane est malheureusement générale pour le traitement préventif des accidents thromboemboliques chez les patients en ACFA.
Ainsi, le score CHADS2 résume à lui tout seul ce problème. Plus il est élevé, plus le risque thrombo-embolique l’est (ce qui conduit à prescrire des AVK pour les scores élevés, selon les recommandations ESC 2006), mais plus le risque de saignement augmente aussi.
Beati pauperes spiritu.





