J’voudrais bien…

mais j’peux point…

Je voudrais bien aller à la soirée biblio en chirurgie vasculaire. Comme toujours, ce sera enrichissant.

Mais ce soir, c’est au tour  des laboratoires S…..r de payer le (petit) buffet (« Le-Laboratoire-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom »)

Et là, c’est au dessus de mes forces.

Je préfère dîner à la maison.

Je lirai un article de plus de chirurgie vasculaire, ça compensera (par exemple celui là, ou celui çi).

Gilgames

La semaine dernière, le gérant d’une maison d’édition du Sud-ouest m’a envoyé un message pour me faire découvrir un recueil de poèmes qu’il a publié très récemment: « Gilgames » par Anne-Marie Beeckman.

Bon, au départ, ce n’était pas gagné.

Je n’apprécie pas la poésie et le recueil n’est pas référencé chez les vendeurs en ligne.

Mais comme le sujet, le mythe de Gilgames m’intéressait, je suis sorti de mon sempiternel circuit de hamster « maison/cabinet/hôpital/clinique » pour commander le recueil dans une petite échoppe tenue par d’irréductibles libraires passionnés du genre la trentaine, pull informe à grosses mailles, jean délavé qui fument dans leur propre boutique autant par goût que par amour de la transgression. Mais si, vous savez, le genre de libraires qui lisent des bouquins, peuvent vous conseiller autrement que par un « Y parait que c’est bien, lisez le! » et connaissent à la référence près tous leurs rayonnages.

Le recueil est concis et épuré. Les textes de Anne-Marie Beeckman sont beaux, inventifs et ont un pouvoir d’évocation tout à fait saisissant. L’auteur a réinterprété le mythe sans le trahir, ni sur le fond, ni sur la forme.

Juste une petite remarque.

Je pense qu’il est préférable pour apprécier au mieux l’inventivité et la qualité des textes de connaitre un peu ce mythe mésopotamien soit via l’article de Wikipedia, ou mieux via le livre du regretté Jean Bottéro qui en est la traduction française de référence .

Bonne lecture!

(Dédicace personnelle à Stéphane Mirambeau: merci pour la découverte +++)


Gilgames
Auteur : Beeckman, Anne-Marie
Editeur : P. Mainard – Nérac (Lot-et-Garonne)
Responsable : Anne-Marie Beeckman
Date de publication : 30/12/2008
EAN : 9782913751415
ISBN : 978-2-913751-41-5
Prix : 12,00 EUR
Reliure : Broché
Thème : Littérature Poésie
Genre : Oeuvres littéraires classiques



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Un ami du bout du Monde.

J’ai reçu aujourd’hui une carte de l’ami Zeclarr:



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C’est très sympa de recevoir une carte de Concordia, pour nous le fin fond du bout du monde, et aussi de pouvoir voir en vrai la fameuse flamme personnelle du bon Dr Zeclarr.


Tuez les tous…

Dieu reconnaitra les siens.

Grâce à Stéphane, j’ai découvert ce « point de vue » édifiant et manichéen de Martin Winkler dans les colonnes du journal « Le Monde ».

J’aime bien et je déteste bien ce confrère qui est aussi un auteur.

Comme tous les agitateurs, il est nécessaire pour faire avancer les choses. Il est le poil à gratter qui oblige à se poser des questions sur le « système », en l’espèce le système de santé.

Ma  réaction face à ses textes est stéréotypée, presque un réflexe médullaire: je lis, je me raidis sur ma chaise en me disant « Qu’est ce que c’est que ce tissu de conneries! », puis rageur, je réfléchi et trouve que dans le fond il a raison, puis je passe à autre chose.

Ce qu’il dit est toujours empreint de bon sens et je suis persuadé que Martin Winkler est un homme bien.

Il suffirait simplement qu’il soit moins caricatural, un peu moins gueulard.

Et là, tout le monde prendrait conscience que c’est un homme bien et qu’il est loin d’être un âne.

Mais son problème est qu’il ne semble pas pouvoir communiquer avec discernement, et sa malédiction est qu’il est persuadé que s’il le faisait, personne ne l’écouterait.

Il continue donc à braire dans son enclos.

Les passants l’entendent de loin, s’approchent, le trouvent sympa (qui ne trouverait pas un âne sympa?), mais s’éloignent finalement, incommodés par le bruit.

Ce ne sont pas les « élites » qui le bâillonnent, mais c’est son brait qui le rend inaudible.

Tout ce qui est exagéré est insignifiant.

C’est si vrai…

C’est dommage, car c’est vraiment un homme bien.

Je lui souhaite bonne chance pour ses aventures canadiennes, j’espère seulement que nos amis québécois sauront apprécier l’homme au delà du braillard franchouillard, caricature qu’il ne va pas manquer de leur évoquer (« Je me souviens » du « maudits français » qui m’avait fait tant rire à l’époque).

Quand je dis que j’aime bien Martin Winkler, ce n’est pas pour faire une figure de rhétorique.

Quand j’ai quitté mon poste d’assistant en 2004 (et oui, je suis un méchant hyperspécialisé, mais c’est moins grave car je ne suis plus un hospitalo-universitaire), j’ai voulu offrir un cadeau à mon patron.

Je voulais lui offrir quelque chose de personnel, afin de le remercier de m’avoir aidé à apprendre mon métier, d’avoir essayé de me transmettre sa rigueur et son honnêteté intellectuelle. Malgré ses défauts (qui n’en a pas?), j’ai toujours beaucoup de tendresse pour lui (mais c’est aussi vrai que je suis par nature soumis à l’autorité, puisque j’ai réussit P1).

Je lui ai offert un livre, pour moi l’objet noble entre tous.

Je lui ai offert « Les trois médecins » de Martin Winkler.

Je ne sais pas s’il l’a lu.