Une anecdote m’est revenue ce matin sur la formation des jeunes internes et les difficultés considérables auxquelles ils se heurtent au début de leur carrière.
Premier choix, un soin intensif cardiologique en CHU.
Mon assistant passait sa vie en salle de cathétérisme, le PH préparait l’agrégation, le patron était absent (et pour le coup, c’était tant mieux…), et mon co-interne était tout aussi inexpérimenté que moi.
Heureusement, les infirmières étaient aguerries.
Un système communiste s’est alors installé en douceur (c’est suffisamment rare pour être signalé) dans ces soins intensifs durant mes 3-4 premiers mois.
Je leur demandais ce qu’il fallait faire quand un patient arrivait. Avec mes connaissances théoriques, j’essayais de valider/d’améliorer ce qu’elles me proposaient, puis je signais la prescription collégiale.
Je n’étais pas interne des soins intensifs, mais secrétaire de la cellule des soins intensifs.
Ce fut une période très difficile dans ma vie de jeune médecin.

J’ai vécu exactement la même chose en soins intensifs pneumologiques, avec intubation à la volée par une interne de 2è semestre en médecine générale… Ce sont mes pires souvenirs de garde, je passais mon temps à redouter de tuer quelqu’un (jamais arrivé, heureusement!). Jamais plus ce stress, ça m’a dégoutée de l’urgence!
Au SAMU pareil, les ambulancières connaissaient mieux le job que moi qui tentait difficilement de ressortir de mes cases mémorielles toute la théorie en un minimum de temps!
Heu, mais pourquoi commencer par ça? Y a plus simple quand même! T’avais le choix?
Bah, je m’étais dit « autant commencer par le plus difficile ». Ça a été un peu dur mais formateur…
réponse :les fusées sont à l’est,les pacifistes à l’ouest§
tréve de plaisanterie :bon apprentissage du travail en équipe avec l’avantage de la protocolisation ancienne des thérapeutiques,le problème du diagnostic des complications des malades en place restait entier
autres temps autres moeurs mon patron demandait pour bagage préalable deux ans d’internat dont 6 mois de cardio avant de prendre ce type de galère
voir les patrons prendre les gardes sur place en 1983 lors de la première grève des internes a été un grand moment de rire mais ceux de toutes les réa ont vite cessé le mouvement de nuit il fallait laisser une chance aux patients tout le monde s’est souvenu jusqu’à sa mort du grand professeur machin en réa poly qui sous les yeux ébahis des fermières a joyeusement intubé ballonnet en haut!