Que de souvenirs!
Il représente un temps ou l’art avait le pas sur la technologie et où les symboles nationaux n’étaient pas encore voués aux gémonies.
Quel acteur, que ce « Pascal »! Sa filmographie est unique, il a participé à presque tous les films français de gangsters des années 70-80. Certes, son jeu était discret, puisqu’il était le plus souvent caché dans une mallette métallique, une sacoche en cuir, voire dans les coffres d’une banque (du moins, au début du film), mais l’ensemble du film tournait autour de lui, comme le bûcher autour de Sardanapale dans le tableau de Delacroix (son copain, le 100 Fr).Il avait une véritable « présence ».
Bon, dans la vie quotidienne, il ne servait pas beaucoup. Aucun commerçant ne l’acceptait, et son imposante valeur faciale rendait difficile l’achat des produits de la vie courante. Par contre, grosse popularité chez les gangsters (les vrais) et les brocanteurs. Ce gros billet, dans tous les sens du terme se mariait en effet très bien avec les Mercedes blanches, voire avec une petite pépée sur le siège passager.
Enfin, il a fait l’objet d’un scandale sans précédent:
Cinéma, grand banditisme, scandale politique, le « Pascal » est un mythe injustement oublié, c’est pourquoi je voulais lui consacrer cette petite note.



Que vaudrait-il maintenant, même pas cent euros ! Ces cent euros qui sont eux bien plus souvent acceptés par les commerçants.
je me rappelle un patient très vraisemblablement proxénète tirant un billet d’une liasse qui en comprenait au moins 50 pour me régler une épreuve d’effort (494 f à l’époque si je me souviens bien) heureusement pour lui il n’avait rien mais mon empathie de base avait fondu en un instant