BCB

Je me suis longtemps tâté avant de souscrire à l’abonnement annuel de 72€ (36€ pour les étudiants) pour avoir accès à l’ensemble des fonctionnalités de la BCB sur iPhone.

En France, la BCB (Banque Claude Bernard) est avec le Vidal, les deux principales banques de données sur le médicament (Medic France est encore très récent, et semble en effet pas beaucoup plus évolué qu’une liste de liens d’utilisation expressément non conviviale pour un coût probablement pharaonique. Ils ne connaissent pas Delicious, au ministère?).

Après, c’est un choix, les bleus ou les rouges, PC ou Mac, les Capulets ou les Montaigus, la barbe au dessus ou au dessous de la couverture…

Je n’ai d’affiliation avec aucun des deux, utilise l’un ou l’autre indifféremment (le CHU est rouge, la clinique est bleue, drôle, non?) et pas vraiment de préférence.

Par contre pour l’iPhone, la différence est de taille. Le Vidal ne propose pour l’instant que ses monographies de juin 2008, en ligne, sans aucune interaction possible (http://phone.vidal.fr), mais il semble qu’une application digne de ce nom sorte sous peu.

L’application BCB est bien plus complète, mise à jour régulièrement, et surtout, la banque de données a l’avantage d’être entièrement contenue dans l’appareil, donc disponible hors connexion.

Voici une petite visite:


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On va commencer par « Recherches »

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Les options de recherche sont pratiques et facilement accessibles

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Gros inconvénient de la BCB: si vous oubliez le tiret dans certains médicaments, vous ne les trouverez jamais (essayez donc de chercher Monotildiem)! Le Vidal est bien plus souple et ignore les tirets.

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La monographie est complète, sans fioriture. On tapote sur « Ajouter à l’ordonnance ».

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Je choisis un autre médicament, et je le rajoute à l’ordonnance.

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Soit on regarde d’emblée si il existe une interaction, soit on peut « créer » un patient virtuel pour voir si l’ordonnance lui « convient ». Je ne trouve pas cette dernière possibilité essentielle. Primo, car on doit pouvoir perdre beaucoup de temps à créer un patient polypathologique, secundo, je n’imagine pas que l’on puisse prescrire un médicament sans avoir attentivement lu les contre-indications et les précautions d’emploi dans la monographie. Mais comme je vous fais la visite, on va se créer un patient, une patiente en l’occurrence:

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J’ai pris une femme enceinte à 24 SA…

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… insuffisante rénale (petit clin d’œil à mon néphrologue favori)

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Puis on contrôle l’ordonnance:

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Évidemment, j’ai bien chargé la barque…


J’aime beaucoup l’utilisation des monographies indépendamment d’un accès à internet, et la possibilité de tester les interactions entre plusieurs médicaments. Je trouve inutile la création d’un patient virtuel. Enfin, une interface un tout petit peu moins calviniste serait appréciable. Ah oui, je suis un peu tatillon, mais il y a une coquille à « insuffisance rénale aiguë » qui devient « insuffisance rénale aiguü »