Dans la brume électrique (livre)

Je viens de terminer “Dans la brume électrique” de James Lee Burke.

Sachant que je m’y suis réellement mis hier après-midi, vous pouvez imaginer que j’ai eu du mal à m’en détacher.

C’est un roman noir classique (peut-être un peu trop) se déroulant dans une Louisiane telle qu’on peut se l’imaginer via le prisme des nombreuses œuvres dont elle sert de décor. On y trouve donc:

  • un « vieux » flic alcoolique repenti mais hanté par ses démons, meurtri par la vie, notamment le Viet-Nam et la mort brutale de sa première femme
  • une chaleur moite entrecoupée d’orages violents, provoquant des poussées de désirs plus ou moins troubles chez tout le monde
  • des tas de cajuns dégénérés aux patronymes français qui se gavent de bière et d’écrevisses toute la journée, et qui, peut-être du fait de ce régime et de la consanguinité, causent avec un accent bizarre (même dans un bouquin traduit en français)
  • des bayous pleins d’alligators, et de trucs en décomposition
  • de vieux noirs qui parlent par énigmes, le regard perdu au loin (heureusement, sinon, on aurait eu le nom du coupable dès les premiers chapitres)
  • une histoire de morts qui rendent visite aux vivants et qui parlent aussi par énigmes (même remarque)
  • des notables faisant pression sur le patron du héros pour qu’il cesse d’importuner une ordure, certes, mais une ordure qui leur rapporte de l’argent (même remarque)
  • des flics pourris qui mettent des bâtons dans les roues du héros pour l’empêcher de mettre à jour leurs turpitudes (même remarque)

Je ne sais pas si c’est la réalité, mais c’est ce qu’on s’attend à trouver dans un roman noir se situant en Louisiane, et sur ce point, donc, James Lee Burke ne déçoit pas.

Hormis cette constante impression de déjà-vu, ce bouquin est remarquablement écrit et construit, et je ne m’y suis pas ennuyé une seconde.

Je me tâte pour aller voir le film.

Certains parmi vous l’ont vu?