Nouveau mot

Aujourd’hui, j’ai eu la chance de tomber sur un amateur de champignons, 78 ans, bon pied et bon œil qui court les collines pour satisfaire sa passion.

Je ne connais rien aux champignons, par goût et aussi car contrairement aux pharmaciens, notre formation est totalement muette sur le sujet.

On parlait d’une intoxication dramatique qui est survenue dans la région en début d’année et nous avons un peu dévié sur les effets toxiques de certaines espèces.

Il m’a alors parlé du « Syndrome coprinien » qu’il a expérimenté un jour, il y a bien longtemps.

A l’époque, pour impressionner sa belle qui l’avait pourtant mis en garde, il avait consommé un verre de cognac après avoir dégusté (il m’a dit que c’est très bon) un coprin.

Il m’a dit qu’il avait alors regretté amèrement et m’a décrit un magnifique effet antabuse.

Ce qui est fascinant dans cette histoire, c’est que ce coprin est bon et parfaitement sans danger, à moins de consommer de l’alcool, même de 3 à 5 jours après l’ingestion.

Après son départ, j’ai fait quelques recherches, et j’ai découvert le monde merveilleux de la mycotoxicologie. Cela ne m’a pas particulièrement donné envie de manger des champignons, mais quel sujet passionnant!

(j’ai toujours aimé la toxicologie pendant mes stages aux urgences et à l’époque, j’adorais ce bouquin…).

Auteur : Jean-Marie Vailloud

Cardiologue de formation, je suis aussi l'administrateur du blog Grange Blanche.

13 thoughts on “Nouveau mot”

  1. m’en rappelle plus très bien mais ça doit être sur plusieurs années universitaires – la 2 et la 3 peut-être. à hauteur de 3h/ semaine sur un semestre en TP. mais je suis plus tout à fait sûr de moi là! c’est pas non plus la matière qui me transcendait.

  2. les champignons c’était ma passion, au début j’allais embêter le pharmacien du coin pour identification de certains mais il n’aimait pas alors j’ai arrêté et me suis contenté des sûrs. je m’étais promis de m’inscrire à une société mycologique à ma retraite il parait qu’ils font des repas entiers de champignons !

  3. De mémoire, 3e année pharma pour les « champi des bois » avec randonnées / TP avec le prof de myco pour apprentissage in situ et after-omelette.
    Bon après (4e année ?) : beaucoup moins fun et appétissant avec les « champi des hommes »:/

  4. La mycologie pour moi c’était uniquement en 4éme année au premier semestre. Je me rappelle encore de la galère que c’était d’avoir à apprendre les noms en latins et en français!!!!

    Plus des Tp, une balade en foret et un examen de reconnaissance.

    Par contre il me semble qu’il y a e 5éme année des cours réservé à la filière officine…

    C’était hyperinteressant, en particulier le cours sur les champignons hallucinogenes…

  5. évitez aussi le pied bleu mal cuit ou cru !
    quant à apporter des champignons chez le pharmacien pour détermination : bof bof bof. il a tout oublié de ses cours quand il achète sa pharmacie. trouvez un papy du coin, c’est plus sûr !

  6. Le pharmacien des campagnes connait en général parfaitement ces champignons contrairement au pharmacien des villes!!! (Pour avoir travaillé dans les 2, c’est flagrant. En Pharmacie de ville, en 1 ans j’ai pas plus d’une demande de renseignement… a la campagne, c’était 10/jour….)

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