Télémédecine

Ce pont de la Toussaint a été interminable: femme et enfants au loin et d’astreinte avec 2 patients « chauds » à la clinique.

J’en ai d’ailleurs évacué un.

L’autre avait un souci de rythme cardiaque, une fibrillation auriculaire très rapide, ce qui était très inopportun étant donné par ailleurs la sévérité de son état cardiaque.

Malgré la présence d’un médecin sur place, je me demandais comment pouvoir surveiller le rythme de mon patient sans traverser la ville à chaque fois.

C’est une infirmière qui a eu le déclic: on va lui faire un ECG, matin et soir, le prendre en photo et te l’envoyer par MMS!

Aussitôt dit, aussitôt fait!

En plus, je riais dans ma barbe en pensant au débat qui enflamme le web sur la #télémédecine depuis quelques jours.

Et bien, j’allais en faire!

Après 24 heures, son rythme revient en sinusal, mais la surveillance se poursuit consciencieusement:

Photobucket

Ce n’est qu’un fragment de la photo envoyée. Sa taille réelle étant de 1064*768 pixels, ce qui couvre l’ensemble du tracé.

Comme vous pouvez le constater sur cet échantillon, on peut très bien analyser l’ECG. Bien entendu, j’appelais la clinique et les infirmières me donnaient aussi une foultitude d’autres détails cliniques capitaux. C’est un truisme, mais il n’en a que plus de valeur: la confiance mutuelle IDE/médecin est un bien totalement et définitivement inestimable.

Hier soir, je n’étais plus inquiet du tout, et heureusement, car l’équipe a changé, et le moins que l’on puisse dire est que le téléphone portable de la nouvelle équipe est légèrement sub-optimal en ce qui concerne son appareil photo:

Photobucket

Taille réelle. Mouhahahahaha

Bon, hier au soir, au téléphone, cette photo nous a valu bien 5 minutes de fou-rire parfaitement incontrôlable avant de pouvoir parler de choses sérieuses.

Ce matin, le patient se porte comme un charme.

Vive la télémédecine!

(enfin, surtout vive les infirmières)