Un article du NYT raconte la « naissance » de la lignée cellulaire HeLa dont l’immortalité a rendu son emploi courant en recherche fondamentale.
La femme à l’origine de cette lignée s’appelait Henrietta Lacks (et non Helen Lane, pseudonyme utilisé pour préserver son anonymat) et elle est décédée en 1951 d’un cancer du col de l’utérus, celui-là même à l’origine des cellules HeLa.
A l’époque, la bioéthique n’existait pas et Henrietta était noire. L’utilisation de ses cellules cancéreuses s’est donc faite sans son consentement, ni même sa connaissance, ni ceux de ses descendants.
L’article raconte comment sa fille a découvert la destinée du cancer du col de sa mère.
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A Lasting Gift to Medicine That Wasn’t Really a Gift. By Denise Grady. The New York Times. Published: February 2, 2010

Après 59 ans les HeLa actuellement utilisées ne doivent pas trop ressembler aux HeLa de la patiente. Finalement le chercheur qui a dérivé la lignée a fourni une forme d’immortalité à cette patiente. C’est étonnant non, morte mais toujours vivante dans des labo répartis au quatre coins du monde…
Je ne sais pas si ce sont les « mêmes » qu’il y a 59 ans où si les variations génétiques ont tout chamboulé.
Quoi qu’il en soit, le gène qui code l’immortalité de la lignée semble toujours être là…
Il semblerai que la lignée est un génome stable. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9892199?itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_RVDocSum&ordinalpos=27 . EN tout cas, sur le caryotype cité dans wikipedia 82 chromosomes, c’est pas vraiment très humain comme nombre de chromosomes. L’immortalité a un prix.
Pour le gène de l’immortalité, c’est la télomérase, ça valait bien un nobel…