Un glorieux passé militaire…

Oulàà, je n’aimerais pas me retrouver droit dans les bottes de ce démocrate qui depuis des années fait croire qu’il a fait le Vietnam, notamment bien sûr au cours des discours prononcés devant des vétérans…

Comme le plus souvent dans ce fabuleux journal, le NYT lui règle son compte en 3 pages, sans bavure ni effet de manche.

Cette histoire m’a rappelé les 3 dispenses que j’ai reçues quasiment la même semaine, à l’issue de plusieurs mois de procédures pour éviter ces très inutiles (pour les médecins, en tout cas) 12 mois de service national.

Presque tous mes confrères, notamment cardiologues, ont des histoires biscornues de maladies rythmiques graves et difficiles à dépister, qui auraient rendu leur incorporation dangereuse.

J’avais à l’époque opté pour jouer la montre (on était très proche de la fin officiel du service national) mais avec une pathologie simple. Comme je suis un peu atopique, j’ai parié sur un asthme. J’ai surtout eu de la chance, car je présume que durant les derniers mois, le Service de Santé des Armées était moins avide de jeunes recrues internes.

Néanmoins, à la fin, j’avais presque développé un asthme allergique, et je faisais de véritables (et très pénibles) crises que je n’ai jamais plus eues depuis. D’ailleurs le test à la métacholine était resté désespérément négatif….

Cette exemple personnel m’a édifié définitivement sur la puissance du psychisme.

 

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Candidate’s Words on Vietnam Service Differ From History. By Raymond Hernandez. The New York Times. Published: May 17, 2010.

Auteur : Jean-Marie Vailloud

Cardiologue de formation, je suis aussi l'administrateur du blog Grange Blanche.

7 thoughts on “Un glorieux passé militaire…”

  1. « Cette exemple personnel m’a édifié définitivement sur la puissance du psychisme »
    Tu prêches un convaincu…

  2. Considérant à quel point la seule Journée d’Appel m’a cassé les bonbons, je ne peux pas imaginer ce qu’auraient été 12 mois de service.

    Le plaisir d’être né après 79.

  3. Un pote qui avait l’oreille absolue a simulé une surdité totale dans une bande de fréquences très précise (plus facile à faire que de simuler une surdité totale). J’avais passé des heures à l’entrainer à vaincre l’espèce de réflexe à la con qui fait tourner les yeux du côté où vient le son…

    Personnellement j’ai opté pour la coopération. Me suis fait chier les 3 premières semaines de classes, mais après, j’ai bien voyagé, j’ai bossé sur des projets sympas, j’ai acquis de l’expérience professionnelle… Bref j’en ai plutôt un bon souvenir.

  4. Le mieux, c’est les classes, totale régression, combat de polochons, bataille de poubelles, attaques des pharmaciens toutes les nuits.Apprendre à tirer au pistolet, très utile dans la vie courante de l’hopital, courses d’orientation, la vraie colo. Le seul truc énervant, marcher au pas, j’y suis pas arrivé, dispensé de défilé du coup.
    Par contre j’ai détesté la mentalité des militaires, mais vraiment détesté. Je me suis dis que la médecine militaire c’est comme la musique militaire. C’est assez édifiant, quand un collégue te force à faire quelques choses parcequ’il est plus gradé que toi, alors que c’est manifestement une connerie. J’ai vraiment eu du mal.

  5. « Pourquoi Dieu a t’il donné un cerveau aux militaires puisque pour marcher aux pas,une moelle épinière leur suffit! » [Einstein]

    Stéphane, vous savez maintenant pourquoi vous n’y arriviez pas, vous aviez un organe en trop :p

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