Google Buzz

Ouuuuuh, c’est pénible ce Google Buzz!

Je ne parle pas de son ergonomie ni des soucis de divulgation de données personnelles, ni de la pierre supplémentaire apportée à l’édifice de l’omniprésence de Google sur la toile, ni des petits soucis pointés par David Pogue du NYT.

Le problème est que ça fait un média social de plus, encore un.

J’utilise les médias sociaux comme un focale pour concentrer des informations, plus ou moins pertinentes certes, mais des informations quand même.

De ce point de vue, l’intégration entre les médias sociaux est intéressante. J’aime bien quand une note d’un blog que je suis m’est signalée par Twitter. Ça fait un peu doublon avec Netvibes, mais ça me aussi permet de découvrir des notes de blogs que je ne connais pas via la fonction RT de Twitter.

J’ai donc connecté mon blog et mon compte delicious sur mon compte Twitter.

Mais Google Buzz, c’est encore un média social, encore un, à connecter, à intégrer, à suivre.

On en arrive à des situations ubuesques.

Par exemple, je suis @DrVes, qui soit dit en passant doit avoir des journées de 120h entre le soin aux malades et son activité colossale sur tous les médias sociaux de la toile. Je ne suis pas son voisin, sinon je suis persuadé que je pourrais aussi recevoir des messages par pigeons voyageurs de sa part.

Il y a quelques jours, j’ai remonté un de ses tweets qui m’a conduit sur une note de son Google Buzz qui m’a ramené sur Tweeter, au même point. L’automatisation des taches a créé une ébauche de mouvement social sans fin (de quoi faire rêver la CGT) tout à fait fascinante.

Diffuser l’information, la concentrer, d’accord, mais la diffracter, bof.

C’est d’autant plus paradoxal que les médias sociaux ont largement simplifié la recherche d’informations pertinentes via la mise en place de veilles documentaires (ou non). Mais cette focalisation de données est de plus en plus gênée par cette diffraction (aucun intérêt de lire la même info diffusée sur un blog, Twitter, Facebook, Foursquare, Google Buzz, un message électronique émis par une liste de diffusion, Netvibes, un pigeon voyageur, Delicious, un flux RSS Pubmed, Tic et Tac…) et la perte de focalisation puisqu’il faudrait suivre tous ces médias  (par définition une focale est focalisée).

Ainsi, si vous avez aimé cette note, vous allez pouvoir:

  • la lier
  • la tweeter/re-tweeter
  • la facebooquer
  • la tic-et-taquer
  • la foursquarer
  • la delciouser
  • la buzzer
  • la pigeon-voyageuriser
  • la mailer, la forwarder…

Les solutions pour focaliser les focales se développent, mais attention, ça va brûler l’écran!


Photobucket

(Mirror Labyrinth, de Jeppe Hein)

Auteur : Jean-Marie Vailloud

Cardiologue de formation, je suis aussi l'administrateur du blog Grange Blanche.

2 thoughts on “Google Buzz”

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