Le début de la fin…

… pour les revues médicales et l’impact factor?

Via un tweet de Andrew Spong, j’ai découvert ce petit texte qui pronostique la fin du système de l’impact factor, et par conséquence des revues médicales scientifiques.

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Rassurez-vous, Cardiologie Pratique ne risque rien. Enfin, pas de ce point de vue là, en tout cas.

J’ai bien envie d’y croire, à cette prédiction, peut-être ira-t-on vers plus de transparence (le mot est très à la mode, on se doit de le ressortir une fois par heure, au moins) avec des mesures peut-être plus objectives ?

Que dire aussi de ce glissement annoncé: ce n’est plus le journal qui va faire la valeur d’un article (même si une certaine réciproque existe), mais la valeur intrinsèque de l’article lui-même ?

Bien entendu, l’auteur de cet article appartient aux instances de PLoS, et il a trouvé beaucoup de bienveillance dans mon oreille de sympathisant de ce système.

Stéphane, Yann (entre deux couches) et les autres, qu’en pensez-vous?

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Aucun rapport, mais j’y ai repensé en écrivant le terme « sympathisant »:un ami médecin UMP et deux autres médecins de la région (que je ne connais pas, mais on me l’a raconté) ont été « convoqués » (le terme a été prononcé) par un coup de téléphone parisien datant de la fin de semaine dernière à assister au discours présidentiel d’hier devant des professionnels de santé.

Première remarque: bien qu’encarté, je n’ai pas été convoqué, je suis vraiment un moins que rien. Mais ce n’est peut-être pas si mal si l’on analyse l’échelle de valeurs utilisée.

Deuxième remarque: ils se sont rendu compte au dernier moment que la salle allait être vide ? Pas bon pour l’image au 20h.

Plug In Baby.

Nostalgie

Aaaaaah, Lyon-Nord, l’amphi Hermann et ses P1…

90-91 et 91-92, ça commence à faire loin.

Mais ça n’a pas changé d’un iota.

Santards, une chanson! Ils n’ont pas d’organes…

Les éléphants…





Pogner la grippe mexcaine.

Merci Nine pour cette fabuleuse vidéo où l’on voit André Arthur parler de la grippe A H1N1.

Je ne connaissais pas André Arthur, mais Wikipedia a un peu éclairé ma lanterne.

Le fond très café du commerce, voire un peu poujadiste m’a fait sourire, mais pas tant que ça car je suis totalement perplexe devant cette grippe et les réactions totalement irrationnelles qu’elle déclenche.

Heureusement, peu de patients me demandent ce que j’en pense. Ma réponse est toujours la même: je ne sais pas et non, je ne me suis pas fait vacciner.

Ce qui est terrible dans cette histoire, c’est qu’elle se terminera plus ou moins mal de toute façon.

Première option, il ne se passe rien ou pas grand chose, le gouvernement et les responsables médicaux se sont ridiculisés, 1.5 milliard d’euros dilapidés alors qu’on en aurait bien besoin… C’est un moindre mal, mais un boulevard laissé à toutes les théories du complot, aux mouvements sectaires… Bref, à tout un tas de gens qui ne gagnent pas à être connus.

Deuxième option, la pire, grosse deuxième vague (la première est déjà passée, il paraît). Je ne suis pas certain que les mesures instaurées, notamment à cause de l’arrivée tardive des vaccins et du bordel organisationnel dûment accrédité qui règne dans notre pays soient réellement efficaces. Et là, tout le monde va souffrir: morts, ruées vers les centres de vaccination… Et là aussi, perte de crédit pour les professionnels de santé, mais pour les sans grades, cette fois-ci.

La forme est excellentissime.

J’adore ce parler québécois qui me rappelle de si bons souvenirs: pantoute, pogner, la grippe « mexcaine », les matantes…

Montréal 1997, c’est si loin.

Qu’est-ce que je regrette ne pas y être retourné, ou même avoir la possibilité proche de le faire.

Mon Dieu, comme j’aime ce pays et ses habitants.