Casus belli

Le SNSMCV, le syndicat de cardiologues est très en colère, et il le fait savoir dans le dernier numéro de sa revue, « Le Cardiologue« .

Il y a des étincelles qui sortent de ce numéro!

Retenez-moi, ou je vais faire un malheur!

Voyez plutôt:

Nous, cardiologues, on a aussi les boules car on n’aime pas non plus les génériques:

Par contre, on aime bien les produits innovants de l’industrie pharmaceutique qui font de la pub dans notre revue:

C’est que du bon, que de la qualité:

  • Brilique® (Astra-Zeneca), ASMR IV
  • Pradaxa® (Boehringer Ingelheim), ASMR V

Autre gage de qualité et de sérieux, c’est Servier qui finance nos Quotidiens de l’AHA depuis pas mal d’années.

On aime bien aussi Harousseau, le patron de la HAS (même si on lit pas les avis de sa Commission de la Transparence…):

(Pour connaître la suite de cette histoire de liens d’intérêts oubliés: La déclaration finale des liens d’intérêt du Pr Harousseau, et un entretien qu’il a donné au Pharmacien de France en juin 2011.)

On aime bien aussi les gens qui ont du tact et de la mesure (jolie référence, n’est-ce pas, Mouhahahahaha):
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Cave Canem

J’ai raconté rapidement cette histoire hier sur Twitter, mais je crois qu’elle mérite qu’on enfonce le clou.

Il s’agit donc d’une femme d’environ 75 ans, coronarienne, avec un antécédent de fibrillation atriale.

Elle est sous aspirine, clopidogrel, et dabigatran (Pradaxa) 150*2.

Et voilà son bilan:

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Il ne lui est rien arrivé « d’hémorragique », mais ce cas illustre que l’on peut faire vraiment n’importe quoi avec les nouveaux anticoagulants.

Pourtant, ce ne sont pas des bonbons à distribuer larga manu.

Ces derniers doivent être prescrits en conscience, après avoir bien pesé la balance risque/bénéfice, éliminé les contre-indications et regardé les interactions.

Pour mémoire:

Le point d’information de l’ANSM du 26/04/2012

Synthèse d’avis et Fiche de bon usage des médicaments pour le Pradaxa (HAS, février 2012).