Je viens de terminer l’œuvre de John Kennedy Toole et je relis les commentaires que certains parmi vous avaient faits en juin dernier.
Difficile à classer ce bouquin, et en effet impossible à résumer.
J’ai eu un peu de mal à progresser dans les catastrophes d’ampleur nucleyère que ne manque pas de provoquer le moindre fait, geste ou parole du héros Ignatius Jacques Reilly.
Le récit est très (trop?) touffu et il faut s’accrocher pour traverser les délires qu’Ignatius couche sur ses cahiers Big Chief et savourer l’apothéose finale qui débute quand ce dernier se rend à la soirée de Dorian Greene. Je crois aussi que ce qui ma gêné dans ce roman, est l’impossibilité de m’identifier à Ignatius qui est parfaitement hors du commun.
D’un autre côté, depuis hier, les formidables imprécations de Ignatius sur le bon goût, la décence, la théologie et la géométrie me manquent.
A lire, ce bouquin se mérite.
Ignatius amuse quelques chapitres, puis lasse vite. Un personnage décalé se doit d’être imprévisible, or Ignatius, comme tout grand paranoïaque, est parfaitement prévisible. Un personnage à garder dans un coin de sa polyconscience… pour y mettre de temps en temps le bazar.
Bah, tu aurais pu prévoir qu’il allait vouloir débaucher un groupe de grandes folles du gay Nouvelle Orléans pour partir à la conquête du Monde ?
Un livre pris en bas de ma pile de livre à lire et qui y est resté longtemps sous prétexte qu’il m’avait été conseillée par une collègue de bureau à ma mère. Si j’avais su, je l’aurais mis bien au dessus ! Ce livre dresse une galerie de personnages hauts en couleur qui se croisent pour un récit épique autour d’un anti-héros incompris qui n’a rien pour plaire mais qui fascine à chaque page et nous donne envie de suivre ses histoires ou les galères s’enchainent jusqu’à leur paroxysme à mesure que les imbéciles y rajoutent leur touche personnelle.