Pas envie, pas envie, pas envie

Ma dernière semaine de vacances, je n’avais pas envie de reprendre le travail, mais pas envie du tout. Rien que de très banal… Puis la reprise effective a été un peu difficile dans le chaos estival qui règne dans les hôpitaux et les cliniques. La rigueur fond au soleil, mais il n’y en a pas tant que cela. Ce sont surtout les effectifs médicaux qui fondent. Tout ce qui devrait être systématique et naturel ne l’est plus, et les rouages de la machine se grippent encore un peu plus. Puis les premiers têtes à têtes avec des patients ont éclairé mon morne début de semaine. Pas que des patients agréables, en plus, mais de retrouver la sensation de l’interrogatoire qui est bien plus policier que dans n’importe quel commissariat, d’entendre à nouveau le toum-ta en tenant d’une main ferme mon stéthoscope, prendre tout bêtement la tension, mais aussi des décisions parfois cornéliennes (anticoagulant ou pas pour une fibrillation auriculaire à haut risque chez un patient ayant un cancer du poumon bien saignant?) m’ont fait un bien fou et m’ont fait revivre. Les vacances, ça fait du bien, c’est nécessaire pour recharger les batteries, mais elle ne me procureront jamais autant de plaisir que de soigner. Si seulement il n’y avait pas tous les impedimenta, la vie serait vraiment merveilleuse.

Détail de l’archivolte (merci Wikipedia) de la Cathédrale Sainte-Marie d’Oloron.

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