Consultation à l’hôpital.
Premier patient (une patiente)
Bonjour! Qu’est-ce qui vous amène?
?? Romanian, pas parler français
Ah, super!
Second patient.
Bonjour! Qu’est-ce qui vous amène?
?? Armenian, très peu français
Ah, super!
Troisième patient (une patiente)
Bonjour! Qu’est-ce qui vous amène?
?? (francophone mais complètement sourdingue)
Ah, super!
…
Pour le patient arménien, j’ai tenté un timide intchbess ess (comment ça va?) ? Mais comme toujours dans ces cas, il a pensé se trouver en face d’un locuteur arménien et a commencé un long monologue auquel je n’ai bien entendu rien compris. Après, j’ai eu toutes les peines du monde pour arrêter le flot et lui faire comprendre que je ne savais dire que intchbess ess ! En remerciement, il m’en a appris deux autres: Barev (bonjour) et ts’tesutyun (au revoir).
Il y a 2-3 semaines, j’ai aussi vu un patient pakistanais ne parlant qu’ourdou. Heureusement que son accompagnateur, un indien serveur dans un restaurant….indien, était parfaitement francophone. Et ce d’autant plus que je vais devoir adresser ce patient en chirurgie cardiaque pour un remplacement valvulaire aortique pour une insuffisance aortique massive…
La mondialisation en médecine n’a pas que du bon!

toujours pour rire de mémoire la mise à disposition d’une liste d’interprètes en intrahospitalier et en externe a du faire partie des items de l’accréditation on nous avait demandé nos compétences résultat affiché anglais:tous les médecins l’arménien y était l’ourdou c’est plus dur je propose bien sur de persécuter la qualiticienne :qu’elle fasse la liste! en ce moment j’ai des soucis avec les tchetchènes parlant mal russe …
Ça me rappelle mes étudiants chinois et vietnamiens. Certains, sans doute par politesse asiatique et peur d’être ridicules, n’osent pas poser de questions alors qu’ils boivent le bouillon.
DM: je pense surtout qu’en Asie, on n’interrompt pas le professeur et on ne lui pose pas de question. Une question serait une insulte puisqu’elle sous-entendrait que le cours n’était pas limpide.
Amélie Nothomb en parle d’ailleurs dans un de ses livres. Apprenant le Japonais, elle posait souvent des questions et avait fini par se faire rabrouer violemment.