Le Roi des Aulnes (3)

Vous avez cru découvrir dans l’Allemagne le pays des essences pures où tout ce qui se passe est symbole, tout ce qui se passe parabole. Et vous avez raison. D’ailleurs, un homme marqué par le destin est voué fatalement à finir en Allemagne, comme un papillon qui tournoie dans la nuit finit toujours par trouver la source de lumière qui l’enivre et le tue. Mais il vous reste beaucoup à apprendre. Jusqu’ici vous avez découvert des signes sur les choses, comme les lettres et les chiffres qu’on lit sur une borne. Ce n’est que la forme faible de l’existence symbolique. Mais n’allez pas croire que les signes soient toujours d’inoffensives et faibles abstractions. Les signes sont forts, Tiffauges, ce sont eux qui vous ont amené ici. Les signes sont irritables. Le symbole bafoué devient diabole. Centre de lumière et de concorde, il se fait puissance de ténèbres et de déchirement.

Le Roi des Aulnes (1970).

Gallimard.

Michel Tournier.


Combien tu as fait, Stéphane?

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Encore un magnifique cas clinique interactif du NEJM.

Il était difficile, celui-là (en tout cas pour un cardio de base).

En parlant de iatrogénie, un article du Monde parle du Médiator ce matin, et pas en bien, vous pouvez bien l’imaginer.

L’article cite le Dr Irène Frachon qui a eu la gentillesse de me faire parvenir son livre dédicacé, « Médiator 150 mg. Sous-titre censuré » .

C’est le prochain sur ma liste de lecture.