Appel à candidatures

J’ai découvert ce soir grâce à Jean-Jacques Fraslin l’appel à candidatures de l’ANSM qui recherche des experts pour ses groupes de travail et ses commissions.

J’ai vu avec plaisir que mon groupe a survécu à la tempête. Je vais de nouveau y postuler, et si ils veulent encore de moi, j’en serais ravi.

En fait, ce que je voulais surtout dire ce soir, c’est de ne pas hésiter à franchir le pas.

Il ne faut pas se sentir intimidé, l’Agence a toujours recherché des cliniciens de base, dont je suis, afin d’apporter une connaissance de terrain. Les évaluateurs ne vont pas regarder votre candidature avec dédain, même si votre épreuve de titre est aussi rachitique que la mienne.

Être expert-titulaire peut dévorer les samedis-dimanches en recherches/rédaction, est chronophage si vous résidez loin de Paris, fort mal payé et induit un certain stress en fonction des dossiers qu’on vous demande de traiter/présenter.

Cette expérience personnelle est fabuleuse d’un point de vue humain et professionnel.

Humain car vous travaillez pour la collectivité, au sens noble du service public. Et professionnel car la rencontre avec d’autres professionnels de santé dont les domaines de compétences sont très éloignés du votre ne peut qu’être enrichissante.

J’y ai rencontré des gens fabuleux, qui m’ont beaucoup appris et permis d’améliorer ma pratique quotidienne. J’espère qu’en retour je leur ai apporté quelque chose. Chacun de nous a mis du sien dans une proportion plus ou moins importante dans chaque avis rendu. Nous avons tous façonné les décisions du groupe afin qu’elles soient les meilleures, dans le respect des autres et toujours pour le bien du patient. En trois ans, dans mon groupe de travail, je n’ai jamais vu d’autre préoccupation que d’assurer la sécurité du patient, jamais.

Tous nos avis ont été rendus pour tendre vers ce seul but.

Si vous êtes curieux et travailleur, je pense que vous avez l’essentiel.

Je crois aussi qu’il faut être modeste et à l’écoute des autres pour être un bon expert.

Voilà, je crois que j’ai dit l’essentiel…

Engagez-vous!

20120701-081537.jpg

Conduis à l’oreille!

C’était l’objurgation (je n’avais jamais écrit ce mot avant) bougonne de mon grand-père quand il m’a donné mes premières leçons de conduite.

Conduis à l’oreille! Ne regarde pas le compte-tours, passe tes vitesses en fonction du bruit du moteur…

J’ai retenu ses leçons et j’ai toujours essayé de conduire en visant le bruit de moteur le plus harmonieux. Une conduite auscultatoire, en somme. Je déteste les sur et sous-régimes et me mords la lèvre quand je passe une vitesse trop tôt ou trop tard.

À part ça, j’ai toujours eu de petites urbaines (une Corsa puis plusieurs Yaris) et je considère la voiture comme purement utilitaire pour aller d’un point A à un point B.

Le concept de voiture hybride m’a toujours plu d’un point de vue théorique, pas tellement pour ses intérêts écologiques ou économiques. Mais la Prius de Toyota qui fut une pionnière me semblait démesurée pour une utilisation urbaine et par rapport à mes voitures précédentes. Faire un long tour dans la Prius de celui-qui-se-reconnaîtra et en parler avec lui (merci+++) m’a conforté dans l’idée que le système hybride était souple, et permettait une conduite agréable. Mais que en effet cette voiture est un paquebot.

Puis Toyota a sorti une Yaris Hybride.

J’ai sauté sur l’occasion et je l’ai commandée, sans lire les essais, ni même l’essayer. Ça, c’est de la confiance! Bon, d’un autre côté, Toyota, c’est pas le grand saut dans le vide…

Depuis que je l’ai récupérée, j’ai lu et ce matin je l’ai essayée tranquillement.

D’abord les essais des professionnels de la profession:

Ces essais largement concordants me semblent intéressants, même si je ne suis pas d’accord sur quelques points.

Commençons par le plus simple. Sur autoroute, c’est une voiture « normale ». Elle n’est pas particulièrement silencieuse, comme toutes les Yaris (qui ne sont pas de grandes routières…), mais n’est pas poussive comme je l’avais craint. Passer aux péages, ou faire la queue pour y passer y devient presque un plaisir, j’y reviendrai. Donc, très bonne surprise.

Sur les petites routes des Alpilles, elle peine un peu en montée. Par ailleurs, le moteur fait le fameux bruit que certains ont comparé à une machine à café en grains, qui pour moi est plutôt turbinoïde, quand on appuie un peu sur l’accélérateur pour faire avancer la bête.

Dans les petits villages, comme Mouriès, la conduite est un délice. La voiture avance à 30 ou 50 en émettant seulement le bruit de ses pneus. On profite du paysage tout en détaillant les harmonies subtiles de The Boxer de Paul Simon. En fin de village, petite accélération pour atteindre les 90, bruit turbinoïde. Une fois que la vitesse est stabilisée, le bruit disparaît.

Ce bruit n’est pas assourdissant comme je l’ai lu dans certaines critiques. Mais il est dysharmonieux, c’est pour cela que j’ai évoqué mon grand-père en début de note. Et malheureusement pour lui (le bruit, pas mon grand-père), il se remarque car il fait suite au silence de la motorisation électrique. C’est pas de chance, ce bruit pas très agréable est de faible intensité, mais il est monté en épingle (à cheveux) par le silence qui le précède.

En ville, la conduite est aussi agréable que dans les petits villages, mais comme la vitesse est limitée à 50, le bruit est très limité. La grande force de cette voiture est dans les embouteillages en ville ou avant un péage d’autoroute. Cul contre cul, la motorisation est exclusivement électrique. Pas d’embrayage, un frein, un accélérateur, un confort de conduite incroyable, consommation d’essence nulle, le rêve.

Je ne me suis pas encore intéressé à ma consommation en ville. Ce matin, entre Les Baux et Marseille intra-muros, 86 km (autoroute surtout, un peu de petites routes et de ville), 5l/100km avec la clim et en déconnectant le Mode Eco.

L’intérieur, notamment les compteurs surlignés de lumière bleue, est très très sympa (mais j’adore le bleu). La caméra de recul est parfaite.

L’écran tactile est à des années lumières d’un iPad en terme de qualité d’image, de toucher et d’ergonomie intuitive, mais bon, il fait son boulot honnêtement. La clim est nettement meilleure que celle de ma précédente Yaris.

Beaucoup critiquent la qualité des plastiques. C’est une Yaris, pas une Golf, et le prix payé l’est pour la motorisation hybride, pas pour les plastiques. Néanmoins, je trouve l’ensemble de bonne qualité, à l’exception notable de la fermeture de la boite à gants qui ne fait vraiment pas rêver. À quelque chose malheur est bon, l’incongruence de la fermeture permet de laisser passer le fil de connexion USB de mon iPhone.

Quelle idée aussi de mettre la connectique (port USB et prise jack) au fin fond de la boite à gants, qui plus est, sans gouttières de sortie??? Mouhahahahahahaha!

La carrosserie extérieure et ses lignes soignées sont superbes, surtout en robe noire.

Au total, absolument aucun regret, j’aime beaucoup ma nouvelle titine.

Le seul point noir est le bruit turbinoïde. Je ne parle pas du léger manque de punch qui est inhérent à la philosophie hybride. Il faut être zen pour la conduire avec plaisir.

Par contre, si j’ai un seul conseil, qui est un truisme, sauf pour moi qui suis parfois très irrationnel, essayez-la avant de l’acheter.

C’est le genre de modèle qui ne laisse pas indifférent, on peut facilement aimer ou détester.

°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°

Petit ajout, Marseille intra muros avec ses côtes et ses pentes, c’est 5l/100 aussi:

Actualités en pharmacovigilance

La pharmacovigilance est un point critique de notre système de santé, je ne vais pas vous pondre un paragraphe justificatif.

Le problème principal des professionnels de santé est de se tenir au courant. Attendre les courriers des labos (les DDL, Dear Doctor Letters des anglo-saxons/lettres aux prescripteurs de l’ANSM) me semble tout à fait insuffisant.

Idéalement, il faut être tenu au courant.

Se tenir au courant/être tenu au courant, la nuance est importante. Dans le premier cas, il faut faire une démarche active, aller chercher l’information. C’est long, répétitif, fastidieux, bref, jamais fait. Dans le second cas, l’information arrive à vous, toute seule, comme une grande, sur ses petits pieds.

Voici quelques moyens pour être tenu au courant, n’hésitez pas à les compléter!

  • L’abonnement à la liste d’alertes de l’ANSM, configurable, pratique.
  • ANSM info. Là, comme ça, je ne me souviens plus de la différence avec l’abonnement à la liste de diffusion des alertes. Je suis abonné aux deux, de toute façon…
  • Le compte Twitter ANSM, quand Twitter aura disparu, coulé par un autre concurrent. Les informaticiens de l’ANSM planchent actuellement sur la notification d’alertes sur des systèmes de type Kobby
  • L’EMA a plusieurs flux RSS et un compte Twitter. Depuis quelques mois, ce compte est surchargé par des annonces institutionnelles qui ne m’intéressent pas forcément, c’est dommage. L’EMA devrait créer un compte spécifique pour les alertes sanitaires.
  • C’est d’ailleurs ce qu’a fait depuis longtemps la FDA. Je conseille ce compte Twitter, et celui-çi, notamment.

Hors sujet, car il faut aller chercher l’info et celle-ci est notifiée avec un délai plus ou moins long, quelques bulletins de centres de pharmaco-vigilance. Ce que l’on perd en immédiateté, on le gagne en analyse, c’est pour cela que j’en parle:

Il ne reste plus qu’à trouver le temps pour lire et analyser tout ça, en plus de toutes les autres choses que doit faire un médecin/mère/père/citoyen(ne) dans une petite journée de 24 heures…