Génériques

Je dois faire une courte présentationdans le cadre de la semaine de la sécurité des patients 2014.

J’ai choisi le thème des génériques (c’est un peu hors cadre, je sais …).

L’auditoire sera composé de patients et de professionnels de santé (ça risque d’être très intéressant).

Je pensais faire ce type de présentation: Génériques

Qu’en pensez-vous? Des suggestions?

(Sinon ce post est le 1400ième…)

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Déjà une V1 après les premiers retours: GeneriqueV1.

La V2.

Auteur : Jean-Marie Vailloud

Cardiologue de formation, je suis aussi l'administrateur du blog Grange Blanche.

9 thoughts on “Génériques”

  1. Bonjour Jean-Marie,

    J’aime cette manière d’aborder la question, en particulier avec l’insistance sur « 1 princeps, DES génériques » au pluriel, notion importante qui n’est pas intégrée par beaucoup de patients qui disent ne pas supporter LE générique.

    Une petite remarque sur le diagramme de bioéquivalence : il ne dit pas ce qui se passe quand la « barrette » du générique vient toucher les pointillés et n’est pas centrée sur la gaussienne… Le cas limite intéressant, quoi… Comment ont été choisies les bornes 0,8 et 1,25 (j’ai tout oublié des stats…) ? A mon avis, c’est sur ces limites que va se situer le débat. Cela dit, ce rappel par les stats, avec la visualisation de la gaussienne, est une excellente manière de nous remettre les idées en place à tous !

    Et merci pour le générique de Chapi-Chapo !!! Ma soeur née en 72 comme toi en était (est ?) complètement fan !

    Cordialement,

    Michaela, pharmacienne

    1. Bonsoir
      Lorsque la barrette vient toucher le pointillé ,le diagramme indique fail c’est à dire la bioINequivalence n est pas rejetée par le test statistique et la bioéquivalence n’est pas démontrée. il faut pour cela que l intervalle de confiance soit inclus dans la fourchette. 0.8. 1.25

  2. Bonjour,
    Clair, précis, complet.
    J’ ai juste une question : les économies, dans les exemples, concernent-elles le patient, la sécurité sociale ou les deux ?
    Et 1.400 mercis.

  3. Bonjour

    Sujet intéressant s’il en est (tout comme l’ensemble de vos articles ^^) et j’aime votre présentation (peut être un peu trop de textes dans vos premières diapositives ?)

    Dans un premier temps, je pense qu’il est primordial de flinguer cette idée que les génériques peuvent avoir une « différence d’action » entre 80 et 120%… Rien n’est plus faux et vous le montrez très bien dans votre présentation…
    Le sujet des génériques est déjà suffisamment complexe (et intéressant) en lui-même et il est important de ne pas laisser un discours de lobbyiste venir embrumer tout cela avec un argument scientifiquement faux et mensonger (mais au combien efficace)…

    Par contre, un point que vous n’abordez pas et dont on peut discuter : je pense qu’il faudrait, au niveau des officines, lancer une réflexion sur la bio-équivalence entre 2 génériques (G1 et G2) d’un même princeps (P)… La bioéquivalence entre G1 et P et entre G2 et P est prouvée, pas de problèmes… Mais la bio-équivalence entre G1 et G2 ? Non… Or, de ma courte et vieille expérience, les pharmaciens ont tendance à jongler entre les différents laboratoires génériqueurs pour s’approvisionner en génériques… Est-ce une démarche de qualité ? Je ne pense pas… Déjà, rien de mieux pour « perdre » le patient qui accepte la démarche de substitution. Ensuite, pour des traitements chroniques, je pense qu’il serait préférable que le traitement ne change pas (de G1 à G2 puis à G3, etc) à chaque renouvellement d’ordonnance… Et d’autant plus pour les médicaments à marge thérapeutique étroite (même si pour ceux-ci, les critères de bio-équivalence sont plus restreints)…

    Enfin, il est important de prendre en compte la forme galénique du générique en elle-même (sans même parler des excipients à effets notoires) et de l’accompagnement du patient par le pharmacien et par le médecin lors de la démarche de substitution. Je me souviendrais toujours de cette vieille dame qui avait accepté un générique et qui revient le lendemain pour nous faire remarquer qu’elle avait des difficultés à avaler la capsule dure du dit générique (le princeps était un petit comprimé qui ne posait pas de problèmes de ce point de vue là)…

    Sinon, quel est le niveau de l’auditoire ? Parce que si ce sont des professionnels de santé, on pourrait également discuter de l’inscription des princeps et génériques dans les « groupes génériques »…😉

    bref, sujet complexe, passionnant et souvent passionné où l’on sent parfois le poids de certains lobbys qui, malheureusement, vient « plomber » la nécessaire réflexion critique qui doit être menée sur les génériques (comme sur tous les médicaments ^^) par les professionnels de santé : votre présentation y contribue.🙂

    Damien, pharmacien

  4. Bonjour,

    C’est une bonne présentation si des patients sont présents ça simplifie bien les choses.
    Quelques petites remarques simplement:

    Pas de brevet = pas de générique, tous les « pseudogénériques » sont en fait des médicaments avec une AMM complete classique.

    Et bien entendu, je ne sais pas ce que vous allez dire, mais les conditions de fabrications, se posent certes, mais elles se posent globalement de la même façon avec les laboratoires princeps.

    Je ne doute pas que comme à votre habitude vous serez un bon pédagogue🙂

  5. Bonsoir,

    Pour ma part, plusieurs remarques :

    1. Je commencerais pour le plus important pour moi : l’importance que le médecin prescrive uniquement en DCI et que le pharmacien délivre toujours le meme générique, (c’est généralement le cas, mais il arrive qu’en fonction des remises, il en change en cours de route).
    2. En tant que pharmacien ce qui me dérange le plus ce n’est pas la variation de la Bioequivalence, mais les différences des excipients .
      En effet, ces derniers peuvent augmenté les EI, et selon la formulation employé etre plus ou moins bien toléré.

    3. Vous ne parlez pas du tout des Biosimilaires me semble t’il. Pourtant l’arrivée prochaine de ces derniers sur le marché, va à mon sens résoudre pas mal de probléme.

    4. Au risque de faire « Café du commerce » : ce qui dérange les patients en pratique:  » on paye assez comme ça, on a le droit à l’original quand meme ». Je caricature à peine. Il ne comprenne pas l’interet du generique et pour eux l’argument economique ne fait pas sens.
      Ils ont pour la plupart l’impression d’avoir une « medecine au rabais ».

    Ce que je retiens surtout, c’est que si les médecins pouvaient prescrire en DCI et simultanement les pharmaciens pouvaient deconditionnaient et mettre dans un pilulier avec une etiquette personalisé, on s’affranchirait de pas mal de contrainte et publicité.

    Pour finir, je prefere la V1🙂

    Boris , pharmacien

  6. 80-125 % :
    – est-ce vrai ?
    – n’est-ce pas la variation qui est tolérée aussi aux différents lots de princeps ? Il me semble l’voir lu qq part.

    Pour ma part je prescris en dci à l’estérieur et DCi ou nom de marque en hospit (sinon on n’est pas compris, parfois )

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