WofT

WofT ou World of Tanks pour les non-intimes est une simulation de chars de combat massivement multijoueur. Jusqu’à présent, les petits et moi jouions sur la version tablette. Et c »était moyen…

Seul le grand s’accrochait et était capable de citer les différentes évolutions de son char.

Puis hier, nous avons découvert la version PC.

Et depuis, ce n’est plus la même chose…

Nous avons réparti trois postes clé: chef de char, artilleur et conducteur en alternance entre les 3 Vailloud, et ça fait des étincelles.

WofTCe jeu est immensément plus intense lorsque nous sommes à plusieurs à conduire le char: pilote à gauche, artilleur à droite et chef de char derrière (avec ou sans café).

Le jeu en lui même est gratuit, mais tout, absolument tout pousse à mettre la main au portefeuille. C’est un peu comme dans une secte: 10 niveaux de chars, de plus en plus difficiles à passer, sauf si on paye…

Mais en fait, si les « gros » chars nous attirent par instinct, on s’éclate vraiment bien avec les petits, que l’on peut améliorer en modifiant une foultitude de paramètres. Un petit char bien équipé est souvent bien plus redoutable et jouissif à conduire qu’un plus gros char mal équipé.

Pour vous donner une idée de la façon de jouer:

Ce matin, je me suis mis à crier sur mon grand car il bougeait le char chaque fois que j’essayais de viser un ennemi…

A tel point qu’il m’a dit: « Mais papa, ce n’est qu’un jeu… ».

Le monde inversé, d’habitude c’est moi qui leur dit ça chaque fois qu’un des deux boude car il a perdu. Le coup d’après, c’est lui qui m’a braillé dessus, et tout c’est terminé en fou rire (et notre char carbonisé…)

Veille sanitaire, à propos d’un cas

J’ai appris la publication du rapport sur les AOD peu après 14h30, heure de diffusion de ce tweet:

Tweet ANSMJ’ai appelé peu après une copine de l’agence, non impliquée dans la rédaction de ce rapport, et elle n’était pas au courant.

J’ai été un peu taquin…

Et là, à 17h39, je viens de recevoir le message électronique de l’agence concernant cette histoire, car je suis aussi abonné à leur liste de diffusion.

Mail ANSMMoralité?

Bah, il n’y en a pas vraiment, mais j’ai trouvé ce délai de 189 minutes rigolo…

Virus de l’immédiateté de l’information, quand tu nous tiens…

La liste de diffusion perd du terrain sur la vitesse de diffusion de l’information par rapport à Twitter (c’est ballot).

Comme depuis longtemps, je trouve plus commode et plus rapide de parcourir des tweets que des messages électroniques, cela conforte ma préférence pour Twitter.

Cela aussi, je le trouve rigolo, quoi qu’inquiétant:

(ce jour, 18h05, navigateur totalement réinitialisé)

Vous retrouvez là tout l’enjeu de ma boutade d’hier sur le SEO des sites des institutions publiques…

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Édition du 03/07/14: Je ne suis pas resté devant longtemps, tant pis, tant mieux ;-):

Capture d'écran 2014-07-03 06.59.34

Sic transit gloria HONCodi

Le rapport d’activité 2013 de la HAS vient de sortir.

captain-obvious(Source)

Comme pour la HAS, qui se place depuis quelques années sous le haut patronage du Captain Obvious, tout ce qui n’est pas tracé n’existant pas, ce rapport est souligné, même dans son URL, d’une forte pensée tellement maoïforme:

Cap sur la qualité et l’efficience.

URL HAS

Cap sur un travail de sagouin et l’inefficacité aurait été un exergue bien moins convenu mais tellement drôle.

Dans ce rapport, j’ai cherché ce qui concernait la certification des sites dédiés à la santé. La notice nécrologique du partenariat HAS/Fondation HON est très brève, page 33:

VERS UNE ÉVOLUTION DE LA CERTIFICATION DES SITES DÉDIÉS À LA SANTÉ

La loi créant la HAS lui a confié la mission de certification des sites Internet dédiés à la santé. La HAS compte proposer un nouveau dispositif qualité en matière de sites dédiés à la santé  qu’elle entend construire en concertation avec les usagers, les professionnels de santé, les pouvoirs publics et les éditeurs.

Depuis 2007, la fondation HON (Health On the Net) assurait pour le compte de la HAS la mission de certification des sites internet dédiés à la santé français mais le bilan de cette certification s’est avéré contrasté : la certification HON/HAS est utile pour les éditeurs de site Internet, mais elle apparaît comme peu utile pour les internautes.

Ce partenariat n’est donc pas reconduit, et la certification à double logo HAS/HON ne peut plus être obtenue depuis le 7 juillet 2013. Le site de la HAS continuera néanmoins de respecter les principes du HONcode.

La HAS souhaite donc faire évoluer sa mission vers un dispositif qui privilégie l’esprit critique des internautes et les accompagner dans cet apprentissage.

La HAS travaille sur des « repères » à proposer aux internautes pour leur navigation en s’entourant des représentants de patients, des usagers, des professionnels de santé et des pouvoirs publics. Les éditeurs seront consultés. Une première version est prévue en 2014.

Enfin, la HAS est consciente que l’amélioration de la présence (référencement) et de la lisibilité des contenus publics de santé sur le Web est ce qui permet le mieux de répondre à l’esprit de la loi (offrir aux internautes une information de qualité). Les institutions publiques, y compris la HAS, ont encore des efforts importants à faire dans cette direction.

De façon assez curieuse, il semble que tout site ayant obtenu la certification commune HAS/HON (entre 2007 et le 07/07/2013) l’ait gardée, au moins jusqu’à aujourd’hui:

certificat

Je retiendrai deux choses de cette expérience:

  • Cette certification a été un cadre qui m’a aidé à rendre Grange Blanche plus « pro » et à organiser mes idées qui étaient confuses au départ.

  • L’immense éclat de rire de fin 2009, début 2010 lorsqu’un site se voulant très HAS, très certification et très sérieux arborait un superbe faux certificat. A l’époque, tout le monde était un peu gêné aux entournures… D’ailleurs, j’ai été surpris de constater qu’ils n’étaient actuellement plus accrédités… C’est ballot, tout ça pour en arriver là… C’est aussi à la suite de mes contacts avec un des éditeurs de ce site que j’ai levé mon anonymat.

martineHON2

Pour terminer, voici une traduction du passage cité ci-dessus en langage moins HASien, pour ceux qui n’en ont pas encore l’habitude:

Personne ne connaissait vraiment cette certification, hormis quelques geeks et tous les éditeurs plus ou moins recommandables désirant recouvrir leurs sites d’un vernis de respectabilité certifié HAS.

Forts de cet échec, nous ne savons pas trop quoi proposer hormis des « repères » qui seront rapidement plantés par des commissions pentapartites ad-hoc.

Par contre, dorénavant, nous et d’autres institutions publiques allons graisser la patte de Google pour améliorer le référencement de nos propres sites, ce qui satisfera bien le législateur.

RIP la certification, vive le SEO!

Anonymat, ou pas?

Quelle est la meilleure option pour un professionnel de santé présent dans les réseaux sociaux: être anonyme ou non?

J’ai été les deux, anonyme entre 2005 et 2010 et à visage découvert depuis.

J’en avais déjà parlé dans cette note en 2011.

Je ne regrette ni ma levée d’anonymat, ni la période d’avant.

J’ai été terrifié quand j’ai jeté le masque, mais il ne s’est strictement rien passé, rien du tout. Pas de rassemblement devant chez moi, le plus souvent que des factures ou de la pub dans ma boite aux lettres, seule nouveauté, parfois des livres!

Rien n’a changé extérieurement, hormis quelques rares demandes de consultations/avis de patients sur ma messagerie, que je refuse toujours poliment.

Des patients me lisent, des confrères avec qui je travaille me lisent, des voisins me lisent, et je n’ai eu que de bons échos. Ils ne sont pas surpris, il n’y a pas de distorsion entre ce que je suis et mon blog. Les gens qui m’apprécient apprécient mon blog (et vice-versa), c’est aussi simple que cela.

Écrire à découvert est très astreignant, j’y reviendrai, mais très agréable. Enfin, on me crédite mes écrits, et on ne m’appelle plus M. Lawrence Passmore dans les endroits où l’on m’invite pour mon blog.

Écrire à découvert ne donne pas plus de respectabilité ou de crédibilité. Personne n’irait dire que Maître Eolas serait plus crédible si son anonymat était levé. Je ne suis pas plus crédible que ne l’était Lawrence Passmore.

Une seule chose change, mais elle est fondamentale. Écrire sous son nom nécessite une discipline de tous les instants pour respecter les règles de déontologie, d’éthique, le devoir de réserve… Écrire sous son nom exclut de raconter des histoires de patients ou de confrères, car il est alors bien trop facile de faire des rapprochements. L’exercice n’est pas facile ; bien qu’expérimenté, j’ai toujours peur de franchir la ligne rouge.

Écrire sous un pseudonyme permet un tout petit peu moins de rigueur. Mais c’est dans ce « un petit peu moins » que réside la pire difficulté de l’exercice. L’anonymat en ligne, d’ailleurs très relatif, ne doit certainement pas permettre d’avoir en ligne un comportement non déontologique, non éthique…

Écrire un blog ou avoir un compte Twitter ne doit pas être un petit secret honteux, comme ce fut longtemps le cas pour moi. Écrire un blog ou avoir un compte Twitter permet surtout d’interagir avec les autres et de progresser. Vous aurez toujours un lecteur plus intelligent que vous, ou tout simplement différent, qui vous montrera une autre façon, peut-être meilleure, de penser ou d’écrire.

Se confronter aux autres est une richesse immense, et il faut considérer comme telle sa présence sur internet. C’est certain que si vous racontez vos beuveries, évitez que tout le service vous lise, surtout si vous comptez y avoir un poste… Mais en dehors de cela, soyez fiers de ce que vous écrivez. Ce blog m’a ouvert des portes et fait connaître des gens, de façon tout à fait inespérée pour un petit cardiologue libéral de province.

À cause de ce blog, je me suis probablement fermé à jamais les portes d’une carrière dans l’industrie pharmaceutique. Tant pis, il ne faut jamais avoir de regret, je crois que je pourrais y survivre.

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