Restons-amis…

Le BMJ avait donné des conseils pour divorcer d’un patient, mais comment éconduire de façon diplomatique un patient dont on ne veut pas être le médecin pour tout un tas de raisons plus valables les unes que les autres?

En effet, la relation médecin-malade est particulièrement asymétrique dans ce cas particulier, car il suffit à un patient de ne pas aller voir, ou de ne plus retourner voir un médecin qu’il ne souhaite plus avoir comme partenaire, pour tout un tas de raisons plus valables les unes que les autres.

J’ai posé la question hier sur Twitter:

http://twitter.com/#!/grangeblanche/statuses/572948150751234

Les réponses des confrères montrent à quel point ce problème est épineux:

http://twitter.com/#!/Docteur_V/status/606595364950017
http://twitter.com/#!/soleildemarseil/status/604084692324355
http://twitter.com/#!/Dr_Stephane/status/574325182697472
http://twitter.com/#!/DrCouine/status/962042043310080
http://twitter.com/#!/DrCouine/status/962240668762112
http://twitter.com/#!/Jaddo_fr/status/965761434656768
http://twitter.com/#!/jdflaysakier/status/966959252381696
http://twitter.com/#!/mimiryudo/status/925011829334017

Même les patients souhaitent nous donner un coup de main:

http://twitter.com/#!/TiphaineMF/status/1188596996374529

 

Donc, il n’y a pas de recette miracle.

En général je m’en sors avec un « Oui mais… il faut vous trouver un cardiologue plus proche de chez vous…. »

On peut imaginer que le patient habite en face du cabinet.

« Oui, mais… il vaut mieux demander un contact à votre médecin généraliste, avec lequel il a l’habitude de travailler… »

Ou que le patient habite en face du cabinet et que son médecin généraliste est un correspondant.

« Oui, mais…non, le cabinet est plein, je vous préviendrai quand une place se libérera, ce qui ne saurait tarder…. »

En fait, il faut lui faire peur…


MedCalc pour iPhone

Le 11 septembre dernier, Vincent Bourquin (l’auteur du très bon Nephrohug) avait cité dans les commentaires de cette note l’application de Mathias Tschopp et Pascal Pfiffner, MedCalc.

Je leur avais donc soumis le score CHA2DS2-VASc récemment mis en avant dans les dernières recommandations de l’ESC sur la prise en charge de la fibrillation auriculaire.

Un des auteurs m’avait gentiment répondu, ne promettant rien sur le délai de mise à jour, étant donné les centaines de formules qui leur reste à implémenter dans MedCalc.

Il y a eu une mise à jour hier, et surprise, CHA2DS2-VASc y était:

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Comme à chaque fois, la formule s’accompagne d’un lien PubMed vers la publication princeps qui a conduit à sa détermination et son utilisation:

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Cette version (doute: peut-être une antérieure, en fait…) corrige aussi un détail que j’ai toujours trouvé gênant, et qui me faisait préférer le calculateur de QxMD, le faible contraste de couleur entre une touche activée et une touche inactive. Avant, une touche activée était bleue pâle, une touche inactive grise. Et quand j’avais besoin de calculer un score, j’avais toujours un doute sur quelle couleur correspondait à quoi. Ici, le bleu qui pète de la touche activée enlève toute équivoque.

Si tu recroise Mathias, Vincent, remercie-le de ma part!

😉

Du coup, j’ai acheté la version payante pour soutenir le développement de la gratuite.

Histoire marrante, sans aucun rapport, mais qui ne mérite pas une note en soi-même.

Je reçois un appel sur mon portable de la part d’un agrégé de cardio que j’apprécie beaucoup et qui était PH du service où j’ai passé mon premier choix.

Il m’a demandé si j’étais le « Jean-Marie Vailloud, cardiologue lyonnais » qui tient un wiki sur des recommandations médicales.

Difficile de nier.

Il m’a alors raconté que BMS lui proposait une formation où entre autres, on allait lui apprendre à construire un wiki en se basant sur WikiReco

Il m’a proposé de le présenter un de ces jours dans le service.

Premier hasard, la semaine dernière, j’ai failli contacter plusieurs fois ma co-administratrice (grosses bises, Isabelle) pour lui dire de fermer WikiReco qui est un échec complet. Il y a bien des visites, mais personne ne le fait vivre, ce qui est terrible pour un wiki. Finalement, ce qui m’a retenu, c’est que je l’utilise parfois pour mon propre compte (j’avais quand même envisagé de transférer les recommandations qui m’intéressent sur Delicious) et aussi le manque de temps pour lui envoyer le message tueur.

Second hasard, le jour même du coup de fil, je reçois un message d’un D4 qui me dit qu’il apprécie beaucoup ce wiki.

Bon, bah, on va continuer alors..

BCB iPhone 2.2

La version 2.2 de l’application BCB iPhone est disponible depuis cette nuit sur iTunes, et elle corrige les 2 bugs signalés ici.

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Aaaaaaaaaahhhhh….

Nouveau mot

Aujourd’hui, j’ai eu la chance de tomber sur un amateur de champignons, 78 ans, bon pied et bon œil qui court les collines pour satisfaire sa passion.

Je ne connais rien aux champignons, par goût et aussi car contrairement aux pharmaciens, notre formation est totalement muette sur le sujet.

On parlait d’une intoxication dramatique qui est survenue dans la région en début d’année et nous avons un peu dévié sur les effets toxiques de certaines espèces.

Il m’a alors parlé du « Syndrome coprinien » qu’il a expérimenté un jour, il y a bien longtemps.

A l’époque, pour impressionner sa belle qui l’avait pourtant mis en garde, il avait consommé un verre de cognac après avoir dégusté (il m’a dit que c’est très bon) un coprin.

Il m’a dit qu’il avait alors regretté amèrement et m’a décrit un magnifique effet antabuse.

Ce qui est fascinant dans cette histoire, c’est que ce coprin est bon et parfaitement sans danger, à moins de consommer de l’alcool, même de 3 à 5 jours après l’ingestion.

Après son départ, j’ai fait quelques recherches, et j’ai découvert le monde merveilleux de la mycotoxicologie. Cela ne m’a pas particulièrement donné envie de manger des champignons, mais quel sujet passionnant!

(j’ai toujours aimé la toxicologie pendant mes stages aux urgences et à l’époque, j’adorais ce bouquin…).