Le BMJ avait donné des conseils pour divorcer d’un patient, mais comment éconduire de façon diplomatique un patient dont on ne veut pas être le médecin pour tout un tas de raisons plus valables les unes que les autres?
En effet, la relation médecin-malade est particulièrement asymétrique dans ce cas particulier, car il suffit à un patient de ne pas aller voir, ou de ne plus retourner voir un médecin qu’il ne souhaite plus avoir comme partenaire, pour tout un tas de raisons plus valables les unes que les autres.
J’ai posé la question hier sur Twitter:
http://twitter.com/#!/grangeblanche/statuses/572948150751234
Les réponses des confrères montrent à quel point ce problème est épineux:
http://twitter.com/#!/Docteur_V/status/606595364950017
http://twitter.com/#!/soleildemarseil/status/604084692324355
http://twitter.com/#!/Dr_Stephane/status/574325182697472
http://twitter.com/#!/DrCouine/status/962042043310080
http://twitter.com/#!/DrCouine/status/962240668762112
http://twitter.com/#!/Jaddo_fr/status/965761434656768
http://twitter.com/#!/jdflaysakier/status/966959252381696
http://twitter.com/#!/mimiryudo/status/925011829334017
Même les patients souhaitent nous donner un coup de main:
http://twitter.com/#!/TiphaineMF/status/1188596996374529
Donc, il n’y a pas de recette miracle.
En général je m’en sors avec un « Oui mais… il faut vous trouver un cardiologue plus proche de chez vous…. »
On peut imaginer que le patient habite en face du cabinet.
« Oui, mais… il vaut mieux demander un contact à votre médecin généraliste, avec lequel il a l’habitude de travailler… »
Ou que le patient habite en face du cabinet et que son médecin généraliste est un correspondant.
« Oui, mais…non, le cabinet est plein, je vous préviendrai quand une place se libérera, ce qui ne saurait tarder…. »
En fait, il faut lui faire peur…



