Hey You!

Bof bof, le premier album de Pony Pony Run Run découvert aujourd’hui (il est sorti le 15/06/09, mais j’ai toujours un train de marchandises de retard) et qui me semble être tout à fait oubliable.

Une seule petite étincelle, la chanson « Hey You! » qui à mon avis doit énormément à son clip et à sa très très charmante protagoniste.

J’ai loupé ma vie professionnelle, j’aurais dû faire partie d’un groupe d’électro française pour partir en Thaïlande avec de jolies filles!

(Enfin bon, quitte à choisir, plutôt Phœnix que PPRR étant donné la différence de niveau.)

Au lieu de cela, je scrute theheart.org et les quelques personnes que je suis sur mon compte Twitter pour savoir ce qui va sortir d’intéressant du congrès de l’AHA 2009 qui se tient en ce moment à Orlando.

Pas mal, Twitter, d’ailleurs pour suivre ce genre d’évènements en cardio.

Je vous conseille:

J’ai obtenu une invitation Google Wave grâce un généreux donateur que je remercie encore. Il ne me reste plus qu’à apprivoiser la bête et savoir si je peux en tirer quelque chose d’intéressant.

Si certains d’entre vous l’utilisent déjà, qu’ils n’hésitent pas à me faire parvenir leurs coordonnées @googlewave.com à l’adresse habituelle, parce que j’ai bien l’impression que l’intérêt de ce machin est proportionnel au carré du nombre d’utilisateurs.

La droite la plus con du monde

Cette expression de le Luron qui fustigeait à l’époque l’incapacité de la droite à s’allier pour reprendre le pouvoir a pris depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Élysée une dimension universelle.

Cette histoire de « J’y étais (à la chute du Mur) » est profondément pathétique.

Raconter sur Facebook qu’il y était est déjà pitoyable en soi, surtout quand on a comme prédécesseurs Mitterrand et Chirac.

Cette anecdote n’apporte rien au personnage, à ses convictions, elle n’induit absolument aucune admiration, aucune empathie, elle ne montre ni ne prouve strictement rien.

Cette anecdote écrite sur un média qui véhicule 99.9% de conneries est presque un reflet exact de ce qui pourrait être un néant à la fois intellectuel et politique.

Ce qui en soit même est une belle performance artistique, car représenter le néant n’est pas chose facile.

« Presque », car elle apporte toutefois une donnée, ou plutôt elle vient confirmer la volonté maladive d’un homme qui veut se faire plus grand qu’il n’est.

Cette anecdote confinait donc au néant jusqu’à ce que sa véracité soit mise en doute.

Et là, bien sûr, plus question de néant.

Si il s’avère en effet que l’anecdote est fausse, on touche au sublime du ridicule.

Trois cas.

  • Soit c’est une erreur de mémoire, et là, pas d’excuse étant donné que l’agenda des hommes politiques est parfaitement connu. Une simple vérification, un simple coup de fil aurait suffit pour vérifier la date en question avant de risquer d’écrire une bêtise insipide. Ne pas l’avoir fait témoigne d’une totale inconséquence, ou d’un manque notable d’intelligence (ou les deux).
  • Soit c’est pipeauté, et là bien entendu, pas d’excuse non plus, c’est dramatique.
  • Soit la date est correcte, et on revient au maladif et au néant.

Si l’anecdote est fausse, qui ne pourra pas ricaner aux prochaines déclarations de l’Élysée, d’Alain Juppé, de certains courtisans…

Sarkozy est le Ségolène Royal de la droite, toujours à se mettre dans des situations impossibles/ridicules là où il n’y a strictement aucun enjeu.

Cela n’aurait strictement aucune importance si nous étions accoudés au zinc d’un bar-PMU à écouter des affabulations d’ivrognes.

Mais ici, les gens dont il est question sont au pouvoir, ou ont/postulent des responsabilités au sein de la République.


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L’histoire racontée par un blog hébergé par Le Monde, et par une note sur Le Post. Le Figaro, lui,  est dubitatif (c’est dire…)

Le « doute » fait en tout cas les délices de la presse anglo-saxonne (NYT, BBC et WSJ).



Rendez-vous.

Si vous êtes médecin généraliste dans les environs d’Aix-Marseille, lecteurs de Grange Blanche et si vous n’avez vraiment rien de mieux à faire dans la soirée du 1er décembre 2009, je devrais co-animer une EPU dont le thème est « Le cabinet du troisième millénaire ».

Mon diaporama sera surtout axé sur la recherche d’informations sur la toile.

C’est le laboratoire Boehringer qui invite dans un restaurant qui me semble être pas mal du tout.

Si cela vous intéresse, je vous suggère d’en parler à votre visiteuse médicale favorite (de Boehringer, quand même!).

J’ai un peu hésité avant d’accepter la proposition pour tout un tas de raison que les lecteurs réguliers de ce blog imaginent parfaitement.

Mais le sujet m’intéresse, je ne parle pas de médicament, et j’ai posé deux conditions qui ont été acceptées: venir avec mes propres diapos et verser mes honoraires à une œuvre caritative (Plan France).

C’est certain que participer à ce système d’EPU et surtout de suggérer à des confrères de demander de se faire inviter au resto alors que je prône une indépendance totale de la formation médicale vis à vis de laboratoires pharmaceutiques qui sont l’objet de mes sarcasmes réguliers peut vous sembler paradoxal, embrouillé et contradictoire; presque autant que cette phrase qui n’en finit pas.

Mais je suis heureusement bien trop frustre pour être inquiété par mes paradoxes.

Le diaporama ressemblera approximativement à ça.

(Je l’ai un peu modifié depuis la fois où je vous l’ai fait voir)


Patton

Ce matin, j’ai relu la biographie résumée sur wikipedia du général George S. Patton.

J’avais acheté et lu l’an dernier une biographie dont je n’ai plus les références, mais que j’avais trouvée bien pâlotte.

J’ai connu Patton grâce au film de Schaffner, et l’extraordinaire composition d’un autre George, George C. Scott.

J’ai revu ce film plusieurs fois, et c’est toujours la même scène qui m’impressionne le plus, celle où Patton se revoit combattant à l’époque des guerres puniques.

Je n’arrive pas à concevoir la métempsycose, notamment dans mon cas, mais cette scène m’a toujours donné envie d’y croire.

Et c’est ce matin que j’ai trouvé les vers de Patton que George C. Scott déclame au milieu des ruines d’une ville romaine:

Through the travail of the ages,
Midst the pomp and toil of war,
Have I fought and strove and perished
Countless times upon this star

So as through a glass, and darkly
The age long strife I see
Where I fought in many guises,
Many names, but always me.

So forever in the future,
Shall I battle as of yore,
Dying to be born a fighter,
But to die again, once more

L’intégralité du poème « Through a glass, darkly » est ici. Le titre est une allusion à un verset de la première épître aux Corinthiens (1 Corinthiens 13:12) qui a d’ailleurs inspiré de nombreux titres d’oeuvres au cours des temps.

Uhmm, je ne sais plus trop pourquoi j’ai commencé à écrire cette note….

Vous me pardonnerez donc si je ne la conclus pas?