Au revoir…

Ce n’est pas moi qui part, ce serait même plutôt l’inverse, mais cette séquence est toujours aussi bonne à revoir et me fait tellement penser à…

Second bonus, le suspens du crane dégarni pixelisé qui a tenaillé les français durant une poignée de secondes:


Une semaine avec un iPad…

Alors, comment c’est, la vie avec un iPad?

Et bien, j’en ai presque négligé mon téléphone et ma vie sociale sur internet.

Tout n’est pas parfait, loin de là, mais quel plaisir d’utilisation…

Je suis en train de rédiger cette note sur iPad, sans souci particulier, le clavier en position verticale est particulièrement agréable à utiliser. Bon, l’interface portable de WordPress ne permet que la rédaction en html, et je ne m’aventurerais pas à insérer une image ou un lien multimédia, mais cela est accessoire…

La navigation sur la toile avec Safari est un peu laborieuse, et les onglets de Firefox me manquent. Mais comme le dit la publicité, il y a une application pour cela et Terra de Readdle offre une alternative satisfaisante et gratuite. La messagerie électronique ne m’a pas enthousiasmé.

L’application native de Tweeter, quand à elle, est fabuleuse. Celle de msn Messenger, qui est celle de l’iPhone est donc particulièrement médiocre en comparaison. Une application native iPhone s’ouvre au centre de l’iPad avec sa taille originale. On peut la doubler, mais c’est bien moins joli.

J’ai acheté Keynote, Numbers et Pages et après une déception initiale, j’ai appris à les apprécier. Je ne pense pas que je pourrais faire un diaporama complet sur Keynote, car je suis un peu obsessionnel et certaines options me manquent (ou je n’ai pas encore su les trouver!) mais l’iPad est parfait pour l’édition et j’espère pouvoir faire prochainement un topo à un staff directement en le branchant sur le rétroprojecteur…

J’en ai profité pour créer un compte dropbox afin de synchroniser tous mes documents sur fixe et portables. Petite astuce, pour synchroniser Keynote Numbers ou Pages de l’iPad vers Dropbox, ce qui n’est pas possible directement, j’ai trouvé DropDAV qui est un serveur WebDAV gratuit.

L’utilisation de iBooks ou de Stanza est particulièrement agréable et je commence à avoir une bibliothèque bien fournie (merci @Dr_Stephane). Je relis pour la trentième fois le Nom de la Rose avec un immense plaisir, et chose incroyable, le papier ne me manque pas… Chaque fois que je tourne une page numérique, je pense à Jorge et à la tache noire (pas celle de Stevenson!)

J’y ai transféré l’ensemble de mes cours de stats, des documents de l’Agence et quelques bouquins de référence pour pouvoir bosser.

L’iPod est sans particularité. Si vous voulez écouter vos morceaux préférés, je vous suggère la superbe application Planetary pour planer dans un espace infini (merci @pierreyves).

Je ne suis pas un grand fanatique des jeux mais je m’éclate avec mes garçons avec Cut the Rope HD, ou Treasure Island HD, par exemple! Uber Racer est très bien aussi. La diminution de la résolution entre iPhone 4 et iPad ne me pose aucun souci. Je présume que ça fait la même impression pour tout le monde mais passer de l’un à l’autre est toujours un peu surprenant. Mais qu’est-ce c’est que ce petit machin? Ah oui, c’est mon téléphone…

Malgré tout, l’iPad reste un bien meilleur lecteur (passer sans accroc d’un document à un livre, une musique, une video, un jeu, twitter, une page sur la toile etc., éventuellement du fond du jardin, est véritablement jouissif) qu’effecteur. Je ne pense pas que dans sa configuration actuelle, c’est à dire le système clos si particulier d’Apple, il puisse remplacer un ordinateur portable pour une utilisation professionnelle. L’impression reste impossible pour qui n’a pas d’imprimante compatible, par exemple…

Au total, depuis une semaine, mon iPad et moi vivons une idylle sans nuage 😉

Pourquoi payer?

J’adore parcourir le NYT au petit matin.

Dit comme ça, ça fait très snob, ce qui l’est peut-être, mais cette lecture quotidienne me permet de lire de l’anglais non médical et de développer un peu mon vocabulaire.

Surtout, la qualité des articles du NYT, récompensée par de nombreux prix Pulitzer, encore deux cette année, est absolument remarquable.

Elle est d’autant plus remarquable qu’elle contraste avec celle des articles de notre presse nationale, même celle dite « de référence ».

Pour vous faire toucher du doigt l’immensité du fossé qui sépare le NYT de cette dernière, lisez ces deux articles dont j’ai déjà parlé:

Et n’importe quel article du Monde, du Figaro, du Parisien

Les articles du NYT ne se limitent donc pas à être de simples flux RSS de dépêches d’agences ou de blogs hébergés.

Bref, quand le NYT a décidé de passer au payant le 28 mars dernier, à cause de difficultés financières importantes, je me suis demandé si je n’allais pas m’abonner. Je ne suis pas le seul à m’être posé cette question, par exemple Francis Pisani a bien synthétisé le dilemne.

La qualité se paye, et le choix de verser un abonnement afin de garder cette excellence, même après une très longue période de gratuité m’a semblé raisonnable.

Mais la politique tarifaire totalement baroque m’en a dissuadé: un abonnement pour iPad+toile, un pour iPhone+toile, un pour les deux+toile (cher). Pourquoi pas un abonnement par poste fixe, non?!?

Par ailleurs, la limite de 20 articles par mois en accès gratuit est une forte incitation à créer 3 ou 4 comptes, un par navigateur, pour ne jamais atteindre la limite du gratuit.

Enfin, troisième point lui aussi totalement baroque: cette fameuse limite de 20 articles ne s’applique pas si vous êtes arrivés sur un article via par exemple un lien publié dans Twitter. Par contre, si vous cliquez sur le même article en musardant sur la page de garde du NYT, sa lecture va vous être décomptée, voire bloquée si vous avez dépassé votre limite mensuelle.

Puis @julielyo (merci, merci, merci!) m’a fait découvrir cet article des NewYorkuptibles (!) qui décrit un moyen très simple mis au point par un développeur canadien pour repousser la limite du gratuit ad libitum.

Ça marche très bien et je peux continuer à utiliser mon compte principal du  NYT.

(cliquer pour agrandir)

40-50 millions de dollars pour une telle usine à gaz qui permet aisément de contourner ses propres restrictions, je trouve cet échec incroyable.

A moins que cela ne soit un acte manqué motivé par l’inconscient des éditeurs du NYT qui semblent avoir eu beaucoup de mal à s’être faits à cette idée d’un accès payant.

 

Tsunami

Source: NOAA