Le cul-de-sac de Douglas

J’ai reçu aujourd’hui le Cul-de-sac de Douglas Kennedy, de la part d’un(e) inconnu(e).

J’ai fait des recherches extensives parmi mes proches, sans succès.

J’espère seulement ne pas faire d’impair en ne voyant pas qui aurait pu m’envoyer ce bouquin!

J’assume ma démence débutante, et je tiens à remercier mon/ma bienfaiteur/bienfaitrice dans le cas probable qu’il/elle lise ce blog.

Je suis très touché par ce cadeau, merci du fond du cœur!

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Le lapin

Ça fait longtemps que je n’avais pas parlé d’un livre sur ce blog.

Pour renouer avec le genre, je vais innover, je vais vous parler d’un bouquin que je n’ai pas vraiment aimé.

Je viens juste de terminer Les tribulations d’un lapin en Laponie de Tuomas Kyrö. Il s’agit d’un road movie (road book?) scandinave assez semblable au (Le) vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson.

Je ne dois pas aimer le genre, car si j’ai peiné pour finir le lapin, je n’ai jamais réussi à terminer le vieux.

Pour  le lapin, il s’agit de la fuite d’un SDF roumain dans la Finlande profonde et les aventures extraordinaires qui lui arrivent au hasard de rencontres loufoques. L’écriture est légère, et l’auteur met à profit les petites scénettes fofolles qui parsèment le livre pour critiquer avec humour et ironie le mode de vie Finlandais, plus largement occidental. Mais des scénettes successives ne font pas un récit, et l’ironie détachée de l’auteur devient rapidement répétitive.

Le destin extraordinaire de ce pauvre SDF à la fin du livre l’est tellement que j’ai parcouru les 50 (75?) dernières pages d’un œil distrait.

Pourquoi le Lorgeril sur la photo? Pour montrer à celui qui me l’a envoyé que je ne l’ai ni donné, ni jeté, et qu’il est le suivant sur la liste.

(enfin presque, il faudrait que je relise Clara et la pénombre de Somoza…)  

Les Forbans de Cuba

Je viens de terminer un bon bouquin bien dépaysant, « Les Forbans de Cuba » de Dan Simmons. Cet auteur, que je ne connaissais pas semble plutôt spécialisé en SF.

Là, c’est de l’espionnage durant la seconde guerre mondiale avec des tas d’espions méchants (nazis) ou gentils (les forbans) ou troubles (FBI), et bien entendu des agents doubles et des beautés troublantes et exotiques. L’action se passe à Cuba, comme son nom l’indique et donne lieu à de belles descriptions. « L’originalité » de ce roman de fiction est d’être véridique à 95%, selon l’auteur. De fait, le personnage central est le romancier américain Hemingway, entouré de sa famille, d’amis célèbres, de ses chats…

Parfois, ça fait un peu « Franck, chasseur de fauves », mais l’écriture de cette histoire d’espionnage classique est agréable. L’auteur semble avoir pris beaucoup de plaisir et son récit est de toute évidence très documenté. De fait, ce bouquin m’a donné envie d’en savoir plus sur Hemingway.

Vous pourrez lire d’autres critiques ici.


Le Parrain

J’ai enfin terminé cet excellent bouquin de Mario Puzo dont j’avais déjà parlé ici.

Je n’ai pas traîné par manque d’intérêt, mais plutôt par manque de temps et car j’avais l’esprit occupé ailleurs. Le bouquin est bon de la première à la dernière page. Comme je l’ai déjà dit, j’ai été étonné par la qualité et la puissance du style de Mario Puzo. Je m’attendais à quelque chose de bien plus fade. Le contexte mafieux sert d’écrin à l’ascension irrésistible (et à l’insu de son plein gré) de Michael Corleone.

Les personnages sont attachants, et les situations ont été reprises en hommage dans une ribambelle d’œuvres ultérieures.

Cette influence sur la culture populaire a même eu une conséquence assez étonnante d’après Roberto Saviano qui décrit dans Gomorra l’importance du film et du roman (avec Scarface de de Palma) en tant que référence pour les mafieux de la vraie vie (si mes souvenirs de lecture sont bons).

Puzo s’est inspiré de vrais mafieux pour écrire son livre qui a inspiré lui même d’autres vrais mafieux. La boucle est bouclée!