J’ai bien rigolé en lisant cet article du « Monde » qui a été un moment à la une du site web.
Le titre est déjà grand en lui même:
Ségolène Royal : « J’ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés ».
Mais les premières lignes ne sont pas mal non plus:
Elle ne voit pas pourquoi elle « n’assumerait pas : oui, j’ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés ». C’était au temps où elle était candidate à la présidence et où Barack Obama envisageait seulement de réussir à l’être. Il a envoyé une équipe à Paris étudier son site Désir d’avenir. « Chez nous ils ont enregistré les idées de ‘gagnant-gagnant’, de ‘citoyen-expert' » Ensuite, M. Obama a adapté sa « démocratie participative » à la mode américaine, « fort différente de l’européenne ».
Bon, je ne vais mettre en doute sa parole, n’ayant pas accès, vous le comprenez bien, au saint des saints du ségolénisme. Je ne vais pas non plus ironiser: trop facile, particulièrement démagogique, presque un lieu commun.
J’ai quand même adoré le « gagnant-gagnant » (je ne peux pas m’en empêcher…)
Par contre, je vous conseille de lire les commentaires qui flambent sur « le Monde », près de 104 à l’heure ou je rédige cette note. Les ségolénistes y sont un peu seuls, et je présume que peu d’UMP lisent Le Monde et y commentent.
Mystère insondable de la politique: pourquoi tout ce que dit cette femme dans les médias tourne immédiatement au ridicule ?
Je penche plutôt vers un problème personnel. Son cou semble rechercher sans cesse le couteau du sacrificateur. Elle sait qu’elle va sa faire massacrer, mais elle y va quand même, le sourire aux lèvres. Attitude qui m’étonne et qui m’inquiète lorsque l’on recherche comme elle à endosser la responsabilité d’une nation telle que la notre.
Elle aurait pu faire consensuel comme les autres ténors du PS qui saluent l’élection de Obama, ou bling bling/m’as-tu vu, comme Sarkosy, du genre on s’envoie des SMS avec Barack depuis des années, ou bien elle aurait pu être brillante, rien ne l’empêche, mais non, elle a choisi délibérément la voie de l’autel sacrificiel.
Vraiment étonnant et inquiétant.
Je ne vais pas vous faire l’affront de la schadenfreude (mot qui avait beaucoup impressionné Doudou, mais que je ne suis jamais arrivé à ressortir lors d’un repas familial), mais comment reconstruire un parti lorsque l’on a dans ses rangs une dirigeante aussi irrationnelle et ambitieuse que Ségolène?
Car il ne faut pas être dupe, les malheurs du PS sont aussi les nôtres. Et ce, quelque soit notre étiquette politique (ou non étiquette, d’ailleurs). L’absence d’opposition empêche le bon fonctionnement démocratique. L’opposition rend meilleur, plus rigoureux. L’absence d’opposition actuelle ne peut que conduire à des catastrophes, à Charybde ou Scylla, à l’émergence d’un Pouvoir incontrôlable, ou de contre-pouvoirs extrémistes. Pour l’instant, je m’inquiète plutôt d’un Pouvoir incontrôlable. « Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument. »
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