Les urnes de l’Opera

Un article du NYT d’aujourd’hui relate l’histoire des « urnes de l’Opéra », c’est à dire des enregistrements effectués en 1907 et scellés dans des urnes metalliques afin de permettre aux générations futures (c’est à dire nous) de les écouter.

L’histoire est fascinante, mais moins que l’écoute de quelques uns de ces morceaux sur le site du NYT.

Écouter ces voix littéralement venues de l’au-delà, avec leur son si particulier, me rend la mort très présente, presque palpable.


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From a Vault in Paris, Sounds of Opera 1907

By Alan Riding

The New York Times

February 17, 2009

Un article sur la BNF

Le monde du silence…

n’a jamais aussi bien porté son nom depuis cette histoire de collision entre sous marins nucléaires.

D’un côté le français, le « Triomphant », de l’autre l’anglais, le « Vanguard ».

Ils sont tellement silencieux qu’ils se sont heurtés en plein océan Atlantique.

Bien évidemment, les deux commandements militaires sont eux aussi presque aussi muets que des carpes.

Cette histoire vaguement inquiétante est rendue savoureuse par la différence de traitement de l’information des deux côtés de la Manche.

« le Monde » mentionne du bout des lèvres que notre marine pensait initialement que le sous-marin avait « heurté, en plongée, un objet immergé (probablement un conteneur)« .

« The Times » est plus moqueur en précisant que c’est l’Amirauté britannique qui a prévenu Paris que le porte conteneur était en fait un de ses sous marins: « A French submarine was unaware that it had rammed and damaged a British nuclear sub in a mid-Atlantic collision until it was informed by the Royal Navy ».

A lire ici et ici pour « The Times » et et pour « Le Monde ».

J’voudrais bien…

mais j’peux point…

Je voudrais bien aller à la soirée biblio en chirurgie vasculaire. Comme toujours, ce sera enrichissant.

Mais ce soir, c’est au tour  des laboratoires S…..r de payer le (petit) buffet (« Le-Laboratoire-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom »)

Et là, c’est au dessus de mes forces.

Je préfère dîner à la maison.

Je lirai un article de plus de chirurgie vasculaire, ça compensera (par exemple celui là, ou celui çi).

Gilgames

La semaine dernière, le gérant d’une maison d’édition du Sud-ouest m’a envoyé un message pour me faire découvrir un recueil de poèmes qu’il a publié très récemment: « Gilgames » par Anne-Marie Beeckman.

Bon, au départ, ce n’était pas gagné.

Je n’apprécie pas la poésie et le recueil n’est pas référencé chez les vendeurs en ligne.

Mais comme le sujet, le mythe de Gilgames m’intéressait, je suis sorti de mon sempiternel circuit de hamster « maison/cabinet/hôpital/clinique » pour commander le recueil dans une petite échoppe tenue par d’irréductibles libraires passionnés du genre la trentaine, pull informe à grosses mailles, jean délavé qui fument dans leur propre boutique autant par goût que par amour de la transgression. Mais si, vous savez, le genre de libraires qui lisent des bouquins, peuvent vous conseiller autrement que par un « Y parait que c’est bien, lisez le! » et connaissent à la référence près tous leurs rayonnages.

Le recueil est concis et épuré. Les textes de Anne-Marie Beeckman sont beaux, inventifs et ont un pouvoir d’évocation tout à fait saisissant. L’auteur a réinterprété le mythe sans le trahir, ni sur le fond, ni sur la forme.

Juste une petite remarque.

Je pense qu’il est préférable pour apprécier au mieux l’inventivité et la qualité des textes de connaitre un peu ce mythe mésopotamien soit via l’article de Wikipedia, ou mieux via le livre du regretté Jean Bottéro qui en est la traduction française de référence .

Bonne lecture!

(Dédicace personnelle à Stéphane Mirambeau: merci pour la découverte +++)


Gilgames
Auteur : Beeckman, Anne-Marie
Editeur : P. Mainard – Nérac (Lot-et-Garonne)
Responsable : Anne-Marie Beeckman
Date de publication : 30/12/2008
EAN : 9782913751415
ISBN : 978-2-913751-41-5
Prix : 12,00 EUR
Reliure : Broché
Thème : Littérature Poésie
Genre : Oeuvres littéraires classiques



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