Le Roi des Aulnes (3)

Vous avez cru découvrir dans l’Allemagne le pays des essences pures où tout ce qui se passe est symbole, tout ce qui se passe parabole. Et vous avez raison. D’ailleurs, un homme marqué par le destin est voué fatalement à finir en Allemagne, comme un papillon qui tournoie dans la nuit finit toujours par trouver la source de lumière qui l’enivre et le tue. Mais il vous reste beaucoup à apprendre. Jusqu’ici vous avez découvert des signes sur les choses, comme les lettres et les chiffres qu’on lit sur une borne. Ce n’est que la forme faible de l’existence symbolique. Mais n’allez pas croire que les signes soient toujours d’inoffensives et faibles abstractions. Les signes sont forts, Tiffauges, ce sont eux qui vous ont amené ici. Les signes sont irritables. Le symbole bafoué devient diabole. Centre de lumière et de concorde, il se fait puissance de ténèbres et de déchirement.

Le Roi des Aulnes (1970).

Gallimard.

Michel Tournier.


Combien tu as fait, Stéphane?

Photobucket

Encore un magnifique cas clinique interactif du NEJM.

Il était difficile, celui-là (en tout cas pour un cardio de base).

En parlant de iatrogénie, un article du Monde parle du Médiator ce matin, et pas en bien, vous pouvez bien l’imaginer.

L’article cite le Dr Irène Frachon qui a eu la gentillesse de me faire parvenir son livre dédicacé, « Médiator 150 mg. Sous-titre censuré » .

C’est le prochain sur ma liste de lecture.

Cherchez l’erreur…

Cette après-midi, une consoeur m’a fait très finement remarquer l’incongruité de la situation suivante:

Source: Synthèse d’avis de la commission de transparence sur le Multaq (HAS)

et

Source: dernières recommandations de l’ESC sur la prise en charge de la fibrillation auriculaire.

Bon, les gars, en pratique, on fait comment?

La HAS dit que le Multaq® (dronédarone) n’apporte rien par rapport à l’amiodarone.

L’ESC la recommande au contraire comme traitement de première intention, devant l’amiodarone, sauf dans le cas des insuffisances cardiaques les plus sévères.

Les lecteurs habituels de ce blog savent très bien que je ne me pose cette question que d’un point de vue purement théorique car je penche très nettement en faveur de l’avis de la HAS.

Mais je trouve cette situation assez surréaliste, puisque bien évidemment, l’ESC et la HAS se basent exactement sur les mêmes études pour tirer des conclusions radicalement différentes.

In vino veritas?

°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°

Deux petites choses, dont un appel de service.

La première, un confrère cardiologue m’a raconté que les visiteurs médicaux locaux de Sanofi sont mécontents car il diffuse quelques-unes de mes notes au sein d’un groupe de FMC. Et bien, je n’ai rien contre Sanofi, ni aucun autre laboratoire (sauf peut-être un, mais c’est épidermique et totalement irrationnel, je me soigne…), mais ces deux nouvelles, la diffusion de mes notes dans le cadre de la FMC et la réaction des visiteurs médicaux m’ont particulièrement fait plaisir. Merci à celui qui se reconnaîtra, il a éclairé ma journée. Je dédie donc cette note aux visiteuses/eurs de Sanofi qui me lisent et l’accompagne virtuellement d’un gros poutou sur la joue pour les visiteuses, et d’une amicale tape sur le dos pour les visiteurs.

L’appel de service: j’ai dépassé la limite de bande passante de mon hébergeur d’images (Photobucket), je vais donc créer un nouveau compte (le quatrième!). En attendant, vous pourrez constater des messages de dépassement de limites en lieu et place des images. Veuillez m’excuser pour ces désagréments.

Une bien belle image…

Encore une bien belle image derrière laquelle se cache malheureusement un drame individuel.

Il s’agit d’un LMNH B avec une manifestation tumorale intra cardiaque, dans l’oreillette droite pour être plus précis.