À travers le miroir

Pour moi, l’art, notamment contemporain est un miroir tenu à bout de bras par l’artiste, et dans lequel nous nous reflétons, ce qui nous permet en retour de… réfléchir. Une œuvre va autant nous enrichir que nous l’enrichissons. Si il n’y a rien à refléter, et bien… on ne voit rien.

L’œuvre vit du regard qu’on lui porte. Elle ne se limite ni à ce qu’elle est ni à celui qui l’a produite, elle est faite aussi de celui qui la regarde. Ma peinture est un espace de questionnement et de méditation où les sens qu’on lui prête peuvent venir se faire et se défaire.

Pierre Soulages

J’ai vu passer récemment deux séries photographiques qui illustrent cela de façon humoristique.

La première, People matching Artworks, est du photographe Stefan Draschan. La seconde est une sorte d’oeuvre collective de gens qui se sont trouvés des jumeaux dans des oeuvres d’art.

Parfois, aussi, c’est le créateur qui ne fait qu’un avec ses créations…

(Source)

Les rencontres de rythmologie de Beauregard

La rythmologie n’est pas trop ma tasse de thé (comme « l’hypertensiologie »), et je n’aime pas trop « sortir », mais comme j’aime beaucoup l’équipe qui a organisé ce congrès, je me suis rendu aux secondes Rencontres de rythmologie de Beauregard qui se sont tenues à Avignon. J’en profite aussi pour les remercier de m’avoir invité.

Je trouve difficile de faire des compliments publics sur des confrères avec qui je travaille depuis des années, sans prendre le risque d’être taxé de complaisance et de faire du copinage, mais depuis que je les connais, je me dis que ce sont des gens bien.

Ce petit congrès a confirmé mon impression. Il y avait l’industrie, bien sûr, comment faire autrement, mais pas n’importe qui, et aucune présentation  leur servait la soupe. J’ai apprécié la décontraction sérieuse, et aussi la durée exceptionnellement longue laissée à chaque orateur, permettant un véritable dialogue avec la salle, et pas uniquement le 3-questions-pas-plus-on-est-déjà-en-retard habituel.

Parfois, je me suis dit que je ne savais pas lire un ECG, ce qui est rapidement vrai quand on commence à creuser.

D’autre fois, ça ressemblait aussi à Star Wars (l’ablation d’ACFA…). Les présentations de Cazeau (pour ceux qui ne connaissent pas) et de Daubert  étaient fabuleuses.

Le coeur virtuel de Dassault Systems m’a beaucoup impressionné, et je pense m’en servir pour plus tard… Et puis, il y avait aussi Robert Grolleau, un des derniers géants de la rythmologie française. Nous avons tous fait la queue, à la pause, comme des écoliers, pour qu’il nous dédicace son bouquin.

Vivement les troisièmes rencontres…