Le front populaire des NAC

Une lectrice qui se reconnaîtra m’a fait découvrir TAqFA, le rendez-vous annuel qui, depuis 2009 2008 (mais cette première session n’a pas laissé de trace sur ce site), permet de faire le point sur la fibrillation auriculaire. Comme vous pourrez le constater, les présentations sont très centrées sur les traitements anti-thrombotiques, ce qui n’étonne guère étant donnée la liste des partenaires industriels de ces évènements, majoritairement, vous l’aurez deviné, des laboratoires qui commercialisent des NAC:

partenairestaqfaPar ailleurs, ce site permet aussi de constater l’évolution de la façon dont sont présentés les NAC. Je ressens un peu moins d’enthousiasme inconditionnel au cours des dernières années; l’offensive se mue en attitude défensive. L’épreuve de la vie réelle?

La SFC parraine l’évènement, ce qui est certainement un gage de sérieux et d’indépendance vis à vis de l’industrie pharmaceutique.

SFCJ’ai entendu tousser dans le fond de la salle, mais je ne tolérerai pas de mauvais esprit. La SFC ne mérite pas cette polémique.

SFCservier(Source)

L’indépendance et le sérieux de ces rendez-vous parrainés sont donc clairement palpables sur certaines diapos:

dabigatran(Source de ces 2 diapos. 04/12/2009)

mort aux ratsfront populaire(Source de ces 2 diapos. 09/12/2011)

Je suis ravi de constater la haute estime qu’a la SFC, notre société savante, pour les prescripteurs de poison à rats (comme vous et moi, ce qui en soi-même est vrai) et pour ceux qui en avalent tous les soirs (ce qui est vrai aussi).

J’aime aussi à lire que la prescription de NAC est un nouveau Front Populaire me libérant enfin une semaine par an de l’asservissement au soin de mes patients.

Enfin, j’aime à constater que les messages délivrés au cours de ces évènements parrainés par la SFC recoupent ceux des laboratoires, et pas tellement ceux de nos autorités sanitaires, qui sont probablement nettement moins compétentes pour juger du rapport risque/bénéfice des médicaments que ces derniers commercialisent pour le bien des patients.

Xarelto8(Source)

NACFigaro(Source: Le Figaro 17/11/2010)

Retenez néanmoins bien l’adresse du site TAqFA, car, qui sait si dans quelques mois/années, il ne pourrait pas vous donner lui aussi le long de l’échine une petite sensation parfaitement immorale de Schadenfreude:

multaqprogrès(Source)

aliskiren(Source)

rimonabantsfc2007(Source: congrès de la SFC 2007. le rimonabant/Acomplia® y avait sa place,

et il y avait du beau monde pour l’encenser…)

Bien évidemment, je ne le souhaite pas.

Non pas pour l’industrie, donc la SFC et ses leaders d’opinion, mais pour les patients.

Back to the trees!

Les nouveaux anticoagulants font saigner, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

sitesjbm

Les anciens anticoagulants font saigner, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

L’aspirine fait saigner (et n’a pas d’antagoniste), une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Le clopidogrel fait saigner (et n’a pas d’antagoniste), une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

L’héparine, notamment dans les circuits de dialyse et de CEC font saigner, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Les bêta-bloquants font faire des hypotensions, des bradycardies et rendent impuissants, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion font faire des hypotensions, provoquent des angio-oedèmes et des insuffisances rénales, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine font faire des hypotensions et des insuffisances rénales (et coûtent cher), une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

L’amiodarone provoque des dysthyroïdies, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Les statines sont la cause de tout, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Les inhibiteurs de la pompe à protons provoquent des hyponatrémies, des agranulocytoses et des syndromes de Lyell, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

La contraception per-os provoque des accidents thrombo-emboliques graves, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Les anti-parkinsoniens provoquent des délires et des syndromes extra-pyramidaux, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

La metformine provoque des acidoses lactiques, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

metforminemediator

Les pénicillines sont responsables d’allergies graves, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

La colchicine est un dangereux poison du fuseau, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Les anti inflammatoires non stéroïdiens provoquent des insuffisances rénales, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Les aminosides provoquent des insuffisances rénales, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Les anti-cancéreux provoquent des aplasies, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Les amines provoquent de graves troubles du rythme et des poussées hypertensives, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Les curares provoquent des allergies graves, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Les vaccins provoquent la sclérose en plaques, l’autisme, et une petite rougeur au point d’injection, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Le millepertuis peut vous tuer en couches après avoir inhibé votre contraception (putain de naturopathie), une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Un coup de bistouri fait saigner, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Le verre d’eau qui vous permet d’avaler vos médicaments peut provoquer un arrêt réflexe sur une fausse route, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Un verre de jus de pamplemousse peut d’abord vous tuer d’une fausse route, et, dans le cas improbable d’une survie peut potentialiser les statines que vous prenez (et qui sont la cause de tout), une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Aller chez le médecin ou aller chercher vos traitements à la pharmacie peut vous tuer dans un accident de la circulation, une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Aller au laboratoire d’analyses médicales peut vous tuer encore plus dans un accident de la circulation (et encore plus fréquemment, car vous êtes à jeun!), une nouvelle affaire Mediator®, portez plainte!

Imaginez ces centaines de milliers de patients morts, mutilés ou atteints de séquelles irréversibles depuis qu’un homme a soigné son prochain pour la première fois!

IL FAUT QUE CELA CESSE!!!!!!

Le soin dans son ensemble est une nouvelle affaire Médiator®, portez plainte pour le salut de l’humanité.

La vraie vie, de vrais patients, de vrais anticoagulants

La vraie vie, juste à l’instant.

Mon portable sonne.

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– Allo? (un ami, et un généraliste correspondant )

– Salut!

– Je peux te poser une question?

– Oui!

– On en est où avec les nouveaux anticoagulants?

Soupir.

– A cause de l’histoire des biologistes?

– Oui, je suis en visite chez un patient qui a fait un AVC sous AVK, et que XXX (un agrégé) a mis sous Pradaxa®. Il a entendu qu’il y a un problème avec les NACs et il veux arrêter son Pradaxa®.

Gros Soupir.

– J’ai téléphoné à XXX qui a dit que si il était inquiet, il n’avait qu’à prendre du Xarelto®!

Gros gros soupir.

– Dis-lui qu’il n’y a pas de sur-risque de saignement pour les NACs, et qu’il peut continuer son Pradaxa®, sous réserve que sa fonction rénale soit satisfaisante, et blablabla….

– Je lui propose de retourner voir XXX?

– Ouais, bonne idée!

Gros gros gros soupir.

°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°

sitesjbmJe remercie vivement les jeunes biologistes d’avoir fait avancer, grâce à leur communiqué de presse tout en intelligence et en retenue, le débat sur les NACs et aidé la compréhension que les patients (et certains médecins) avaient de l’anticoagulation.

Je les remercie aussi de m’obliger à défendre des molécules que je n’apprécie pas afin que ces mêmes patients ne les arrêtent pas brutalement.

Jeunes biologistes, merci de tout cœur de tant simplifier notre métier, on en avait vraiment besoin.

°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°

J’ai découvert les jeunes biologistes à la suite de cette histoire et j’ai passé un très bon moment avec l’un d’eux au téléphone. Ils sont vraiment super sympas, dynamiques et nous avons exactement le même ressenti sur les NACs. Enfin, leurs intentions étaient louables, leur but n’étant certainement pas de défendre leur galette d’INR. 

Mais pour faire du buzz et appâter le journaliste, ils n’ont pas hésité à utiliser des mots graves, et emprunter des raccourcis simplistes qui sont une insulte à leur intelligence, et à celle de leurs confrères, biologistes ou non.

Ils m’ont raconté des anecdotes de la vraie vie, aux dépens des NACs, en les agitant comme des étendards. Je leur ai raconté les miennes (Pradaxa 150*2 avec une créatininémie à 300 à 80 ans…).

Quelques observations saignantes, un beau story-telling, mais bien loin, très loin d’une analyse objective.

sjbmmediatorEt maintenant, on dit quoi aux patients qui veulent arrêter leurs NACs car c’est la même histoire qu’avec le Médiator®, une histoire de confiance en son médecin brisée en mille morceaux?

On leur dit que les études randomisées et observationnelles post-AMM n’ont pas montré de sur-risque, que la pharmacovigilance travaille à fond sur ce dossier…?

On leur dit « ayez confiance »?

Haro sur les NACOs

Sale temps pour les NAC(O)s en cette saison…

Les nouveaux anticoagulants n’ont pas la cote.

En peu de temps, ils ont essuyé plusieurs bourrasques:

Hop, attendez, le SJBM, c’est une nouvelle agence de surveillance du médicament!?

En fait, non, il s’agit du Syndicat des Jeunes Biologistes Médicaux qui s’inquiète de l’explosion de la prescription des NACs (57% des nouvelles prescriptions d’anticoagulants oraux sur le dernier trimestre 2012: source ici, pages 118-122).

Le SJBM s’alarme dans sa lettre ouverte du nombre croissant d’accidents liés à l’utilisation des NACs et n’hésite pas à parler d’une nouvelle affaire Médiator®.

Et en effet, quand on regarde le graphique ci-dessous (page 119 du document source mis en lien), on constate sans aucune équivoque que le nombre d’incidents liés à l’utilisation des NACs suit la courbe de leur prescription.

Encore plus probant, avant la mise sur le marché du premier NAC (18/03/2008 pour le Pradaxa®-dabigatran-), les autorités sanitaires n’ont apparemment recensé aucun incident lié à leur utilisation.

incidents NACsStupéfiant!

C’est donc bien une nouvelle affaire Médiator® Penitenziagite!

sitesjbmPenitenziagite

Mais que font les autorités sanitaires!

Et bien, les autorités sanitaires ont pris de leur temps pour répondre au SJBM et ont publié un rapport de surveillance des NACs le 20/09/13. Avant l’affaire du Mediator® Penitenziagite!, drapées dans leur munificence, elles auraient superbement méprisé ce communiqué. On ne peut pas enlever cela aux Laboratoires Servier, ils ont beaucoup œuvré à l’accessibilité des autorités sanitaires.

On craint que des patients, inquiets, arrêtent leur traitement…

Magnifique.

Les NACs ne sont certainement pas les merveilleuses molécules que l’on nous a tant vantées. Les AVK restent encore pour moi la référence (ça tombe bien, je suis en phase avec les autorités sanitaires, mais je n’ai jamais été un rebelle dans l’âme).

Elles sont très chères, pour un rapport risque/bénéfice médiocre et contrasté.

synthèseNACNéanmoins, aucune des études pivots n’a mis en évidence de sur-risque de saignement.

Et dans la vraie vie, me direz-vous?

Le 4 avril 2013, une courte communication de la FDA, parue dans le NEJM a fait le point sur les incidents liés à la prescription du Pradaxa® (dabigatran) en post-AMM (dans la vraie vie, donc). Malgré la tendance à reporter plus fréquemment un saignement lié à l’utilisation d’une nouvelle molécule comme le dabigatran qu’à un bon vieux AVK, la FDA n’a pas mis en évidence de sur-risque de saignement.

Mais peut-être qu’ils n’ont pas entendu parler de l’affaire du Médiator® Penitenziagite! à la FDA?

Donc à mon avis beaucoup de bruit nuisible pour rien.

Mais qu’est-ce qui a bien pu tant affoler les jeunes biologistes?

Le QDM évoque perfidement une première explication, vite balayée par le SJBM:

Interrogé par « le Quotidien », les biologistes se défendent vivement de toute intention mercantile : il ne s’agit pas de rattraper un « marché » des INR qui pourrait leur échapper pour des molécules qui ne demandent aucun suivi biologique. « Nous étions réjouis de l’arrivée de ces nouvelles molécules qui sont vraiment novatrices et qui peuvent rendre service aux patients, affirme le Dr Nenninger, c’est à notre avis un véritable progrès pour les patients. D’ailleurs nous aurions pu y trouver des avantages, car un suivi biologique spécifique fera appel à de nouvelles technologies qui, si elles voient le jour, seront très certainement mieux prises en charge que les INR. »

Si c’est la perte des INR qui inquiète sourdement les jeunes biologistes, il n’y a en effet pas de quoi s’affoler, puisque, comme l’a très bien dit l’ami néphro, les NACs, anticoagulants qu’on ne surveille pas, vont probablement générer in fine des tests qui seront vraisemblablement très onéreux.

Il n’y a donc plus qu’à attendre et à faire le dos rond en attendant l’Eldorado post-INR. Enfin, pas trop quand même, car le Bic bleu que se partagent apparemment les membres du SJBM commence à être bien vide (le Président est de toute évidence le seul qui ne soit pas concerné par les restrictions sur les cartouches d’encre bleu/nuit, quelle magnifique signature, en passant).

lettresjbm

En fait, ce qui a inquiété le SJBM est qu’ils ont eu aucune information et qu’il leur faut faire de la biblio:

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la profession n’a reçu aucune information spécifique au moment de l’arrivée de cette nouvelle classe, ni de la part des autorités de tutelles, ni de celle des industriels qui commercialisent ces molécules. « Nous n’avons pas d’équivalent de la visite médicale, ni de cessions de formation » regrette le Dr Nenninger. « Il m’arrive d’ailleurs à l’occasion de faire de la bibliographie pour certains de mes confrères, précise le Dr Nenninger. Sur Twitter, vous pouvez lire les échanges entre confrères face à cette désinformation. »

Non, mais vous vous rendez compte! Se former! Aller à la recherche d’infos alors qu’on sort tout juste de la fac où l’on nous apprend tout une fois pour toutes!

Pas de visite médicale qui puisse les informer de façon impartiale et équilibrée au cours d’un resto convivial! Comme ils doivent nous envier!

Les informer sur quoi, à propos, puisqu’il n’y a encore aucun test de surveillance commercialisé?

On a bien fait des dosages d’anti Xa, pour voir, mais apparemment, ça n’apporte rien:

Pourtant les situations concrètes existent. Lorsqu’un patient par erreur prend une posologie inadéquate et que le contexte clinique fait évoquer un surdosage, il n’y aucune moyen biologique de le prouver, en ville : « Comme ce sont des inhibiteurs Xa ou IIa, nous pensions qu’en mesurant l’activité anti Xa ou anti IIa nous pourrions apporter une réponse biologique au risque de surdosage. Même pas, ce n’est pas fiable. Ca ne marche pas, le dosage ne veut rien dire » insiste le Dr Nenninger.

Et doser la B12, ça marcherait pas?

Quelle solution pragmatique propose le SJBM pour éviter un nouveau scandale Mediator®, Penitenziagite! ?

Le Syn­di­cat des Jeunes Bio­lo­gistes Médi­caux (SJBM) sou­haite donc aler­ter le minis­tère de la Santé et l’interroger sur les mesures de santé publique et de sécu­rité sani­taire à prendre d’urgence afin d’éviter tout pro­chain scan­dale du médi­ca­ment, et notam­ment sur l’intérêt d’inscrire les NACOs sur la liste des médi­ca­ments à pres­crip­tion d’exception (ces nou­veaux anti­coa­gu­lants pré­sentent néan­moins un inté­rêt comme alter­na­tive au trai­te­ment par AVK en cas de contre-indication ou lorsque le contrôle de l’anticoagulation est impos­sible) afin que toute ins­tau­ra­tion de trai­te­ment soit médi­ca­le­ment jus­ti­fiée et qu’un recul suf­fi­sant sur ces nou­veaux trai­te­ments anti­coa­gu­lants et les acci­dents liés soit per­mis.

Inscrire les NACs sur la liste des médicaments à prescription d’exception?

Qui pourrait les prescrire?

Nous, les cardiologues, éventuellement hospitaliers,  je présume?

C’est ballot car la CNAMTS souligne que les prescriptions des NACs émanent beaucoup des hôpitaux et énormément des cardiologues libéraux, ceux sur qui la pression de l’industrie pharmaceutique s’exerce le plus:

Or, les résultats préliminaires d’un travail réalisé par la CNAMTS montre pourtant que, sur le dernier trimestre 2012, parmi les 100 000 patients débutant un traitement anticoagulant, 57% se sont vus prescrire un NACO en première intention. Ce pourcentage est de 51% dans les prescriptions émanant des praticiens hospitaliers et s’élève à 78% dans les prescriptions des cardiologues libéraux.

(page 119 du document source)

Bon, sans rire, si on laissait travailler tranquillement la pharmacovigilance qui ne peut être que vigilante sur ce dossier chaud*, et si on cessait d’invoquer à tout moment les fantômes du Médiator® afin de faire saliver les journalistes et faire peur aux patients?

Penitenziagite!

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*Vous avez remarqué, vous aussi, comme les autorités sanitaires (ANSM et HAS) cadrent et encadrent les NACs depuis leur mise sur le marché ? J’ai rarement vu une telle surveillance… J’ai aussi été étonné par l’ASMR V de l’Eliquis® (j’aurais parié pour III, plutôt IV). Le fait que leur coût préoccupe aussi beaucoup la CNAM ne doit pas être étranger à tout cela.

(Ce n’est qu’une remarque d’observateur externe, mes fonctions à l’ANSM ne me donnent aucune connaissance sur la façon dont le dossier NAC est géré par les autorités sanitaires.)