HRP258, c’est fini!

Je vous avais déjà parlé de ce MOOC dans une note précédente.

Je viens de le finir, et la petite routine des cours et des examens partiels hebdomadaires qui me berçait depuis 9 semaines commence à me manquer. La responsable de l’enseignement, Kristin Sainani est vraiment remarquable de didactisme.

J’ai beaucoup aimé ses vidéos dont la durée n’excède jamais 30′ pour garder une attention maximale et les travaux pratiques sur le logiciel « R » afin de mettre la main dans le cambouis des statistiques qui restent sinon largement abstraites. Un seul petit regret, justement sur ces travaux pratiques, il n’y en a pas eu assez à mon goût, notamment pour apprivoiser un peu mieux « R » qui semble être un logiciel complexe mais très puissant.

Vidéos, TD, fora pour discuter avec les enseignants ou les autre élèves, lectures complémentaires (fournies), calendrier et tableau d’avancement des cours pour se repérer, bref, l’ensemble du matériel pédagogique véhiculé par internet, ne m’a jamais fait regretter de ne pas avoir suivi ce cours en amphi.

En plus, l’avantage est de pouvoir googler à n’importe quel moment, sur un autre onglet, une notion qui pourrait être brumeuse, afin de l’éclaircir avec une autre source. Les MOOC, c’est un peu suivre un cours au calme dans la plus grande bibliothèque de la Terre, en ayant la possibilité de rester en pyjama, faire sa pause pipi ou café quand on veut, sans avoir à lever le doigt et gêner le cours. Un autre intérêt, qui était réservé jusqu’à présent à une minorité, est de suivre des cours d’une faculté anglo-saxonne c’est à dire avec une pédagogie totalement différente de la notre.

Je ne dis pas meilleure, je dis différente.

La différence entre leur façon d’enseigner et la notre me fait penser à la différence entre un jardin à la française et un jardin à l’anglaise.

D’un côté, un enseignement construit au cordeau, pas à pas, où on ne voit une notion qu’après en avoir admiré longuement les prémisses.

De l’autre, une forme bien plus libre ou l’enseignant nous tire par la main voir une notion importante, en laissant tout le reste de côté, quitte à y revenir ensuite. Ça papillonne dans un espace apparemment un peu fouillis, de points importants en points importants (les Take Home Messages). Je dis apparemment un peu fouillis, car avec le recul tout est savamment orchestré, comme dans un jardin anglais.

J’aime bien les deux (j’ai une petite préférence, de toujours, pour le jardin anglais), j’aime encore mieux le frisson qu’apporte la comparaison entre les deux.

Pour revenir aux MOOC, je ne tire pas de conclusions hâtives d’une première expérience réussie. Je présume qu’il y a des MOOC déplorables. Mais le principe me plaît.

Comme obtenir les certificats auxquels donnent droit ces cours à distance ne m’importe pas le moins du monde, et que l’inscription est rarement payante, je m’affranchis de la plupart des inconvénients liés à cet enseignement (valeur de ces certificats, coût de l’inscription…). Le temps et ma curiosité sont mes seules limites…

Je me suis inscrit à un autre MOOC de statistiques pour comparer avec HRP258, puis après, je ne sais pas, histoire de l’architecture, de l’art ou… rien.

Let’s go exploring!           

Les MOOC

J’ai découvert assez récemment les MOOC (Massive Open Online Course ou Cours en ligne ouvert et massif). L’idée est de suivre un enseignement sur un sujet précis, à distance, via internet.

Les possibilités techniques offertes par la toile sont impressionnantes.

On peut assister à un cours sur vidéo, discuter avec les enseignants et les autres élèves via des fora dédiés, passer des examens, s’exercer par exemple sur un logiciel dont le téléchargement est conseillé, approfondir ou non le sujet avec des modules optionnels…

Je me suis inscrit à mon premier MOOC grâce à @Sous_la_blouse. Il s’agit d’un enseignement sur les biostatistiques fait par des enseignants de Stanford. Franchement, je m’éclate.

Le cours est brillamment didactique, j’ai appris (de façon très grossière) à utiliser R dès la première semaine (je m’y étais cassé les dents il y a quelques mois), et j’ai compris des tas de concepts qui ne me parlaient que de très loin. J’ai perdu 20 ans en retrouvant mes sensations pré-examens. Bref, que du bonheur.

J’ai trouvé à m’occuper pour octobre avec un cours de HarvardX sur la méthodologie des essais cliniques.

L’inscription à ces deux MOOC est totalement gratuite (certains sont payants si vous souhaitez une sécurisation de votre identité) et ne demande finalement que deux choses: avoir du temps (c’est pas simple, mais on peut le prendre quand on veut) et s’intéresser au sujet.

Dans leur immense majorité, ils sont en anglais. J’ai quand même trouvé de cours de probabilités de Polytechnique en français (je n’ai pas beaucoup cherché)… Je ne vais pas m’y frotter mais la vidéo de présentation vaut le détour (le dernier à parler était clairement désigné comme le geek de l’équipe).

Je ne suis pas concerné par les problèmes liés aux MOOC puisque je ne compte rien faire des certificats remis à la fin des sessions.

C’est uniquement pour le plaisir.

Après, qui sait, si je trouve un cours sur l’Ukiyo-e, ou la récolte des olives en basse-Provence…

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Un article du NYT sur le sujet

L’article de Wikipedia sur les MOOC

Quelques plateformes de MOOC (edX, Coursera, Udacity, Open Yale, Berkeley…). Je ne cite qu’en passant iTunes U, que j’ai à peine exploré.