Informations médicales

En creusant un peu le sujet de la note précédente, j’ai trouvé que l’industrie pharmaceutique utilisait de plus en plus internet, et notamment les « réseaux sociaux ».

Bon, ce n’est pas le scoop du siècle, mais je n’y avais jamais vraiment prêté attention avant.

Un exemple parmi tant d’autres, le laboratoire Boerhinger Ingelheim présent sur:

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Je n’ai pas retrouvé de sites dédiés à une information « globale » comme Santea pour Sanofi, par exemple.

Il n’existe pas de page Facebook officielle dédiée à la promotion des produits de la marque, puisque les conditions d’utilisation de Facebook interdisent toute utilisation commerciale. On trouve quand même quelques pages avec quelques rares informations.

John Mack de Pharma Marketing Blog, apporte comme toujours un éclairage intéressant sur la question.

Je ne suis pas certain que ces nouveaux modes de communication aient déjà trouvé leurs cibles (qui est abonné aux médias susnommés?), mais je pense qu’ils ne sont que les prémices d’un mouvement qui ne peut que se développer. Leur coût ridicule, leur flexibilité et leur réactivité devraient intéresser de plus en plus de firmes pharmaceutiques.

Seul inconvénient, pour l’instant, leur diffusion confidentielle.


Projet de présentation

Je vais peut-être faire une EPU (enseignement post-universitaire) à des confrères sur la recherche d’informations médicales sur la toile.

J’ai fait un premier jet sans vraiment savoir combien de temps m’était imparti (j’ai tablé sur 20-25 minutes).

Comme d’habitude, n’hésitez pas à faire des remarques!

Notamment, je n’ai jamais exploré les sites de FMC, en connaissez-vous des biens?

Voyez-vous d’autres sources fiables (si possible) d’informations.

Je ne compte pas  développer plus la diapo « Sites de l’industrie ».

Pour l’instant, je n’ai pas réfléchi à une conclusion (j’attends d’avoir plus d’informations).


J’en ai profité pour créer une nouvelle catégorie de liens en bas de la colonne de droite: « Où trouver une information médicale de qualité? »

Médecine virtuelle.

Cet article du WSJ parle du développement de la « e-médecine », c’est à dire de la consultation via messagerie électronique ou via un portail internet plus ou moins sophistiqué.

Pour l’instant, cela se passe aux EU.

Tout le monde semble y trouver son compte.

Le patient, qui évite de perdre du temps à aller chez le médecin, ce qui permet aussi de dimunuer sensiblement le délai d’attente pour obtenir la consultation. Par ailleurs, les honoraires demandés pour ces « e-consultations » sont bien moindres, ce qui n’est pas négligeable en temps de crise. Au passage, vous remarquerez qu’une fraction d’honoraires aux EU correspond au total chez nous 😉 .

Le médecin, qui peut en théorie augmenter son débit de consultation, et qui bénéficie d’une logistique « tout numérique » qui permet de diminuer les coûts de fonctionnement de son cabinet.

Et enfin, les assurances privées, qui n’ont donc à rembourser qu’un fraction des honoraires habituels.

En fait, tout le monde y trouve en effet son compte d’un point de vue comptable.

Mais est-ce bon pour la santé?

Ce sytème est parfaitement pervers car il nie purement et simplement ce qui est pourtant la base de notre métier. Base qui est pourtant déjà largement sous évaluée par la tarification de l’assurance publique au détriment des actes techniques, je veux parler de l’examen clinique et dans une large part l’interrogatoire.

L’idée de soigner quelqu’un via un message électronique me semble totalement aberrante: pas d’examen clinique possible, contre-interrogatoire difficile, aucune proximité entre le médecin et son patient…

Pour moi ce n’est tout simplement pas de la médecine.

Je ne suis pas contre les outils d’aide aux soins comme le dossier électronique et la prescription numérique (je rêve de pouvoir envoyer à la pharmacie des ordonnances numérisées que le patient ne pourra pas perdre, ni en oublier le renouvellement), mais notre métier, en tout cas dans le cas des cliniciens est fondamentalement analogique.

Mais comme ça fait faire des économies et que tout le monde semble s’en accomoder, cet ersatz de médecine devrait débarquer chez nous dans quelques années sous la bienveillante pression de ceux qui veulent limiter les dépenses de santé.

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Presque aucun rapport avec ce qui précède.

Le WSJ n’est pas en accès totalement libre, contrairement au NYT et au journal Le Monde (sous réserve que l’article ne passe pas dans les archives). Par contre, il l’est pour ceux qui ont téléchargé l’application WSJ pour iPhone. Non seulement vous pouvez lire l’article sur votre mobile, mais vous pouvez l’envoyer par messagerie électronique à quelqu’un, qui pourra le lire en entier sur son ordinateur. C’est ce que j’ai fait pour cet article et celui sur Steve Jobs.

Couteau suisse.

Je remercie un de mes lecteurs qui m’a fait connaitre cette page internet plutôt orientée Médecine Générale qui regroupe un nombre impressionnant de ressources susceptibles d’aider le médecin au cours de sa consultation.

Cette excellente page est hébergée par l’Ammpu (Association médicale mosellane de perfectionnement post universitaire).

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