DIAD (2)

Theheart.org propose une discussion très intéressante sur l’étude DIAD dont j’avais parlé ici. L’article énumère notamment les critères de recherche d’une ischémie silencieuse chez le diabétique, tels qu’ils ont été définis dans une recommandation de 2004.

Critères que j’avais totalement oubliés…

😦

Pour me les rappeler (je présume que vous les connaissez tous par cœur), les voici:

  • Patient diabétique de type 2 âgé de plus de 60 ans ou ayant un diabète reconnu depuis plus de 10 ans et ayant au moins deux facteurs de risque traditionnels parmi les suivants :
  • dyslipidémie avec cholestérol total > 2,5 g/L et/ou cholestérol LDL > 1,6 g/L, cholestérol HDL < 0,35 g/L, triglycérides > 2 g/L et/ou traitement hypolipidémiant* ;
  • pression artérielle > 140/90 mmHg ou traitement hypotenseur ;
  • tabagisme actif ou interrompu depuis moins de trois ans ;
  • accident cardiovasculaire majeur avant l’âge de 60 ans dans la parenté du premier degré.
  • Patient diabétique de type 1 âgé de plus de 45 ans et traité depuis plus de 15 ans et ayant au moins deux autres facteurs de risque traditionnels.
  • Patient diabétique de type 1 ou 2 ayant, quels que soient l’âge ou le niveau des facteurs de risque traditionnels
  • soit une artériopathie des membres inférieurs et/ou un athérome carotidien ;
  • soit une protéinurie.
  • Patient diabétique de type 1 ou 2 ayant, quel que soit l’âge, une micro-albuminurie avec au moins deux autres facteurs de risque traditionnels.
  • Reprise d’une activité sportive par un sujet sédentaire âgé de plus de 45 ans.

* : prescrit dans le cadre d’une dyslipidémie et non dans celui de la seule prévention primaire.

Là, évidemment, on augmente très sensiblement la probabilité pré-test d’une coronaropathie, et donc on augmente la performance du test.

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Pascale Solère. Faut-il dépister l’ischémie silencieuse chez le diabétique 2 ?. theheart.org. [International Editions > Édition française > Sections > Actualités > Maladie coronaire/Interventionnel]; 11 mai 2009. Consulté à http://www.theheart.org/article/968589.do le 12 mai 2009

Puel J, Valensi P, Vanzetto G et coll. Identification de l’ischeìmie myocardique chez le diabeìtique: Recommandations conjointes SFC/ALFEDIAM. Arch Mal Coeur et Vaisseaux 2004;97(4):338-357.

Imagination

Le meilleur moment, surtout pendant ces longs ponts, c’est de jouer avec les garçons.

Pendant deux jours, avec le grand, on a assemblé une grande maquette du Titanic.


Puis avec les deux, on a regardé Wall-E puis joué aux Legos.

Évidemment, nos constructions et histoires en ont été pas mal influencées:

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Commandant, donnez-moi cette plante.

Pamplemousses

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Le pamplemoussier appartient au voisin, mais il déborde très largement sur mon jardin et bien sûr, il fait notre bonheur entre ses fleurs merveilleusement odorantes et ses très nombreux fruits. Il est tellement impressionnant que les gens s’arrêtent parfois dans la rue pour l’admirer.

En parlant du voisin, le 8 mai était une journée calme, probablement trop.

J’ai donc décidé de me créer des problèmes pour m’occuper. Autant son pamplemoussier déborde sur mon terrain, autant un de mes arbres (je ne sais pas ce que c’est) surplombe la petite cour devant sa maison. J’avais remarqué qu’une des branches enserrait dangereusement son fil de téléphone, à l’aplomb de son toit, de l’autre côté du grillage qui sépare nos deux terrains. J’aurais pu attendre qu’il revienne pour me donner un coup de main, mais j’ai décidé de m’attaquer à cette branche tout seul, comme un grand. Un défi en quelque sorte, car je suis à l’aise dans un jardin comme Woody Allen. Je sors une vieille scie à main avec un manche de bois tout vermoulu, et m’attaque à la branche en haut d’un escabeau. Je suis à bout de bras, la sciure de la coupe me rentre dans la bouche et les yeux, mais je progresse bien. D’un seul coup, le manche de mon antédiluvienne scie se casse en deux, et me fait découvrir tout un entrelacement élégant de galeries d’insectes xylophages depuis longtemps morts. Je m’arrache à ma contemplation et soupèse la branche pour essayer de la faire craquer, car il ne me restait vraiment plus grand chose à couper. Guillaume et son petit copain me regardaient et commentaient le spectacle. Et là, je me suis rendu compte que la branche était bien trop lourde, ou plutôt le bras de levier bien trop défavorable pour que je puisse la maintenir et la ramener de mon côté, une fois coupée, sans qu’elle tombe lourdement sur le frêle fil de téléphone du voisin. Les petits comprennent vite le problème et entrent en frénésie.

Chuuut, papa réfléchit!

Sur mon escabeau, je me suis senti aussi stupide qu’un type en train de scier la branche sur laquelle il est assis.

Que faire?

Je n’allais pas attendre mon voisin pendant une durée indéterminée avec une branche aux cinq sixièmes sciée menaçant de tomber sur son fil de téléphone à la moindre bourrasque. J’ai essayé de tirer la branche vers moi, sans succès (notamment car le fil de téléphone commençait à se tendre), à part de briser encore quelques fibres. J’ai gueulé sur les gamins pour qu’ils rentrent à la maison et arrêtent d’envisager toutes les fins plus catastrophiques les unes que les autres. Mais ils n’ont pas bougé d’un pouce. J’ai appelé Agnès pour qu’elle me donne une idée. Tout ce qu’elle a fait c’est se moquer de moi. On n’est jamais aidé par les siens.

Puis j’ai eu un déclic. Je suis allé chercher une cordelette de chanvre dans le sous sol, je l’ai attachée à un morceau de bois, que j’ai balancé par dessus une grosse branche au dessus de la cauchemardesque mienne. J’ai fait une poulie et j’ai attaché le tout solidement. J’ai prié le dieu des arbres que la cordelette ne casse pas et j’ai fini de scier ma branche. Tout a marché comme sur des roulettes et j’ai ramené la branche de mon côté, tout en relâchant la cordelette sous le regard admiratif des enfants.


Il est fort papa, hein !! (surtout pour se sortir des mauvais pas dans lesquels son idiotie
seule le plonge de temps à autre, mais  je n’ai pas trop insisté sur ce point pendant que je revenais à la maison la poitrine gonflée d’orgueil).

Je crois que j’ai mis 2 heures pour couper une branche de 5-6 cm de diamètre, à tout casser. Je n’ai pas vu l’après-midi passer.

Maîtrise

Évidemment, l’humour et l’autodérision ne font pas tout chez un Président.

Leur présence signe une intelligence qui me semble tout à fait nécessaire à la fonction.